Le blues du demandeur d’emploi

pole emploiAujourd’hui, comme qui dirait, c’est un jour sans.

Peut-être la faute à la lune descendante, à ces candidatures que j’envoie, qui partent dans les airs, et qui ne reviennent pas… à moins que ce ne soit ma énième visite au Pôle Emploi ce matin pour la validation de mon dossier de formation (énième visite qui ne me met même pas à l’abri qu’il en manque encore un bout). D’ailleurs, j’y vais tellement souvent ces temps-ci que je compose à chaque fois une petite chanson, pour dédramatiser la chose. Eh oui, on met de la gaieté où on peut comme on peut…

Drôle d’état que celui de demandeur d’emploi. Quand on est inscrit au Pôle Emploi, on navigue dans une dimension étrange, en n’étant ni actif, ni vraiment inactif puisqu’en principe c’est censé être provisoire (sauf qu’on ne sait jamais quand ça va s’arrêter), des limbes professionnelles en quelque sorte. Et pour prouver à quel point cette situation est nébuleuse, c’est que le flou atteint même les salariés du Pôle Emploi, ce qui complique un tantinet l’avancée des dossiers (‘ah, il manque un document… que personne ne m’a jamais demandé… je vois je vois…’).

Moi qui n’avais jamais cessé de travailler jusqu’à l’été 2011, je ne vis parfois pas très bien cette période de flottement, où je ne sais plus trop quelle est mon utilité personnelle hormis celle de m’occuper de mes enfants – ce qui en soi est déjà un job – et de faire mon ménage et ma lessive.

Quand nous avons quitté Paris il y a deux ans, je me doutais bien que la région PACA ne me déroulerait pas une pléthore de super jobs, mais c’est autre chose d’être confrontée à la réalité et de compter sur les doigts d’une main ceux pour lesquels j’ai le profil et, comble du luxe, qui me plaisent et sont correctement rétribués. Alors dans des rares moments comme aujourd’hui, je râle après cette décision que nous avons prise (mais pourquoooooiiiiiii ??!!!), en me demandant si le soleil du Sud en valait la peine.

2012-05-13 17.31.53En décidant de partir, on aspirait à une vie meilleure au soleil, à un environnement plus propice pour élever nos filles, à acheter la maison de nos rêves… La réalité, c’est que nous avons eu toutes les galères possibles pendant 2 ans, que je n’ai pas de job, que Chéri est coincé dans le sien alors qu’il s’y sent comme un poisson rouge sur les Champs Elysées, et que la maison de rêve, eh bien elle est toujours dans nos rêves… parce que je n’ai pas de job.

Bon, c’est vrai, j’ai quand même travaillé 15 mois depuis 2011, mais ce n’était pas THE job, celui dans lequel on s’installe, qui nous assure une sécurité – du moins pour un moment – et qui permet surtout de faire décoller les projets.

Donc voilà, aujourd’hui c’est un jour sans. Mais en général les autres jours, je trouve que la vie est belle, parce que j’ai du temps pour mes enfants, pour bloguer, écouter de la musique, lire, parce que les balades du week-end en famille sont géniales…

Finalement, heureusement qu’il y a le blog, et vous qui me lisez, pour que je me puisse me plaindre un peu, parce que curieusement ça va déjà mieux. Mais bon, promis, dès demain, j’arrête.

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29 réflexions sur “Le blues du demandeur d’emploi

  1. Les jours sans, ça arrive, ça se comprend tout à fait ! Et si nous écrire un joli article comme celui-ci (j’aime beaucoup ta manière d’écrire !) peut te faire aller un peu mieux, go ahead, pas de souci !
    Je ne la connais que trop bien, ta situation, si j’ai pu trouver un job, c’est loin d’être the one, comme tu dis (et c’est un partiel haha et je dois rester chez les parents trop choouette T__T).

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  2. Tu ne te plains pas, tu partages tes états d’âme… et le blog, ainsi que les amis, même virtuels c’est fait pour cela. Courage, si tu as pris cette décision, tu as du réfléchir, alors, crois que les choses iront au mieux

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  3. Je me doute que vous connaissez le même phénomène qu’ici. D’une fière économie « nationale » on est passé à une économie « supra » nationale, une économie d’actionnaires, de spéculateurs. Comme conséquence, tout est fragile et volatile. Suffit qu’un pétroleux fasse une indigestion que ça a des répercussions dans les prix de l’énergie, du papier cul, du pain et sur l’emploi.

    Il faut qu’on se reconnecte avec la production/consommation locale.

    Bon. J’ai terminé ma « montée de lait ». Bon courage ! Et que ça ne t’empêche pas d’aimer, au sens strict ! 😉

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  4. quand on tombe c’est souvent pour mieux se relever alors baisse de moral va te donner la pêche, c’est comme apres la pluie le beau temps, tu vas voir, et puis viens aussi sur nos blogs ya des trucs à lire, mine de rien cela peut te faire rigoler,

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    • oui tu as raison, et puis nous ne sommes pas en bois, il y a des moments où ça flanche…
      pour ce qui est d’aller voir vos blogs j’y vais quotidiennement et j’aime parcourir tous vos univers 🙂

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  5. il en faut des jours sans, ça permet de profiter encore mieux des jours avec, et de se recentrer sur soi mm, de faire le point, de relativiser, de se défouler en hurlant le c’est pô juste qui ns empêche d’avancer!!! vas-y Marina, hurle: C PÔ JUUUUUUUSTE!!!! :p
    bisous, bonne remonté de lune

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  6. Un petit apéro et zou ça repart. Fais-toi plaisir une bonne sėrie, des gâreaux… Cette lune va bien remonter à un moment , elle ne va pas rester descendante.
    Bises

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