‘En quête de sens’ : la lumière au bout du futur

En quête de sens est un documentaire réalisé et produit par Marc de la Ménardière et Nathanael Coste. J’en ai parlé récemment sur ma page facebook, mais le sujet me paraissait mériter qu’on s’y arrête ici le temps d’un billet.

Course effrénée à la croissance, destruction de la planète, inégalités, injustice… tels sont les affres de notre société occidentale moderne. A partir de ce constat, Marc et Nathanael ont tout plaqué pour entamer une sorte de voyage initiatique, à la rencontre de personnalités issues d’horizons divers (activistes, philosophes, chamanes, scientifiques…). On croise ainsi dans leur film des noms tels que Vandana Shiva, Pierre Rabhi, Frédéric Lenoir, Satish Kumar, Hervé Kempf, Bruce Lipton ou Trinh Xuan Thuan.

Malgré les différences d’origine et de spécialités, force est de constater que leurs points de vue convergent, tant dans l’analyse de la situation que dans les solutions. En sous-marin, les mentalités ont déjà commencé à changer, mues par la nécessité de revenir aux valeurs primordiales : vivre en harmonie avec la planète et avec soi-même.

On ne peut pas avoir une croissance illimitée sur une planète où les ressources sont limitées. (Satish Kumar)

Soucieux de rester indépendants dans la production et la distribution de leur film, Marc et Nathanael ont décidé, en créant l’association Kamea Meah Films, de faire appel à un financement participatif via la plate-forme touscoprod. Ils s’étaient donné comme ligne de mire la somme minimum de 12 300 €. L’objectif a été largement atteint et dépassé, avec près de 40 000 € et presque un millier de co-producteurs.

Le film étant actuellement en post-production, aucune date officielle de diffusion n’a encore été annoncée, mais je suis très impatiente de le découvrir. Un message résolument positif qui donne de l’espoir pour le futur, ça ne se refuse pas.

En attendant, pour en savoir plus :
– le blog wordpress de l’association Kamea Meah Films
– la page de présentation du projet sur le site touscoprod
– la page facebook du projet

Nouveau challenge pour la Fille du Feu

got talentCa fait un petit moment que je ne me suis pas épanchée sur mes aventures professionnelles. Entre fausses joies et faux départs, Katniss la Fille du Feu – alias la super copine de Paul Emploi – avait grand besoin de se remettre de ses Hunger Games épuisants. Malgré tout, elle ne s’est pas (trop) apitoyée sur elle-même. Elle s’est même relancée dans l’arène pour poser les premières pierres d’un édifice qui ne demande qu’à prendre de l’ampleur en 2014.

Comme je l’avais évoqué dans mon précédent billet sur le sujet, ma dernière expérience pro m’avait mis une sacrée claque. Claque au final très salutaire, voire nécessaire, puisqu’elle m’a enfin décidée à me lancer dans une aventure en solo. Avant de partir pour mon périple de Noël, j’ai donc monté un dossier pour être auto-entrepreneur. Parce que quand on épluche les offres d’emploi dans mon joli Sud, on ne trouve que des postes de commerciaux ou dans le tourisme, autrement dit rien qui me corresponde. Et que ma grand-mère (à moins que ça ne soit quelqu’un d’autre…) disait toujours : quand c’est le désert de l’emploi, il faut construire soi-même son propre écrin professionnel. Mission accomplie, donc, et en rentrant de vacances, j’ai eu la bonne surprise de trouver mon numéro de SIRET dans la pile de courrier. Début d’année, nouveau départ, toute une symbolique.

Auto-entrepreneur, oui, mais pour quoi faire ? Ce n’est pas un secret, j’aime écrire – comme nous tous blogueurs, vous allez me dire – mais ça ne suffit pas pour être légitime. Ma botte secrète, c’est que j’ai pas loin de 15 ans de marketing direct derrière moi et que dans ce domaine, on écrit, beaucoup, et sur tous les supports. Après une maturation de plusieurs mois, ça a fini par s’imposer comme une évidence : il fallait que je tente ma chance comme rédactrice professionnelle… et indépendante. C’est désormais chose faite avec ce premier pas.

