‘Marina’ de Carlos Ruiz Zafon

La semaine dernière j’ai terminé Marina de Carlos Ruiz Zafon. Je ne pouvais pas passer à côté de ce livre pour au moins deux raisons : la première parce que Marina est mon vrai prénom et qu’un livre qui porte son nom, on est un peu obligée de s’arrêter dessus.

La seconde parce que j’ai déjà lu deux ouvrages de Zafon – L’Ombre du vent et Le Jeu de l’Ange – et que j’aime énormément son univers. J’irais même plus loin : on dit qu’il peut arriver qu’on rencontre parfois LE livre de sa vie, le livre idéal, parfait qu’on a toujours attendu et dont chaque mot vous touche comme s’il avait été écrit pour vous. Même s’il m’en reste beaucoup à découvrir, je peux dire que pour l’instant, pour moi, L’Ombre du Vent est celui-là. Un jeune garçon emmené par son père dans un lieu presque magique, ‘Le cimetière des livres oubliés’ pour y choisir un livre, un auteur maudit, des destins dramatiques, une Barcelone sublime, presque mystique… bref, un chef d’oeuvre qui m’a fait ressentir énormément de bonheur et d’émotion.

Après avoir déjà adoré Zafon, j’ai donc récidivé avec Marina dans l’espoir de retrouver un peu de ce bonheur de lecture. Avant toute chose, il faut savoir que Marina est un livre de jeunesse de Zafon, un de ses premiers romans.

Oscar, 15 ans, étudie dans un internat à Barcelone. Il a pris l’habitude de s’en échapper régulièrement pour se perdre dans les rues désertes pavées de mystères et les maisons abandonnées du quartier gothique. Au cours d’une de ses balades, il croise le chemin de Marina : elle est belle, énigmatique, et fascinée par le mystère d’une tombe sans nom sur laquelle une vieille dame en noir se recueille tous les ans à la même date. De fil en aiguille, Oscar et Marina vont être emportés par une histoire qui verra se ranimer un à un les acteurs d’un drame vieux de 30 ans.

Dans ce roman, Zafon pose déjà les bases de ce qui fera le succès de ses livres suivants : du mystère, du rêve – et du cauchemar – , des amours dramatiques et contrariées, une pointe de fantastique et surtout la peinture d’une Barcelone quasi-surnaturelle, dont on s’attend à voir surgir des fantômes au détour de chaque ruelle.  Ici, Zafon nous livre un véritable roman gothique avec ses figures de femme mystérieuse ou de savant fou. On pense tour à tour à Edgar Allan Poe, à Mary Shelley (un des personnages s’appelle d’ailleurs, certainement pour le clin d’oeil , Maria Shelley), au Fantôme de l’Opéra ou même Tim Burton dans l’imagerie évoquée.
Même si on n’atteint pas le degré de maturité et d’intérêt de L’Ombre du Vent, Marina reste une lecture très agréable. L’histoire pleine de rebondissements suffit amplement à maintenir notre attention : on suit sans se faire prier nos deux jeunes héros dans les ruelles sombres de Barcelone, les maisons à l’abandon, les cimetières perdus, les théâtres en ruine et les égoûts inquiétants, et on croise avec eux le chemin de personnages, voire de créatures, parfois très peu recommandables, voire carrément effrayantes.

Et petit plus : la fin est très émouvante et m’a laissé cette petite pointe de tristesse au coeur que j’aime ressentir quand je lis.

Si vous n’avez pas encore découvert Zafon, il vaut mieux commencer par L’Ombre du Vent qui me semble incontournable dans son oeuvre, mais si vous aimez déjà son style, Marina vous fera passer un agréable moment, sans prétention, entre plaisir et frissons.

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9 réflexions sur “‘Marina’ de Carlos Ruiz Zafon

  1. Pingback: Le Prisonnier du Ciel – Carlos Ruiz Zafon | Biancat's Room

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