Emotion du dimanche

Je me rends compte que j’écoute assez peu de chanson francophone, ou alors souvent des vieux chanteurs.

Cependant, même si j’ai été un peu déroutée par son dernier opus Cyclo, j’aime énormément Zazie depuis des années : son écriture reconnaissable entre mille, la sensibilité de ses interprétations, sa voix qui peut être douce mais aussi puissante quand il le faut. Douceur et force que l’on retrouve dans son morceau Si j’étais moi de l’album La Zizanie (2001). Outre le texte qui est sublime, en version live l’émotion est décuplée par son chant écorché de la fin qui ne peut que prendre aux tripes à tous les coups.

Si j’étais moi,
Ni la montagne à gravir
Au bord du vide, la neige à venir
Ne me feraient peur

Si j’étais moi
Ni les pages à écrire
Ni de trouver les mots pour le dire
Ne me feraient peur

Mais je me lâche la main
Je m’éloigne de moi
Je me retrouve au matin
Sur la mauvaise voie
Quand on se perd en chemin
Comment venir à bout
De ces efforts inhumains
Qui nous mènent à nous

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L’atelier d’écriture chez Asphodèle : Fin d’un monde

plumes asphodele

Et voilà la fournée des mots collectés cette semaine chez Asphodèle : temps, vie, chanson, rien, diva, furibond, montagne, souffle, pollution, tempête, ballade, léger, envoyer, courant, bulle, prendre, gonfler, voleter, brèche, blesser, balançoire.

J’ai utilisé tous les mots mais j’ai malgré tout un peu triché puisque j’ai transformé ‘envoyer’ en ‘renvoyer’. Vous me direz que je ne manque pas d’air, en même temps, c’était le thème de la semaine ! ^^

Voici donc ma participation :

‘Eclatée, la bulle fragile qui nous maintenait en vie,
Trop grande était la brèche que nous avions ouverte.
Diva furibonde et blessée, tu t’es rebellée
Pour nous renvoyer au néant.

Plus de chanson qui résonne dans le soir.
Adieu jupes gonflées qui voletaient au vent léger,
Adieu balançoires et rires d’enfants…

Les tempêtes se sont apaisées.
Seule chante désormais la ballade de tes rivières
Courant dans les montagnes.
Le mot pollution est resté au passé…

Si longtemps tu nous as supportés
Et tu respires enfin.
Notre existence aura passé le temps d’un souffle,
Le temps d’un rien.
Tu n’as pas eu d’autre choix que de la prendre
Pour pouvoir vivre.

Nous avions choisi de mourir.’

Mon billet vampirique

Les larmes rougesBillet promis, billet dû ! Après ma lecture mitigée des Larmes Rouges de Georgia Caldera il y a quelques temps, je me suis dit qu’il fallait que je retourne à mes bons vieux classiques du vampirisme. J’ai donc poursuivi la Chronique des Vampires d’Anne Rice que j’avais entamée il y a fort longtemps et je me suis ensuite attaquée à la référence du genre, que je n’avais toujours pas lu : LE Dracula de Bram Stoker. Conclusion : je crois que je n’aime plus autant les vampires, leur immortalité et leurs questionnements métaphysiques, que dans ma jeunesse et je vais faire dès maintenant une pause végétarienne bien méritée.

Armand le Vampire : un 6ème tome de la Chroniques des Vampires en demi-teinte

Armand le vampireDans les années 90, j’ai découvert cette fabuleuse série d’Anne Rice qui offre les personnages de vampires parmi les plus fascinants (Lestat, pour ne citer que lui). Après un Memnoch le démon que j’avais trouvé longuet et rempli d’un prêchi-prêcha qui pourtant ne me fait pas peur habituellement, je m’en étais arrêtée là.