Prochaine étape en cours : la création d’un joli petit site pro. J’ai déjà le concept du logo en tête (amis graphistes, si vous me lisez…) ainsi qu’une accroche (l’avantage après tant d’années de marketing, c’est qu’on a des réflexes bien conditionnés). Ainsi d’ici peu de temps, armée de mon numéro de SIRET, de ma plume et de mon site-vitrine, je vais pouvoir partir à la conquête du monde (oui carrément, voyons large ! J’ai retenu deux choses primordiales pour 2014 : oublier mes peurs et ne pas me limiter dans mes rêves et mes ambitions ^^). Je ne suis certes pas une grande commerciale mais cette fois c’est moi, mes compétences et mon envie que je vais devoir vendre. A ce qu’on dit, l’essentiel pour être performant, c’est de croire en son produit, non ?

In your (Biancat’s) room

In your room… A croire que cette chanson a été écrite pour moi ! Quoi qu’il en soit (ça ne coûte rien de se faire un film…), ce morceau, issu de l’album Songs of Faith and Devotion (1993) est mon préféré de Depeche Mode (qui est aussi un de mes groupes favoris). Puissant et onirique, porté par la voix profonde de Dave Gahan, il me fait frissonner à chaque écoute…

Je n’oublierai jamais le Père Lachaise

Aujourd’hui, un soleil doux et timide donne à ce lundi cette ambiance tendre et nostalgique que j’aime tant dans les belles journées d’hiver. Il me rappelle un épisode un peu fou de ma jeunesse, et le texte que j’ai écrit l’an passé pour l’immortaliser.

‘Je t’ai croisé sur les bancs de la fac. Tu étais beau, tellement brillant, faussement rebelle. Tu m’obsédais par tes absences et tes rares présences suspendaient miraculeusement le temps. Inaccessible… j’imaginais ta planète trop loin de la mienne, mes yeux invisibles aux tiens. Mais je t’aimais.

Cimetiere du pere lachaise

Un jour, j’ai entendu parler d’une légende du Père Lachaise. La fiancée de Robespierre, Eléonore, la patronne des amoureuses sans retour. Je me suis rendue au cimetière un dimanche de janvier. A travers les branches des arbres décharnés, un doux soleil d’hiver caressait les tombes, et moi un espoir un peu fou. J’ai longtemps arpenté les allées parmi les badauds, à la recherche de l’inconnue. Quand je l’ai enfin trouvée, elle était là, simple, modeste parmi tant de noms illustres pour lesquels je n’étais pas venue ce jour-là.

Un bouquet tricolore, une prière, ton nom déposé parmi les fleurs. Comme d’autres avant moi, j’y ai laissé une lueur d’espoir, des bribes de cœur, et je suis repartie.

Je me suis trouvée stupide, mais je riais tendrement de moi-même aussi, de ma douce folie. J’aimais, je voulais être aimée, alors j’ai demandé l’assistance d’un messager magique, d’une bouche tierce, pour te murmurer des sentiments que la mienne n’osait pas.

Pendant plus d’une année j’ai langui, soupiré, puis j’ai fini par oublier, par t’oublier, et un autre est entré dans ma vie. Mais avant de tourner ta page, j’ai voulu savoir, ne pas regretter. Alors un jour, brutalement,  je t’ai tout avoué ‘Et dire qu’il y a un an j’étais folle de toi’. Tu as été surpris, tu as rougi, moi aussi, c’était dit. Passé la stupeur, le lendemain tu m’as demandé ‘C’était vrai ?’ Je t’ai dit oui. Tu m’as demandé pourquoi je n’avais rien dit, tu m’as à ton tour avoué que tu me voyais, toi aussi. Et là, un an d’un passé qui ne s’était jamais déroulé s’est rué en un instant dans ma tête, tel un cheval trop longtemps bridé qui goûte enfin la liberté. Des images de toi et moi, ta main dans la mienne, des baisers passionnés… Pourtant à ta question ‘Et maintenant ?’ j’ai répondu ‘C’est trop tard’.

