Une belle leçon de tolérance

Aujourd’hui, un billet a tourné sur les réseaux sociaux : rédigé sur son blog par Thierry Peltier, un belge catholique et pratiquant, un ‘catho de la base’ comme il le dit lui-même, il adresse une lettre ouverte à l’Abbé Grosjean, prêtre du diocèse de Versailles et fervent opposant au mariage pour tous.

Ce billet, c’est un petit concentré d’amour et de tolérance. A des arguments basés sur des peurs qui confinent parfois au fantasme, M. Peltier oppose des arguments basés sur de simples principes humains. Ainsi, là où l’Abbé Grosjean évoque le droit des enfants à être élevés par un père et une mère, M. Peltier rétorque que l’enfant a surtout un droit à être désiré et aimé. Imparable.

La lecture de ce billet me fait arriver à la conclusion qu’en réalité ce n’est pas la religion en soi qui fait du mal mais bien l’intolérance religieuse, l’oubli des socles fondamentaux et la sempiternelle prétention de leurs porte-drapeaux à croire qu’ils détiennent la vérité absolue et à vouloir l’imposer à tous. En manifestant de la sorte, combien de catholiques ont finalement laissé au vestiaire les valeurs de base de tolérance et d’amour du prochain ? Beaucoup visiblement. Cet article me laisse penser que cette minorité est sans doute loin de représenter l’ensemble des catholiques et qu’il y a certainement beaucoup de ‘cathos de la base’ qui eux, non seulement ne les ont pas oubliées, mais les vivent au quotidien. Et ça, ça rend optimiste.

Bref, un article plein de coeur qui donne une sacrée leçon et qui devrait être diffusé sur la toile sans modération.

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Un thème au poil avant l’été !

Un blog de filles ne serait pas un blog de filles sans parler d’épilation, le thème glamour par excellence 🙂

Comme je l’ai ressorti ce week-end de mon armoire (on ne dirait pas je vous l’accorde, mais pourtant l’été approche !), je voulais parler de l’E-One.

Pour celles qui ne connaissent pas, un peu d’historique : en 2007, M6 diffuse une émission, l’inventeur de l’année, dont l’objectif est de dénicher le projet le plus innovant pour en faire un produit commercialisable. En finale de cette émission, 2 projets :

Un barbecue retournable et télécommandé, projet qui gagnera en étant porté par une publicité mémorable s’il en est : ‘Le Barbeuq à Raymond’.

Un épilateur à lumière pulsée domestique : l’E-One. Même si ce projet n’a pas remporté le 1er prix (et le financement de la chaîne donc) l’inventeur Yves Vincent a depuis créé sa société, E-swin, pour commercialiser son produit, que je me suis procuré fiévreusement dès sa sortie.

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Quand on est brune et qu’on aime porter des jupes, c’est toujours très pénible de se demander le matin si la jupe sera portable ou pas, alors la promesse d’une épilation progressivement définitive, le tout à la maison, c’était forcément séduisant.

En termes d’utilisation c’est simple : on rase d’abord la zone (oui sur certaines, y’a pas, ça fait bizarre…), on applique un gel, puis on flashe. C’est vrai sur les zones étendues comme les jambes, ça peut être un peu long, dans ce cas il faut bien s’installer, mettre de la musique, porter un petit peignoir douillet… et surtout se dire qu’une jambe douce comme de la soie de façon définitive, ça vaut bien un peu d’ennui ! Après quelques heures d’efforts donc, puis quelques semaines, le poil repousse… et tombe.

Au début, la machine a été un peu controversée (quelle efficacité ? sur quelle durée ? quels effets secondaires ?) mais le bilan est aujourd’hui largement positif, d’autant plus que c’est la seule machine du marché à disposer d’un CE médical.

Pour ce qui est de ma propre expérience, avec 5 ans de recul maintenant, je peux dire que l’E-One est une vraie petite merveille. En seulement quelques séances (3 ou 4 selon les zones pour moi), le poil a largement perdu la bataille. Désormais, l’été c’est jupe et robe tous les jours, avec juste un coup de rasoir de temps en temps parce qu’il me manque une dernière séance pour atteindre la perfection, que j’ai la flemme et que le résultat tel qu’il est là est déjà bien au-delà de mes espérances initiales.

Certes, c’est un investissement : à sa sortie l’E-One coûtait 895€ en offre de lancement, aujourd’hui il coûte entre 1 000 et 2 300€ (version toute nouvelle ultra rapide mais la version de base est déjà très très performante), selon le modèle. Mais quand on compare avec le coût de séances de lumière pulsée en institut, on s’y retrouve largement.

Donc à celles qui se demandent encore, la lumière pulsée, que ce soit en institut ou à la maison avec l’E-One, ça marche vraiment… au poil 😉

Du ‘Prénom’ à ‘The Walking Dead’

Hier sur les coups de 21h15, les filles couchées, encore un peu dans mon émerveillement de mon visionnage de la veille de ‘Minuit à Paris’, je me dis que tiens, ce soir j’ai bien envie de rire. Alors, toujours sur mes films à la demande, je tombe sur ‘Le Prénom’ en pensant passer un bon moment de rigolade. 1h30 plus tard je réalise que je me suis finalement ennuyée, que j’ai peu ri, que Patrick Bruel a quand même pris un coup de vieux, qu’il manquait peut-être un Jean-Pierre Bacri pour mettre du piquant dans ce huis-clos censé être comique…

Ne voulant pas aller me coucher si tôt et sur un tel échec, je me mets à zapper nonchalamment à la recherche d’un bout de film qui pourrait me distraire en cette fin de soirée et j’arrive sur la série ‘The Walking Dead’.

