‘Le Treizième Conte’ de Diane Setterfield

Ces dernières années, j’ai tenté de retrouver dans la littérature anglo-saxonne contemporaine le bonheur que j’ai ressenti en découvrant les romans britanniques du XIXème siècle. En naviguant dans les propositions personnalisées d’Amazon, j’ai trouvé quelques pépites, dont Le Treizième Conte de Diane Setterfield, paru en 2006.

J’ai été particulièrement marquée dans ma jeunesse par la lecture des romans des soeurs Brontë : ‘Jane Eyre’ de Charlotte, et surtout ‘Les Hauts de Hurlevent’ d’Emily. J’ai aimé ces personnages passionnés et tourmentés au romantisme échevelé, les landes battues par la pluie et le vent, les ciels bas et sombres de l’Angleterre, l’ambiance gothique parfois à la limite du fantastique. J’ai aimé aussi ce côté suranné et les conventions de l’époque, qui ont fait émerger des personnages de femmes fortes et rebelles.

Pour qui apprécie cette littérature anglaise, Le Treizième Conte en recrée l’atmosphère à tel point qu’il pourrait être d’époque.

13emeconteVida Winter est l’un des auteurs les plus connus de Grande-Bretagne et vit retirée du monde. Cependant, personne n’a jamais réussi à écrire sa biographie, Vida livrant à chaque fois une version différente et totalement fantasque de sa vie. Pourtant, voyant approcher la fin de son existence, elle choisit pour une raison inconnue de se confier à Margaret Lea, une jeune libraire passionnée de littérature britannique du XIXème siècle, et lui intime de venir s’installer chez elle pour lui conter sa véritable histoire et lui livrer ses secrets.

Mais la jeune fille n’entend pas se laisser manipuler par la vieille dame. Alors entre fausses pistes, faux-semblants et mensonges, personnages torturés parfois aux portes de la folie et secrets de famille, la véritable histoire, complexe et fascinante, se dessine, jusqu’à l’incroyable dénouement. Avec au coeur de l’intrigue un ouvrage de Vida, Les Treize contes de la métamorphose et du désespoir, dont le père de Margaret possède l’unique version et qui n’en contient… que douze. Petit à petit, au fil des révélations à demi-mot, chacune des deux femmes fera face à ses propres fantômes et à sa propre histoire.

Les lieux, sombres manoirs, landes humides et jardins étranges, sont aussi présents que les personnages de la famille Angelfield et sont lourds des événements et des nombreux fantômes du passé. La peinture de ces tableaux presque surnaturels nous hante encore après la lecture, comme avant eux le manoir de Thornfield dans ‘Jane Eyre’ ou encore le Manderley de ‘Rebecca’ de Daphné du Maurier.

J’ai été littéralement envoûtée par la magie du Treizième Conte, par cette histoire dans l’histoire : un premier roman dense, captivant, très bien écrit et… so british, que je vous souhaite d’aimer autant que moi.

 

Combattre la ride perfide

A force d’être jeune, arrive forcément un moment où on l’est un peu moins. Alors un matin, en me regardant dans le miroir, à la (dé)faveur d’une lumière rasante sur mon visage, j’ai vu des petites ridules sous mes yeux, j’ai trouvé mon teint moins frais… et ce jour-là j’ai écrit ça :

J’ai passé toute ma vie sans toi
Tu ne m’as jamais manqué
Pourtant souvent, je pense à toi
Guettant, fébrile, ton arrivée

Toi et moi jouons à cache-cache
Est-ce toi ici que j’aperçois ?
Non, c’est juste une ombre potache

Je donnerais tout pour avoir ta peau
Mais malgré mes efforts, mes crèmes
A la fin c’est toi qui auras la mienne

Le miroir était mon allié
Mais il devient, ah… ton complice
Il me fait, traître, des coups fourrés
Des coups en douce, sur ma peau lisse

Tu flattes les hommes, tu les rends beaux
Mais tu es vile, tu es envieuse
Tu le prendras, mon beau joyau

Je donnerais tout pour avoir ta peau
Mais malgré mes efforts, mes crèmes
A la fin c’est toi qui auras la mienne

Tu es la vendue, la perfide
Ame damnée de la clepsydre
Aurai-je vraiment d’autre choix ?
Pourrai-je finir ma vie sans toi ?