Est-ce que je l’ai regretté ? Encore aujourd’hui je ne saurais le dire. J’ai souvent imaginé le film de notre histoire, qui était surtout la mienne. Je me suis souvent demandé ce que tu aurais fait si j’avais prononcé d’autres mots : m’aurais-tu embrassée ? Etreinte ? Aimée enfin ? J’ai follement chéri cette idée, ce frôlement de nos cœurs à cet instant, la nouveauté de nos regards, ce rêve tant caressé qui soudain prend corps.

Je croyais aux prières et à la magie mais pas assez encore, elles m’avaient exaucée, mais je l’ignorais. Par manque de foi peut-être…

Finalement, j’aime à penser que mon scénario imaginaire a sûrement été plus beau qu’un passé hypothétique. L’espoir est resté intact, la beauté des débuts ne s’est jamais flétrie. Le ‘si’ qui ne s’est jamais transformé a cristallisé pour toujours un futur qui est resté sans tache, parfait.

Alors non, je n’oublierai jamais le Père Lachaise. Ce lieu reste pour moi le symbole de cet élan amoureux qui ne s’est jamais abîmé, des papillons suspendus en plein vol, d’un sentiment vivant au milieu des tombes – quel paradoxe -. Souvenir de ce soleil d’hiver alors qu’en ce temps-là c’était le printemps dans mon cœur.

Celle qui avait 20 ans et qui t’aimait n’existe plus, mais celle que je suis devenue croit encore à la magie, celle, simple, de la vie.’

Les Larmes Rouges de Georgia Caldera

Les larmes rouges« Le temps n’est rien, il est des histoires qui traversent les siècles… »

Après une tentative désespérée pour en finir avec la vie, Cornélia, 19 ans, est assaillie de visions et de cauchemars de plus en plus prenants et angoissants. Elle se retrouve alors plongée dans un univers sombre et déroutant, où le songe se confond à s y méprendre avec la réalité.

En préambule, il faut savoir que j’aime passionnément les vampires (enfin je m’entends, à une distance raisonnable…). J’aime leur démesure et leur sensualité, leur romantisme sombre et gothique, les interrogations métaphysiques que suscite leur immortalité, les rapports complexes qu’ils entretiennent avec leur humanité moribonde et leurs instincts monstrueux.

Mais voilà : pourtant très fan de la Chronique des Vampires d’Anne Rice – Lestat reste à mes yeux le vampire de fiction le plus fascinant jamais imaginé -, j’avais été quelque peu déçue par le 5ème tome Memnoch le démon. Et je ne parle même pas de mon traumatisme à la lecture du premier tome de Twilight et de l’interprétation du mythe par Stephenie Meyer.  J’avais donc pris depuis quelques distances avec les prédateurs aux dents longues.

Néanmoins, j’ai récemment découvert Les Larmes Rouges de Georgia Caldera, dont les critiques quasi-unanimes m’ont surprise et interpellée. En plus d’être un écrivain de langue française, Georgia est aussi une illustratrice de talent. Elle déclare également s’inspirer d’Edgar Allan Poe, Bram Stoker ou encore Anne Rice et le livre bénéficie d’une très belle vidéo de présentation, illustrée par ses soins. Ajoutez à cela un résumé accrocheur, et j’avais toutes les raisons de me laisser tenter.

Au final, la lecture fut plaisante, même si elle ne m’a pas fait atteindre les sommets que j’en attendais.

L’histoire tout d’abord : la plongée cauchemardesque de Cornélia et sa découverte d’un univers qui l’entraîne peu à peu hors de son existence normale a un côté envoûtant et assez prenant. Les réminiscences nocturnes de sa vie passée, venant éclairer par petites touches les événements terribles qu’elle affronte dans le présent, rythment l’avancée de l’intrigue et aiguisent juste ce qu’il faut l’intérêt du lecteur.