Dans ce 6ème tome, que j’avais depuis très longtemps dans ma PAL, comme disent les pros des blogs de lecture 😉 Anne Rice centre son récit sur l’histoire d’Armand, l’éternel adolescent à la chevelure de feu, que Lestat et Louis, son compagnon vampirique, rencontrent à Paris dans le premier livre, Entretien avec un vampire. De son enfance dans les steppes russes à ses errements parisiens, en passant par sa jeunesse vénitienne et sa transformation par le grand Marius, l’histoire avait de quoi séduire. J’attendais également avec impatience sa vision des événements parisiens, déjà racontés dans le tome 1  par Louis. Mais au final j’avoue m’être un peu ennuyée, par manque de réels enjeux dramatiques et une surabondance de réflexions philosophico-mystico-religieuses qui ne m’ont, je l’avoue, pas passionnée.  Comme si tout avait finalement déjà été dit dans les 4 premiers tomes.

Par ailleurs, j’ai également été surprise par l’érotisme très marqué de ce volume : on savait les vampires d’Anne Rice sensuels et épicuriens, mais on sent qu’entre temps sa trilogie érotique de La Belle au Bois Dormant est passée par là, ce qui, même si je ne m’y attendais pas, n’était pas forcément déplaisant. En outre, l’écriture d’Anne Rice est toujours aussi belle et sa plume stimule toujours autant l’imagination. Pourtant, ce volume ne m’a pas donné envie d’aller jusqu’à la fin des Chroniques, qui pourtant avaient commencé de façon flamboyante avec Entretien avec un vampire, et surtout Lestat le vampire qui est certainement le meilleur opus de la série. Ainsi, je me garde sous le coude sa saga des sorcières qui, paraît-il, vaut le détour (par Salem ?).

Dracula, à l’origine du mythe

dracula bram stokerToujours dans les années 90, pas particulièrement connaisseuse du mythe, ni des innombrables déclinaisons cinématographiques qui lui avaient été dédiées, j’ai découvert Dracula, le film de Francis Ford Coppola. Je crois d’ailleurs que c’est de là que vient ma fascination d’antan pour les vampires. Après avoir tellement aimé ce film, sa puissance dramatique, son romantisme sombre, sa merveilleuse ambiance gothique, je me suis dit récemment qu’il fallait que je découvre (enfin) l’oeuvre originale. Mon sentiment après cette lecture est surtout le regret de ne pas avoir commencé par le livre.

Dans les points positifs, il y a bien sûr l’ambiance. Les premières pages du livre sont très évocatrices et marquantes : la diligence filant dans la nuit des Carpathes, les loups, le château sinistre, le comte Dracula à la fois obséquieux et monstrueux… tout concourt à susciter la terreur. De ce point de vue, la première moitié du livre est une vraie réussite et m’a même fait faire certaines nuits quelques rêves inquiétants.

D’autre part, le choix du roman épistolaire et les différents points de vue proposés (lettres, journaux intimes, …) permettent de se plonger dans chaque personnage et créent une dynamique très intéressante. Enfin, l’écriture en elle-même est charmante, un brin surannée – n’oublions pas que le roman a été écrit en 1897 – et les sentiments exprimés parfois délicieusement démodés, si l’on excepte un sexisme d’époque qui choquerait un tantinet aujourd’hui. Ainsi, l’héroïne Mina Harker est définie comme ayant l’esprit d’un homme (= son intelligence) avec la sensibilité d’une femme. Gloups ^^

dracula minaMais ce charme ne passe hélas pas la moitié du livre. Contrairement au film, où Dracula est un personnage effrayant, mais en même temps si fascinant, multi-facettes et romantique, il n’est qu’un vulgaire monstre à traquer dans le livre. Alors que l’ouvrage porte son nom, c’est finalement lui le grand absent de cette seconde partie.