Alors j’accepte, alors j’abdique
Mais je ne lâche pas la bride
A toi, perfide, ma première ride…

Mais trève de poésie, je me suis dit qu’il était peut-être temps d’affronter le sujet, et qu’on se regarde face-à-face, mes rides et moi. Parce que je pense qu’elles m’iraient beaucoup moins bien qu’à Robert Redford.  Un peu démunie devant l’ampleur des produits anti-âge disponibles, j’ai donc arpenté sites et forums pour commencer à glaner des informations pour bâtir mon plan d’attaque. J’utilisais depuis quelques temps déjà une petite crème anti-rides spéciale pour le contour des yeux mais était-ce suffisant ?

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Parmi toutes les infos disponibles sur le sujet, on s’y perd un peu, mais il en ressort quand même quelques grandes règles communes à respecter pour préserver la jeunesse de sa peau, et qui sont valables quel que soit l’âge :

Nettoyer sa peau quotidiennement : quel que soit le produit adopté (savon ou lait), l’essentiel est de bien le rincer pour ne pas agresser le film hydrolipidique et ne pas oublier, surtout pour les peaux grasses, qu’exfolier c’est bien mais point trop n’en faut.

Maintenir une bonne hydratation : dans l’idéal une crème de jour et une bonne crème de nuit régénératrice pour se réveiller fraîche comme une rose, bien adaptées au type de peau

Se méfier des ennemis jurés de la peau, et il y en a beaucoup : le soleil – l’astuce : utiliser une crème de jour contenant une protection anti-UV -, le tabac – pas de secret, pour retrouver un teint de jeune fille le mieux c’est encore d’arrêter – , l’alcool, le manque de sommeil, le stress, la pollution et une mauvaise alimentation.

– Et surtout, ne pas utiliser des produits anti-âge non adaptés aux besoins de sa peau : on peut commencer à utiliser des produits anti-âge de bonne heure, mais pas n’importe comment. J’ai ainsi appris avec stupeur – et effroi – qu’une crème anti-vieillissement utilisée sur une peau trop jeune peut avoir l’effet inverse, accélérer le vieillissement voire même provoquer des dégâts, parce que les principes actifs ne sont pas adaptés aux peaux jeunes. En clair, à chaque âge, sa crème anti-âge.

En conclusion, si vous êtes aussi perdue que moi, je vous conseille un article bien construit et intéressant : l’auteur y passe en revue chaque dizaine et la stratégie à mettre en place pour chacune d’elle. Par ailleurs, le site propose également un dossier très complet sur le sujet…

… pour accueillir sereinement l’arrivée de la perfide 🙂

Le gâteau aux pommes en deux fois (voire même trois…)

Aujourd’hui c’était dimanche, et le dimanche quand on est maman, ça veut souvent dire petit gâteau maison fait avec amour pour le goûter. Et dans ces cas-là, vers qui se tourne-t-on ? Vers les recettes de son enfance, oui, mais aussi vers le site Marmiton.org où je trouve régulièrement de vraies pépites.

Comme ça fait trois week-ends d’affilée que je le fais et qu’il rencontre un succès non démenti auprès des petits et (surtout) des grands, voilà la recette du gâteau aux pommes en deux fois, un peu arrangé à ma sauce parce que même moins gras et moins sucré il reste à tomber.

Allez hop, on met son tablier de pâtissière et on y va, vous allez voir c’est vite fait et facile 🙂

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Temps de préparation : 15 mn
Temps de cuisson : 30 mn pour le temps 1 et 25 mn pour le temps 2

Ingrédients :

Pour la 1ère partie :

  • 10 cuillères à soupe de farine
  • 8 cuillères à soupe de sucre
  • 6 cuillères à soupe de lait
  • 4 cuillères à soupe d’huile
  • 2 oeufs
  • 1 paquet de levure chimique
  • 3 ou 4 pommes

Pour la 2ème partie :

  • 75 g de beurre
  • 1/2 verre de sucre
  • 1 paquet de sucre vanillé
  • 1 oeuf

Préparation de la recette :

  • Mélanger la farine, la levure, le sucre, le lait, l’huile et les oeufs.
  • Verser la préparation dans un moule à manqué, bien beurré et fariné. Ajouter les pommes coupées en tranches.
  • Cuire à four moyen préchauffé (thermostat 6/180°C) pendant 30 mn (le gâteau doit commencer à dorer).
  • Pendant ce temps, faire fondre le beurre, y ajouter le sucre et le sucre vanillé.
  • Hors du feu, rajouter l’oeuf entier.
  • Verser cette préparation sur le gâteau et le remettre au four pendant 25 mn.

