Le défi d’écriture d’Olivia : ‘Souvenirs de douleur’

unehistoireEt hop, voilà mon petit devoir d’écriture de la semaine (je crois que je vais devenir accro…), pioché chez Olivia, avec les mots suivants : apaiser – front – tranchée – décision – dilemme – torture – douleur – âme – divin – damnation – effroi – dresser – combattre – chagrin. La contrainte supplémentaire était : intégrer un flash-back.

‘Cette histoire me paraît désormais lointaine, comme perdue dans les limbes du passé. J’arrive même à croire par moments qu’elle n’est jamais vraiment arrivée. Infatigablement, mon esprit l’a recouverte de monceaux de souvenirs qui sont venus peu à peu ensevelir ces brefs instants de vie exaltée. Pourtant, imperceptiblement, ont survécu en moi d’infimes traces de son odeur, des souvenirs ténus du goût divin de sa peau, un faible écho de son rire généreux. Un moment anodin, intense et précieux, partagé sur une banquette au fond d’un bar, où nous étions seuls ce soir-là au milieu d’une foule chamarrée, bruyante et ivre. Une tendre promenade main dans la main, ponctuée de baisers et de regards, sur les quais de Seine un jour de septembre.

Je me souviens aussi de cette décision, quelques semaines plus tard, tranchée et définitive. Source d’une douleur foudroyante, d’un chagrin sans précédent dont je ne pensais pas pouvoir vaincre l’insupportable torture. Je pense encore avec effroi à ce dilemme inhumain, à ces sentiments surfaits auxquels je croyais, contre lesquels j’ai dû me dresser et que j’ai dû combattre de toute mon âme.

Aujourd’hui, tout a disparu dans les brumes du temps qui passe. Mon front n’est plus fiévreux, mes pensées sont calmes, mon cœur s’est apaisé. Echapperai-je pour autant à la damnation pour avoir failli ? Rien n’est moins sûr.’

La femme parfaite est une connasse : comment j’ai perdu 30 mn de ma vie

connasseLa semaine dernière, en passant devant le rayon livres de mon supermarché, mon oeil s’est arrêté sur le désormais célèbre La femme parfaite est une connasse des jumelles Girard. Je l’ai lu. Je n’aurais jamais pensé en faire une critique mais après cette lecture, mon devoir est manifestement d’éviter à celles (et ceux) qui ne l’ont pas encore lu de dépenser 5€ et une demi-heure de leur temps inutilement.

De prime abord, je me suis dit que le titre et la couverture étaient un tantinet racoleurs. Mais bon, j’aime bien lire de temps en temps les magazines féminins, ça détend et ça fait passer le temps chez le médecin. Le livre jouant dans la même cour, je m’attendais à un petit bouquin sympatoche du genre ‘ahahah c’est trop vrai ça !’ qui allait me faire passer un bon moment. Pourtant, de rire, point du tout, ou si peu. Heureusement, la lecture a été courte (30 mn du début à la fin donc), et j’ai ri, enfin souri, deux fois. En 150 pages, ce petit livre arrive à concentrer une somme impressionnante de poncifs et de clichés qui sonnent plus comme un délire de fin de soirée entre copines bourrées que comme un véritable livre (= potentiellement intéressant à partager avec le monde) : le Cosmo de la salle d’attente, en moins bien. Sans compter que certaines pages sont ni plus ni moins pompées sur la série How I met your mother, sauf que Barney Stinson, lui, est drôle.

Par ailleurs, je me suis posé la question tout au long de mes 30 mn de lecture : quelle est au juste la cible du livre et qui est vraiment la ‘connasse’ en question ? On ne sait pas bien en fait. La fille qui se la pète ? La fille rangée qui ne sort pas picoler tous les soirs ? Même si je n’ai pas bien réussi à cerner le propos, le parisianisme latent dégagé par l’ouvrage m’a plutôt déplu.

Je m’insurge souvent contre le marketing (j’ai le droit, j’en ai fait pendant presque 15 ans). Cependant, malgré toute mon attention, je me suis quand même fait avoir par ce coup de pub et ce bouche-à-oreille plutôt réussi. Pourtant le moins qu’on puisse dire, c’est que le produit est très loin de valoir son emballage médiatique. Bref, trêve d’énervement, si je veux lire des articles féminins hilarants, je retourne de ce pas lire le blog de Sissi de Beauregard, qui a entamé une série désopilante sur la Saint-Valentin. En plus, c’est gratuit.

La richesse de la blogosphère

i love bloggingIl y a plusieurs mois maintenant, l’envie m’a pris de bloguer. Envie de raconter, de partager, de rencontrer. Depuis que je suis arrivée sur la blogosphère, j’écris, beaucoup, mais je suis aussi de nombreux blogs, les vôtres, avec des univers différents, tout aussi foisonnants les uns que les autres. Très honnêtement, je ne savais pas vraiment ce que j’allais trouver dans cette communauté quand j’y suis arrivée, et j’étais à mille lieues d’imaginer que je pourrais m’enrichir autant en vous lisant chaque jour. De la même façon que je ne pensais pas que la sauce prendrait si bien avec vous qui me lisez ponctuellement, de temps en temps ou régulièrement. Pour tout cela, merci à vous tous. 🙂

Dans ma catégorie Coups de coeur de la blogosphère, je voudrais faire un petit focus sur un blog que j’affectionne particulièrement et que certains d’entre vous doivent déjà connaître : le blog Tarot Psychologique d’Elisabeth. Des blogs traitant de sagesse et de spiritualité, il en existe beaucoup et chacun d’entre eux est réellement digne d’intérêt. Mais ce qui fait la particularité du blog d’Elisabeth, c’est la façon dont elle présente une spiritualité bien vivante, à travers le portrait et les témoignages de grandes figures actuelles de la sagesse, au-delà de toute appartenance à un quelconque courant. Dans le blog d’Elisabeth, le dogme importe peu, seule l’expérience compte et ses mots peuvent finalement entrer en résonance avec chacun d’entre nous.

Lorsque je parcours la blogosphère quotidiennement, je mets toujours les articles d’Elisabeth de côté, afin de pouvoir m’y plonger sereinement et m’en nourrir. Chacun de ses articles est source à la fois de réconfort et de réflexion. Ils me permettent à chaque lecture de me recentrer sur l’essentiel, car il est si facile dans notre vie de tous les jours de s’en écarter et de se perdre. Le blog d’Elisabeth est un véritable havre de paix dans le bruit du monde, une véritable lumière dans le tunnel du quotidien. Et Elisabeth elle-même un guide (même si elle n’aimerait pas que j’utilise ce terme !) d’une ouverture et d’une gentillesse incomparables, qui en plus ne manque pas d’humour !

Et vous, que vous apporte la blogosphère ?

Les bons mots de Grande Fripouille

capodastreMaman, tentant de faire de la musique sur sa guitare : ‘Mince, où est-ce que j’ai encore mis mon capo* ??

Grande Fripouille, perplexe : – Ben… dans ta voiture !’

* Capo = capodastre = système utilisé pour transposer le manche d’un instrument à cordes sans toucher à l’accordage mais en limitant l’emploi des cordes à une partie plus petite du manche. Merci qui ? Merci Wiki !

arabesque

arbre à sousGrande Fripouille : ‘Maman, je pourrai avoir un déguisement de Reine des Neiges pour le carnaval de l’école ?

Maman : – On verra ma puce. Déjà, tu n’as peut-être pas besoin d’avoir autant de robes de princesse, et puis en ce moment, tu sais, on n’a pas beaucoup de sous.

Grande Fripouille : – Eh ben, vous n’avez qu’à acheter des sous !’