Donc ici, point de romantisme : plus de Dracula reniant sa foi en Dieu au retour de la guerre suite au suicide de sa bien-aimée qui le croyait tombé au combat, le transformant en monstre non-mort assoiffé de sang. Plus de recherche de la fiancée réincarnée dans le Londres du XIXème siècle.  Cette seconde moitié se résume en fait à une chasse au monstre assez décevante (et très longue) de mon point de vue, les motivations du comte et les origines de sa monstruosité restant jusqu’au dénouement des questions sans réponse.

Ainsi, quand je lis que l’adaptation de Coppola est la plus fidèle à l’oeuvre originale, je dirais oui, mais en mieux. Là où Bram Stoker avait inventé un univers gothique marquant et un personnage maintes fois adapté, Coppola a su y apporter la puissance émotionnelle nécessaire pour créer l’alchimie parfaite. Et que dire de la bande originale (reprise depuis note pour note dans la saison 1 d’American Horror Story, ce qui m’avait passablement agacée ^^) qui m’avait beaucoup marquée à l’époque. Quand la magie du cinéma arrive à transcender les mots.

First Kiss

Ce soir, je voulais partager cette vidéo qui a fait le tour des réseaux sociaux aujourd’hui.

Pour son court métrage ‘First Kiss’ la réalisatrice Tatia Pilieva a demandé à 20 personnes qui ne se connaissaient pas de former 10 couples et de s’embrasser devant l’objectif. Idée curieuse et pourtant ce qui s’en dégage au final est d’une surprenante beauté.

Après une première étape de gêne, puis une autre où chacun ‘sent’ littéralement l’autre, une explosion d’intimité se produit pour créer des moments délicats, tendres, voire même torrides. En tout cas remplis de leur émotion propre.

Pour ceux qui ne l’ont pas encore vue, je vous laisse découvrir, apprécier… et bisous à tous ! 🙂

In love again with WordPress

wordpress coeurComme je le dis souvent, je suis bonne à rien mais prête à tout, et surtout têtue comme une mule. Après des poignées de cheveux arrachées depuis plusieurs jours (aïe !) et des jurons qui feraient rougir la petite fée de mon avatar, j’ai enfin trouvé la solution au mystère de la disparition de la Room dans le vortex du Reader WordPress.

Et si j’ai trouvé, c’est surtout grâce aux suggestions avisées de mon nouvel ami blogueur Bouquinovore dont je vous invite en passant à aller visiter le blog, parce que chez lui c’est comme aller fouiner à la bibliothèque (= que du bonheur). Pour vous éviter une éventuelle perte de cheveux future, je vous livre donc LE truc : il se trouve que j’avais un problème de flux RSS invalide. Je vois d’avance la tête de certains d’entre vous, j’ai fait la même ^^.

Question 1  : comment sait-on qu’on a un flux RSS invalide ?

  • déjà parce que vous n’apparaissez plus dans le Reader de WordPress et que des amis blogueurs ont la gentillesse de vous le signaler
  • parce que quand vous rentrez l’adresse de votre blog sur feedvalidator.org, en ajoutant /feed/ à la fin, eh bien il vous dit que votre flux est invalide.

Question 2 : comment fait-on pour le rendre de nouveau valide ?

Heureusement, ce cher feedvalidator ne se contente pas de dire ce qui ne va pas, il vous dit aussi où. Chez moi apparemment, il y avait un problème dans le billet que j’ai fait il y a quelques temps sur l’opération Les Toiles Enchantées.

feedvalidator

Comme je ne suis pas bilingue français-feedvalidator, et que je n’ai pas bien compris ce qui péchait, j’ai donc purement et simplement supprimé l’article fautif (sans trop de remords car l’opération en question se terminait le 28 février et qu’elle a permis de recueillir 3 500€ grâce à nous blogueurs !).