Vous obtenez au final un gâteau bien moelleux, avec une petite couche croustillante sur le dessus…  vous m’en direz des nouvelles !

Quand le culte du beau devient ridicul(t)e

Aujourd’hui, j’inaugure la rubrique ‘Coups de gueule’ mais il y a de quoi.

Ces derniers temps, je passe beaucoup de temps sur Twitter et ce matin, j’ai lu un article qui m’a fait bondir. Vous connaissiez peut-être le site de rencontres BeautifulPeople.com, créé en 2010 et exclusivement réservés aux beaux ? Trop petite, trop grosse, nez crochu, léger strabisme ? Out !

Après cet eugénisme en ligne affirmé (sauf que là on ne cherche pas à créer la race aryenne mais plutôt la race Casting de télé-réalité… Non mais allô quoi !), voilà que les créateurs persistent et signent en créant le site BeautifulPeople.com Recruitment. Sur les mêmes bases : seuls les inscrits à BeautifulPeople.com sont autorisés à s’inscrire sur la déclinaison Recruitment. Donc, avant il fallait être beau pour pouvoir trouver l’âme soeur, maintenant il faut aussi être beau pour trouver un job. Et là je dis non.

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Cette histoire n’est pas sans rappeler le scandale récent de la marque Abercrombie (qui n’est donc définitivement pas le titre d’un film d’horreur, quoique…), la marque des gens beaux, minces et riches, et ses modèles interdits aux grosses. Inutile de dire que j’ai applaudi des deux mains l’initiative #Fitchthehomeless de récupérer des vêtements de la marque afin de les offrir à des sans-abri. Et quand on creuse un peu plus les ‘valeurs’ de la marque, on se dit que c’est encore trop d’honneur.

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Ajoutez à ça les égarements des anti-mariage pour tous pour compléter ce joli tableau, et je ne peux m’empêcher de me dire que les ségrégations et discriminations de tous poils (d’ailleurs, j’imagine que les poilu(e)s n’ont pas le droit non plus au site BeautifulPeople ?) ont encore de beaux jours devant elles. Drôle de société tout de même où le paraître a pris le pas sur l’être, et où les nouvelles héroïnes proposées aux jeunes filles sont de belles coquilles vides et s’appellent Zahia ou Nabila.

Alors moi, je le crie haut et fort, je suis à fond pour les Robin des Bois qui se battent pour défendre les droits du moche et de l’opprimé.

FleurCup : j’ai testé pour vous

Bon, puisque c’est bientôt l’été, qu’on va bientôt se remettre en maillot, parlons d’un sujet qui fait controverse parmi mes copines mais justement : la coupe menstruelle FleurCup.

FleurCup, qu’est-ce que c’est ? C’est un petit objet révolutionnaire qui se pose en alternative durable et écolo aux protections traditionnelles.

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J’en ai entendu parler il y a plusieurs mois maintenant au hasard d’un pavé de pub sur Facebook (c’est vrai que c’est envahissant mais des fois ça sert). Après avoir parcouru les forums d’utilisatrices, j’ai été convaincue au moins d’essayer. Instinctivement, j’étais un peu rebutée par l’aspect mains dans le cambouis – si je puis dire – mais c’est comme tout, sans se faire sa propre expérience, on peut imaginer tout et n’importe quoi, c’était donc mon défi Koh-Lanta à moi.

Bilan de 6 mois d’usage : aujourd’hui je ne pourrais plus m’en passer et chaque mois j’en oublie presque que j’ai mes règles.

Mais quels sont les avantages me direz-vous ?

