Cure intensive de super-héros

super heros

Ces derniers mois, j’étais un peu en retard sur le visionnage des sorties super-héroïques récentes. Il faut dire que la production de films du genre est assez soutenue et parfois je perds un peu le fil. A mon retour de vacances, j’ai donc fait un rattrapage express avec Iron Man 3Man of steel et Wolverine : le combat de l’Immortel.

Mon impression générale est d’avoir globalement passé de bons moments, mais au final rien de très neuf sous le soleil (de Krypton). En matière de super-héros, j’étais restée sur mon impression de The Dark Knight Rises qui m’avait énormément plu, avec des enjeux dramatiques à la hauteur de la noirceur du personnage (extrêmement bien servie par Christian Bale). J’étais ressortie de la salle la larme à l’oeil, avec ce sentiment que j’aime d’avoir été scotchée au fond de mon fauteuil.

Pour mes trois dernières séances, pas d’émotion démesurée : plutôt de l’ultra-divertissement, mais comme je le disais dans ma critique de Star Trek – Into Darkness, je ne boude pas ce type de plaisir, bien au contraire. En prendre plein les yeux, ça fait aussi partie du contrat dans le cinéma fantastique et en particulier pour les films de super-héros.

Man of Steel ou le relooking de Superman

man of steel

Hormis l’épisode Superman Returns de 2006, Superman était un des super-héros les plus poussiéreux. Zack Snyder a donc eu la bonne idée de le rebooter.  Qui dit reboot, dit pas de grande nouveauté côté scénario, même si les scènes du début sur Krypton et le parti-pris de raconter la jeunesse de Clark sous forme de flash-backs plutôt qu’en linéaire, sont plutôt intéressantes.

L’intérêt de Man of Steel réside surtout dans son aspect visuel et spectaculaire et de ce côté-là, on est largement servi. Rappelons que Zack Snyder a réalisé il y a quelques années 300, qui est à mon sens une merveille visuelle. Il n’a donc pas perdu la main pour les belles images. A ce titre, les visions de Krypton, dans une esthétique entre Matrix, Alien et Predator, sont vraiment dépaysantes et splendides.

De bons points également côté casting, avec les deux papas Russell Crowe et Kevin Costner, que j’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver (oui, c’était l’idole de mon adolescence…), Henri Cavill, qui colle totalement au personnage de Superman et une Amy Adams que je n’attendais pas dans ce rôle mais qui se révèle au final assez surprenante en Loïs Lane.

Pas de grande surprise, donc, mais l’occasion de (re)planter l’univers de Clark Kent / Kal-El avec une nouvelle esthétique et d’ouvrir la voie aux opus suivants.

Wolverine : le combat de l’Immortel, semi-réussite ou semi-déception

wolverine le combat de l'immortel

En moyenne, les épisodes de X-Men de la trame principale (Episodes 1, 2, 3 + X-Men le commencement) sont plutôt de bonne facture et bien réalisés. Il n’en est pas de même pour X-Men Origins : Wolverine, que j’avais trouvé très en-dessous et pas toujours cohérent avec les autres films. Avec ce deuxième épisode consacré à Wolverine, même s’il est meilleur, on n’atteint à mon sens pas encore la qualité des 4 autres épisodes.

Cependant, j’ai aimé retrouver le très sexy Logan et ses griffes d’acier (pardon, en adamantium) même si, dans une grande partie du film, Jason Statham aurait pu le remplacer sans problème dans le rôle principal, dans son costume du Transporteur, les griffes en moins. Une jolie fille à protéger, une Audi, de méchants yakusas, des combats et des poursuites, pour esquisser un tableau un peu trop bessonien à mon goût. Avec un petit manque de ce qu’on aime surtout dans les X-Men : les mutants.

Malgré tout, le film ne manque pas d’attraits : même si le jeu de Hugh Jackman n’est pas toujours subtil (en même temps, c’est aussi le personnage qui veut ça), il est intéressant de voir un Wolverine torturé, en prise avec ses remords et le fantôme de Jean Grey, ployant sous le poids de son immortalité et à la recherche de son identité et du but de son existence. Interrogations qui renvoient à la question qu’on s’est peut-être déjà posée de savoir ce qu’on ferait nous-mêmes si nous étions des X-Men (qui n’a jamais fantasmé sur le fait d’être télépathe, de traverser les murs, d’avoir une paire d’ailes dans le dos ou d’être immortel ?).

Avec la scène cachée post-générique (tant pis pour ceux qui quittent la salle trop tôt), le réalisateur replace enfin le film dans la timeline X-Men principale, avec un teaser très alléchant pour le prochain épisode (avec Omar Sy en mutant, excusez du peu ^^).  Ainsi, ce Wolverine se positionne, plus qu’un vrai X-Men, comme un épisode de transition qui permet au personnage de se remettre le pied à l’étrier et sert de rampe de lancement au prochain. J’y allais sans grandes attentes, je l’ai donc apprécié.

Iron Man 3 : héros costumé ou costume héroïque ?

iron man 3Iron Man n’est pas un de mes super-héros préférés. J’aime beaucoup l’humour et l’interprétation sexy (encore un…) et décontractée de Robert Downey Jr., mais le personnage manque un peu – mais cela n’engage que moi – de profondeur et d’intensité. (mais finalement, n’est-ce pas pour son irrésistible superficialité qu’on l’aime ?)

Pour autant, j’ai beaucoup apprécié un scénario malin – dont je ne dévoilerai pas le fin mot au risque de spoiler – qui offre un rôle savoureux à Ben Kingsley, les scènes d’action ultra-spectaculaires et les loupés comiques du héros qui ne l’est pas toujours – pour notre plus grand bonheur – dans ce numéro 3 (c’est le problème quand on n’a pas de super-pouvoirs et qu’on compte seulement sur la technologie et son génie !).

Ainsi dans ce 3ème épisode, pas de grandes émotions ou d’existentialité vertigineuse mais un blockbuster efficace et une interrogation intéressante : est-ce l’homme qui fait le costume ou le costume qui fait l’homme ?

Après cette remise à niveau, j’attends donc maintenant avec impatience pour l’année prochaine The Amazing Spiderman 2 (dont j’avais adoré le reboot même si je m’étais interrogée sur son utilité vu la qualité de la trilogie de Sam Raimi, mais bon, j’ai un gros faible pour Spidey…), X-Men – Days of the future past, et j’ai hâte d’en savoir plus sur la suite de Man of Steel avec un surprenant featuring Batman / Ben Affleck.

Enfin – désolée je n’ai pas pu m’en empêcher – mais pour moi Batman, c’est lui ^^ :

 

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7 réflexions sur “Cure intensive de super-héros

  1. Pingback: Dexter Morgan, Walter White, Hannibal Lecter : cure de anti-héros | Biancat's Room

  2. je cherche un site ou l’on trouverai les analyses des films, une fois je suis tombée par hasard sur un site, ou les sequences etaient decoupees et analysées, on nous expliquait alors pourquoi tel plan, et aussi ce que cela voulait dire,
    la j’ai regardé un film en dvd, et love serenade qui a eu camera d ‘or, bref, j’ai pas trop pigé certaines choses je voudrai en savoir plus
    j’y ai vu une métaphore, certes, mais bon je suis perplexe
    bisous

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    • coucou Julie 🙂 hier j’ai regardé Cloud Atlas, je ferai bientôt un article dessus et en cherchant des approfondissements sur le film, mon chéri a trouvé ce site : http://oblikon.net/ qui propose en plus des critiques, des analyses de films.
      Tu y trouveras peut-être ton bonheur !
      Bisous

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