Enfin, lorsque j’ai relancé feedvalidator, le problème était résolu et j’ai été gratifiée de ce message qui a déclenché chez moi une danse du soleil et de la joie combinées, mâtinées d’un peu de country, yee-haw ! Pour conclure, je n’aurai qu’une chose à dire : vous m’avez manquééééééé ! 🙂

WordPress ne m’aime plus…

coyoteDepuis quelques semaines, il semblerait que mes billets n’apparaissent plus dans le Reader WordPress. J’avais dans un premier temps constaté une baisse dans le nombre de likes et de commentaires, mais bon cela est parfois dû au sujet (je ne peux pas être passionnante à chaque fois ! lol) et ne m’avait pas particulièrement alertée. Jusqu’à ce que ma chère Elisabeth de Tarot Psychologique me confirme qu’elle ne voyait plus jamais mes billets dans le Reader. Ainsi, hormis le trafic issu des moteurs de recherche, qui lui n’a pas diminué, et des différents tags, notamment sur les ateliers d’écriture, j’ai donc perdu le contact avec la majorité d’entre vous sur la communauté WP, et j’en suis bien triste…

Je me suis adressée à plusieurs reprises au support WordPress sans réponse satisfaisante de leur part (voire même pas de réponse du tout sur l’adresse support@wordpress.com) et mon problème n’est toujours pas résolu. Si vous avez connu ce genre de souci et que vous avez une solution (enfin en supposant que vous puissiez lire ce billet ^^), je suis bien sûr preneuse.

En attendant, je vais faire une petite pause ici, non pas que je manque d’idée de sujets, mais sans échanges avec vous ça a tout de même moins de saveur… Alors comme dirait mon ami Vil Coyote : HELP !

L’atelier d’écriture chez Olivia : Ariane sur le fil

unehistoire La semaine est passée très vite (c’est fou, hein, quand on travaille ! ^^) et j’avoue avoir un peu délaissé WordPress, d’autant plus que mes articles, et nombre des vôtres, n’apparaissaient plus (et n’apparaissent toujours pas, semble-t-il) dans le reader.

Malgré tout, même à la dernière minute, je n’ai pas voulu louper l’atelier d’écriture de cette semaine chez Olivia, dont les mots à placer étaient les suivants :  Hésiter – incertitude – énigme – interroger – épreuve – sportif – doper – tricher – punir – injustifié – loi – attraction – terrestre – aérien – météo

La contrainte facultative était la suivante : commencer le texte par ‘Regardez-le’. Voici donc ma participation pour cette semaine 🙂

‘- Regardez-le !

Ariane éclata de rire. C’est vrai que j’avais cette fâcheuse tendance à la grandiloquence quand je récitais des vers et Ariane ne se lassait pas de s’en moquer. Ce soir-là, nous nous étions retrouvées dans son petit appartement des Buttes Chaumont parce qu’elle avait besoin d’une compagne de répétition pour sa nouvelle pièce de théâtre, dont la première était prévue dans trois semaines. Non sans quelque fierté, j’étais son acolyte favorite dans cette mission et j’accourais toujours avec plaisir quand elle me sollicitait, même si elle me punissait de son rire tonitruant que je trouvais parfois injustifié. Ainsi, quelques verres de vins et amuse-gueule plus tard, nous étions entrées dans le vif du sujet, et visiblement Ariane était d’humeur taquine.

J’admirais sa façon d’aborder ses rôles, comme une véritable épreuve, à la manière d’un sportif, sauf que sur scène, impossible de se doper ou de tricher. L’incertitude n’est plus de mise, hésiter est interdit, seul le texte compte. Dès que le rôle prenait possession d’Ariane, et non l’inverse, sa véritable personnalité se faisait aérienne, les expressions qu’elle affichait étant à la merci de la loi implacable de l’auteur. Une vraie météo des sentiments. Ses personnages exerçaient toujours sur elle une attraction terrible et j’aimais cette sensation de ne pas la reconnaître quand elle était habitée. Bien que je la connaisse depuis des années, Ariane était pour moi une véritable énigme, à la fois amazone et fragile, lunaire et terrestre, et je m’interrogeais encore sur qui elle était vraiment.’