  • Tout d’abord, et non des moindres, c’est de n’avoir besoin d’aucun change dans la journée. Je porte un stérilet depuis ma deuxième grossesse : à celles qui en ont un je n’apprends rien, c’est souvent les chutes du Niagara et ça dure longtemps (quoique ça a tendance à s’arranger avec le temps). Comme il existe 2 tailles de FleurCup, dans mon cas le site conseillait directement la grande, conseil que j’ai suivi, même si j’ai aussi la petite pour le début et la fin du cycle. Conclusion : même avec un flux qui se pose là, ça tient bien la journée. Donc pas de problème de ‘y’a pas de lavabo dans les toilettes du bureau, on s’en met plein les mains c’est dégoûtant’ parce qu’en principe, il n’y en a pas besoin. Et au pire, on peut toujours prévoir une petite bouteille d’eau dans le sac à mains.
  • Le confort : rien de collé dans la culotte, pas de ficelle qui dépasse, finalement, à part qu’on est de mauvaise humeur, on est (presque) comme les autres jours.
  • L’économie : environ 15/20€ pour une durée de vie d’une dizaine d’années
  • Le côté écolo (qui est à mes yeux le plus important) : on ne jette plus rien, ni dans les toilettes ni ailleurs. Au départ, certaines préfèrent mettre un protège-slip pour se rassurer mais quand on a l’habitude et que la coupe est bien positionnée il n’y a normalement pas de fuites.
  • Ce n’est pas vraiment un avantage, mais pour moi c’en est un petit quand même, on a une meilleure idée de son flux parce qu’on le voit (et je vous vois, hein, ne dites pas ‘eurk’ ce n’est pas plus sale qu’un tampon ou une serviette souillée 🙂 )

En résumé :

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Est-ce difficile à utiliser ?

Au départ, c’est comme avec le tampon, ni plus ni moins, il faut prendre le coup de main, il y a même une petite tige qui aide au départ mais qu’on finit par vite couper quand on est aguerrie, parce qu’elle gêne un peu.

En termes d’entretien, c’est une stérilisation 1 fois par cycle, sinon pendant la red zone, c’est un change / nettoyage le matin sous la douche – quand on fait ça sous l’eau ça passe tout seul – et le soir, re-sous la douche pour moi. Et dans la journée, RAS.

Pour ma part, je suis plus que ravie de ma cohabitation avec FleurCup. Pour en avoir déjà discuté et avoir parcouru beaucoup de forums, je sais que certaines restent définitivement attachées aux protections tradi et c’est normal, on a chacune un rapport différent et personnel à notre intimité. L’objectif de cet article est donc moins de convaincre ces dernières que de faire découvrir ce petit objet à celles qui ne le connaissent pas… et qui pourrait changer leur vécu de la red zone !

http://www.fleurcup.com

Pour en savoir plus : http://www.beaute-test.com/coupelle_menstruelle_fleurcup.php

Il fallait y penser !

L’autre jour, je vais pour arroser mon massif de fleurs dans le jardin et tout à coup je vois un petit quelque chose qui dépasse. En grattant, je déterre… un Pet Shop. Le soir, ma grande fripouille m’explique qu’elle a vu dans un dessin animé un petit garçon enterrer un ballon pour faire pour faire pousser un arbre à ballons. Alors, elle s’est dit qu’en plantant un Pet Shop et en l’arrosant soigneusement, elle obtiendrait certainement… un arbre à Pet Shops 🙂 Logique !

PS

Fini la pluie, le débardeur est de sortie !

Comme vous l’’aurez peut-être compris en lisant la présentation du blog, la mode et moi ça fait deux. Enfin ne nous méprenons pas, j’’adore les fringues, (surtout) les chaussures et les accessoires qui vont avec, mais mon credo c’’est peu importe l’’étiquette, ma mode à moi c’’est avant tout celle dans laquelle je me trouve cocotte. Ca, c’’est dit.

Malgré tout, ça ne m’’empêche pas d’’avoir l’’oeil (qui est surtout celui des copines en fait, merci les copines) en alerte. J’’ai donc découvert aujourd’’hui une petite marque tout fraîchement créée par une copine de copine : French Disorder.

FD

French Disorder, c’’est une collection de sweaters, débardeurs et t-shirts décalés, avec des visuels fun et frais, parfaits pour l’’été qui daigne enfin montrer le bout de son nez. Le tout dans un beau coton de qualité (et tout ça rime bien sûr !).