L’ambiance, très palpable, se veut gothique et sombre, à travers les codes somme toute classiques du genre : le château mystérieux, le prince ténébreux, les costumes d’époque, la chapelle dans les bois, l’évocation de Dieu. Mais elle se veut également élégante et romantique : certains moments de grâce marquent l’esprit, comme cette scène magnifique où Cornélia et Henri se laissent emporter dans une danse folle, merveilleuse et fantomatique, défiant les lois de l’attraction terrestre.

Enfin, une des qualités majeures de l’ouvrage est de rendre – enfin – aux vampires leurs lettres de noblesse et leur identité de monstres torturés par leur nature. Je dois avouer qu’après le Robert des Bois de Twilight, ça fait un bien fou. Le personnage de Henri est étrange et énigmatique, effrayant et séduisant à la fois. Son regard clair et mélancolique hypnotise le lecteur (la lectrice ?) pour le rendre au final très attachant. Cependant, Georgia Caldera met un point d’honneur à couper avec l’image du vampire inoffensif, et se fait régulièrement un devoir de rappeler que oui, les créatures de la nuit font peur : ainsi, à plusieurs reprises, elle n’hésite pas à donner dans la scène sanglante et horrifique, jusqu’à un excès un peu surfait parfois.

Pourtant, malgré ces aspects plutôt réussis, je suis restée un peu sur ma faim (vampirique). Même si on rentre assez rapidement au coeur de l’intrigue, l’unité de lieu rend l’ensemble très monotone dans les deux premiers tiers du livre. L’essentiel du tome – passé et présent – se déroule dans la petite ville de Rougemont entre la maison de Cornélia et le château de Henri : Cornélia y fait un va-et-vient quotidien pas toujours très passionnant, les informations sont distillées au compte-gouttes sous un prétexte un peu léger (la règle ‘un repas, une question’ m’a au moins autant agacée que l’héroïne…). Heureusement, les allers / retours entre le passé et le présent donnent un peu de rythme à un ensemble qui aurait été bien pesant sinon.

D’autre part, hormis les personnages de Cornélia et Henri qui occupent tout l’espace du livre, les autres personnages sont peu travaillés, que ce soit les humains normaux, totalement inintéressants, n’ayons pas peur des mots, ou les autres vampires, très manichéens et caricaturaux, à des lieues de la complexité de la galerie des vampires d’Anne Rice.

Tout autant que l’intrigue et les personnages, le style d’écriture est le coeur vivant d’une histoire. Ici, il n’est pas mauvais mais, même si ça n’a l’air de rien, j’ai fini par être très irritée de lire les mêmes mots toutes les deux pages : les verbes ‘marmonner/marmotter’, les expressions ‘pour autant’ et ‘répondre d’une voix blanche’ apparaissent un nombre de fois ahurissant et m’ont donné l’impression tenace que l’auteure manquait cruellement de vocabulaire.

Par ailleurs, les premiers dialogues entre Cornélia et Henri, certaines réactions des personnages, ainsi que les passages de réflexion intime de Cornélia, m’ont paru sonner particulièrement faux et m’ont à plusieurs reprises sortie de l’histoire.

En conclusion, Les Larmes Rouges promettaient une grande et belle histoire mais finalement, l’auteur n’arrive pas à l’exploiter totalement, ne se donnant pas toujours les moyens de son ambition. Ce qui en fait une lecture pas foncièrement désagréable, mais qui ne m’a pas suffisamment alléchée pour entamer le 2ème tome, prévu pour 2014. En revanche, elle m’a redonné le goût du sang, si je puis dire, et l’envie de reprendre la Chronique des Vampires là où je l’avais laissée, à la rencontre du séduisant Armand.

Lapinou Year !

bonne année féeMe voilà de retour sur la blogosphère après un périple de Noël fatigant, mais tellement ressourçant.

Je suis bien heureuse de vous retrouver – vous m’avez beaucoup manqué ! –  et je vous remercie pour vos messages de Joyeuses Fêtes 🙂

J’espère que vous avez passé de merveilleux moments avec vos proches, et que puis-je vous souhaiter sinon une douce année 2014, placée sous le signe de la légèreté et de la réalisation des rêves !