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Grande amatrice de SF, de fantastique qui fait un peu peur mais pas trop, j’ai tellement entendu parler de cette série que mes antennes se dressent : en plus, c’est le premier épisode de la saison 1, youpi ! Ca commence bien : bonne ambiance post-apocalyptique, des zombies superbement affreux, un peu de gore mais avec les zombies c’est le passage obligé quand on ne peut mourir que d’une balle dans la tête. Premier épisode, bon, je me dis que c’est mou mais ça doit être normal, la mise en place tout ça… Deuxième… finalement je me surprends à m’ennuyer encore, j’ai pourtant aimé l’Armée des Morts, Blabla (Shaun, The land….) of The Dead mais là curieusement je n’accroche pas, trop de blabla peut-être, justement. Du coup, je n’ai pas persisté et je suis allée me coucher… trop tard.

Moralité : du Prénom à The Walking Dead, des fois plutôt que de s’acharner à vouloir être divertie par la télé, je ferais mieux de bosser ma guitare ou d’ouvrir un bon bouquin.

‘Minuit à Paris’, rêverie parisienne…

Image Toute seule pour quelques jours à la maison parce que Chéri est en déplacement, je me dis chouette ! Je vais en profiter pour regarder des films de filles, on ne sait jamais, si je pleure je pourrai le faire tranquille (bien que Chéri soit habitué, pleurer devant les films est presque devenu une activité professionnelle chez moi…) !

Petite navigation dans les films à la demande, alors… exit les films qui font peur, les films avec trop de testostérone… Tout à coup je tombe sur « Minuit à Paris », je l’ai loupé lors de son dernier passage sur Canal+ alors je pousse un cri de victoire, j’ai trouvé mes compagnons de soirée : Owen Wilson et Marion Cotillard, avec le grand Woody comme chef d’orchestre, j’achète !

L’histoire : un écrivain américain, Gil, grand nostalgique du passé, en visite à Paris avec sa fiancée certes charmante, mais terre à terre, qu’il s’apprête à épouser, se retrouve un soir, au gré de déambulations dans les rues de Paris aux alentours de minuit, parachuté dans le Paris… des années 20.

Le rêve et la magie démarrent dès le début du film, avec des images d’un Paris filmé sous tous ses angles et par tous les temps, un Paris de carte postale si beau, mais qu’on n’arrive pourtant plus à voir comme ça quand on y a vécu longtemps.

Tout le film oscille ensuite entre passé et présent. Dès que Gil bascule dans le passé les scènes deviennent magiques, en opposition avec un présent finalement trop normal. On s’émerveille avec Gil qui rencontre au fil de ses incursions nocturnes les grands noms de l’époque : Hemingway, Picasso, Fitzgerald… et bien d’autres. On se dit que les coïncidences sont grosses, mais n’est-ce pas ça la magie du rêve et de l’imagination ?

Dans ce film, les actrices françaises sont magnifiques et magnifiées : une Marion Cotillard en muse envoûtante dont on tombe amoureux dès sa première apparition à l’image, une Léa Seydoux toute simple mais lumineuse…

Hommage aux arts et aux artistes, nostalgie d’époques passées, magie du rêve, romantisme échevelé … Minuit à Paris est un film qui m’a totalement transportée, il fait partie de ces films qui font décoller de la réalité et qui il faut bien le dire font un bien fou ! Je me suis même surprise au générique de fin à avoir un sourire béat sur le visage, en me disant que quand on sait comment la regarder et quand on choisit d’écouter ses rêves, la vie est belle… 🙂

Mais que signifie la Fête des Mères ? …

Hier, c’était la Fête des Mères et ça a été l’occasion pour moi de m’interroger sur cet étrange rituel. Comme beaucoup d’entre vous, j’ai reçu hier mon petit cadeau, un collier et un bracelet en pâte à modeler, fait avec amour par les petites mains de ma poussinette de 5 ans et demi. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à l’image d’Epinal du collier de pâtes (il faut dire que là on s’en rapprochait beaucoup) et pourtant, même si j’ai eu un sourire attendri en ouvrant le petit paquet, j’ai fondu carrément en lisant le petit poème qui l’accompagnait :

« Une Maman

Des milliers d’étoiles dans le ciel,

Des milliers d’oiseaux dans les arbres,

Des milliers de fleurs au jardin,

Des milliers d’abeilles sur les fleurs,

Des milliers de coquillages sur les plages,

Des milliers de poissons dans les mers,

Et seulement, seulement une maman » 

Et là la signification du rituel de la Fête des Mères m’est apparu. Contrairement à d’autres mamans (mais certaines me comprendront), j’a toujours trouvé mon nouveau rôle ardu. Certes c’est le plus beau et le plus enrichissant de ma vie, mais c’est un rôle difficile, qui s’apprend parfois dans la douleur. A leur arrivée, mes filles ont laminé ma vie d’avant et celle que j’étais pour me faire naître dans un autre univers : je leur ai donné la vie, mais elles aussi m’ont donné naissance et de la même façon qu’elles grandissent et s’ouvrent au monde chaque jour, la mère que je suis prend aussi du galon et des points d’expérience.

Alors hier, en ouvrant mon cadeau et en lisant ce poème qui avait été écrit de façon universelle pour toutes les mères que nous sommes, j’ai compris : au-delà de la fête commerciale que certains y voient, j’y ai vu l’anniversaire de mon nouveau moi, ce rappel annuel de celle que je suis devenue, une maman, et ça m’a rendu heureuse.

Et pour vous, que représente la Fête des Mères ?