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Modèle garçon ou fille, l’’esprit est le même : les filles, c’’est donc à vous d’’accessoiriser en fonction de votre humeur du jour, pour avoir l’’air top girly en slim / talons ou décontractée en jeans / ballerines.

A découvrir sur www.frenchdisorder.com et sur la fanpage facebook frenchdisorder

J’ai survécu à 2 saisons d’American Horror Story

american-horror-story En tant que fan de fantastique-qui-fait-peur-mais -pas-trop, je ne pouvais pas passer à côté du phénomène American Horror Story. J’ai donc visionné la première saison il y a quelques mois et fini la deuxième hier. Conclusion : une semi-déception pour la première et… une claque pour la deuxième.

La première saison, histoire de maison hantée qu’on m’avait vendue comme novatrice, prenante, originale… et autres superlatifs, s’est en fait révélée plutôt plate et sans relief (alors que pourtant tout commençait bien, par un générique très réussi et tétanisant), la faute à un scénario trop mince pour tenir la route sur 13 épisodes, et qui finissait donc par rendre les armes de ses enjeux dramatiques à mi-parcours. La faute aussi à un casting trop inégal : d’un côté un trio de haut vol Jessica Lange / Frances Conroy / Evan Peters face à un trio Dylan McDermott / Connie Britton / Taissa Farmiga plutôt terne, qui nous désintéressait finalement du sort de cette famille qui est pourtant bien malmenée dans cette ‘Murder House’. Enfin, j’ai crié au scandale pour la sous-exploitation de certains acteurs, comme Zachary Quinto (excellent Sylar de Heroes) dans un rôle à la limite du ridicule.

Dans les motifs de déception aussi, cette utilisation jouissive au départ mais rapidement agaçante de multiples références au cinéma d’épouvante des années 70/80, donnant  l’impression à plusieurs reprises d’assister à un déjà-vu d’un mélange de Rosemary’s Baby / La Malédiction / Le sous-sol de la peur / Amityville et j’en passe, le tout orchestré avec finalement trop peu de subtilité. Sans compter une reprise note pour note du thème principal du ‘Dracula’ de Coppola dans certaines scènes.

Bref, arrivée à la fin de cette saison, je n’étais pas très emballée à l’idée d’une deuxième qui s’annonçait encore comme un catalogue de diverses perversions sans véritable enjeu, dans un asile psychiatrique de surcroît. Puis devant les critiques dithyrambiques, j’ai plongé quand même, et là la plongée fut abyssale. Dans Asylum, on reprend tout à zéro, histoire, lieu, personnages, seuls les acteurs sont en partie les mêmes. Et quels acteurs : là où le casting de la saison 1 pêchait, celui d’Asylum est un sans faute. On retrouve une Jessica Lange, personnage central de la série cette fois, encore plus impressionnante que dans la saison 1 (qui eût cru que la coloc de Tootsie avait ça dans le ventre ?), un Zachary Quinto dans un rôle enfin à sa mesure, une excellente Lily Rabe au double visage, une Sarah Paulson convaincante qui porte à elle seule une bonne partie de l’intrigue et un Evan Peters très touchant. Dans les nouveaux venus, un James Cromwell inquiétant à souhait (à des années lumière, si je puis dire, de son rôle de scientifique déjanté et alcoolique dans ‘Star Trek : premier contact’ ; l’ayant revu hier soir, le contraste est saisissant 🙂 ) et des seconds rôles de premier choix : Joseph Fiennes (de la regrettée série FlashForward), Chloë Sevigny, Franka Potente ou encore Clea Duvall (de la série-ovni Carnivale, entre autres).

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Certes, Asylum est un fourre-tout de thèmes comme l’était Murder House mais on sait désormais que c’est la marque de fabrique de la série : un endroit qui se révèle être une sorte de vortex, un catalyseur de drames terr(horr)ibles, un attracteur d’étrangetés. Une fois ce postulat posé, on passe vite outre le côté ‘too much’ qui voit se croiser un serial killer, un docteur fou d’expérimentations douteuses, des extra-terrrestres (oui quand même…), des monstres, et le Diable en personne … car là où la saison 1 se montrait paresseuse en présentant juste un catalogue d’événements, ici tous les éléments s’imbriquent comme dans un Conte de la Crypte de longue durée, avec une intensité dramatique qui ne faiblit pas tout au long des 13 épisodes, pour dresser un tableau certes effrayant mais fascinant. A travers l’histoire de chaque personnage, la série explore toutes les facettes du Mal, de ses multiples origines, de la culpabilité, et d’une certaine recherche de la rédemption dont les voies sont elles aussi multiples, quand il est encore possible de la trouver.

Cependant, il serait limitant de classer AHS Asylum dans la catégorie Série-qui-fait-peur-mais-que-peur parce que celle-ci réserve, en plus d’une tension presque omniprésente, de véritables moments d’émotion, servis par des personnages d’une grande profondeur et un jeu d’acteurs au cordeau, voire de poésie et d’onirisme, notamment lors des apparitions de Frances Conroy en Ange de la mort.

Si vous n’avez pas encore découvert la série, je vous conseille de faire l’impasse sur la saison 1 et d’attaquer directement Asylum. Assurez-vous bien de votre santé mentale avant le plongeon, et pour ma part je vais faire une cure de ‘How I met your mother’ pour m’en remettre 🙂

J’aimerais encore découvrir René Barjavel

Ce petit billet aujourd’hui parce que j’ai un ami qui va découvrir prochainement les ouvrages de René Barjavel et je l’envie terriblement. J’aime la science-fiction et le fantastique par-dessus tout. Et c’est peut-être parce que j’ai découvert un jour les livres de Barjavel. A mes yeux, c’est un genre qui permet d’explorer toutes les facettes de notre société, de notre monde, de nos existences, sous les angles les plus libres, les plus fascinants, et de façon souvent vertigineuse.

Les premiers ouvrages de Barjavel ont été écrits pendant la Seconde Guerre Mondiale et pourtant les thèmes abordés restent toujours d’une actualité brûlante et n’ont jamais cessé d’être repris jusqu’à ce jour dans la littérature et le cinéma.

J’ai lu Barjavel pour la première fois à l’école. Pour moi ça a été ‘Ravage’, un roman dans lequel il imagine ce qu’il adviendrait de notre civilisation si l’électricité disparaissait. On peut voir dans ce livre un des premiers romans post-apocalyptiques, dont les obsessions n’ont pas vieilli : rôle de la science et de la technologie, fin de notre mode de vie actuel, retour à la barbarie (un vrai terrain préparatoire pour Mad Max !), recherche d’un nouvel Eden…

la-nuit-des-temps_rene-barjavel_090420044850Une science-fiction visionnaire, alliée à une belle écriture poétique, voire philosophique parfois, et un thème souvent présent de la puissance et de l’éternité de l’amour. Je ne pourrai ainsi jamais oublier ma lecture de ‘La Nuit des Temps’ qui reste pour moi son plus beau roman, d’une immense force émotionnelle. Pour la petite histoire (et sans spoiler !) lorsque je suis arrivée vers la fin du livre, j’étais dans le métro et, sentant monter l’émotion, j’ai dû le fermer pour le terminer dans mon lit… et pleurer tranquille 🙂

secretEnfin, on ne peut pas parler de Barjavel sans évoquer ‘Le Grand Secret’ dont il est difficile de ne pas en dire trop pour ne pas dévoiler la nature du secret en question. Hormis le thème central à découvrir en le lisant donc, un des points d’originalité de ce livre réside dans le fait qu’il intègre à la science-fiction de véritables faits et personnages historiques (le Général de Gaulle et JF Kennedy entres autres), mais éclairés à la lumière de l’intrigue tissée tout au long du livre, et c’est passionnant.

Amateurs de SF, mais les autres aussi, si vous n’avez pas encore découvert Barjavel, allez-y les yeux fermés (enfin pas trop quand même parce que ce n’est pas pratique pour lire 😉 ). Les trois ouvrages que j’évoque dans ce billet sont me semble-t-il les piliers de son oeuvre, mais il y en a encore bien d’autres (‘Le Voyageur Imprudent’, sur le thème du voyage temporel et de ses paradoxes, ou ‘Une rose au paradis’, sur le thème de la survie de la civilisation après une catastrophe, qui m’ont également beaucoup plu). En tout cas, quel que soit votre choix, je vous envie déjà  !