Happy – Pharrell Williams

Cette petite vidéo ce matin… Because I’m happyyyyyyyyyyyyy 🙂 Bon week-end à tous !

Clap along if you feel like a room without a roof
Because I’m happy
Clap along if you feel like happiness is the truth
Because I’m happy
Clap along if you know what happiness is to you
Because I’m happy
Clap along if you feel like that’s what you wanna do

Je suis une rédactrice So Busy Girls !

macaron-redactrices-rose-300pxAujourd’hui, danse de la joie, salutation au soleil, chant de la victoire… Je suis désormais une rédactrice So Busy Girls !

So Busy Girls, pour celles et ceux qui ne connaissent pas (encore), c’est un magazine online créé et animé par des blogueuses, qui traite de tous les sujets qui intéressent les Girls, parce que c’est bien connu, les Girls ça aime papoter, échanger, rigoler, se confier… En deux mots (ou presque), So Busy Girls, c’est le webzine pour filles de la blogosphère. Et accessoirement, c’est aussi 26 574 followers sur Twitter, 25 526 fans Facebook, 5 972 abonnées Hellocoton. Bref, ça claque.

Oui d’accord, mais toi Biancat, comment as-tu été intronisée rédactrice ? C’est bien simple : en ce mercredi 8 janvier de l’an nouveau 2014, gonflée à bloc et pleine de bonnes résolutions, je me suis dit ‘Tiens, et si je candidatais chez So Busy Girls ?’ C’est vrai ça, les articles sont funs, l’équipe a l’air trooooop sympa et puis le macaron rose irait vraiment bien dans ma Biancat’s Room.

Ni une ni deux, j’ai donc empoigné mon clavier, fait un mix des yeux du Chat Potté et des Puppy Eyes de Sam Winchester (si, ça marche, la preuve… c’est surtout l’intention qui compte), et j’ai écrit mon mail de motivation.

gif-chat-potté puppy-eyes-sam

Après de longs mois d’attente, hier soir sans crier gare, un petit mail de la rédaction So Busy Girls m’attendait ma boîte. Là, mon coeur a fait un bond et 122 pensées et demi se sont précipitées en une seconde dans ma tête. Si on m’écrit après tout ce temps c’est que c’est forcément oui… Oui, mais peut-être que la rédac a fait du ménage dans ses mails et qu’un mail groupé de refus est parti sur toutes les candidatures refusées ?

Enfin, dans ces cas-là le plus simple, c’est encore d’ouvrir le mail, surtout quand il annonce une bonne nouvelle. Depuis hier soir, je fais donc officiellement partie de la Dream Team des rédactrices So Busy Girls, et je ne suis pas peu fière 🙂

Je vois la vie en Gifs…

award

Allez hop, une petite journée tag 🙂 Les adorables Kim du blog By Kimysmile ! et rp1989 du blog La Chambre Rose et Noire m’ont nommée pour le Wonderful Team Member Award (je ne sais pas où ils vont chercher tous ces noms ^^), ainsi que pour le tag Ma Vie en Gifs. Quand j’ai vu ce tag, je me suis tout de suite dit :

blog-barney

Alors un grand merci à vous deux les filles 🙂

Pour Ma Vie en Gifs, voici le mode d’emploi :

1/ On cite la personne qui nous a tagué(e)

2/ On associe un gif à chacun des cinq mots que la personne nous a donnés

3/ On propose à notre tour cinq mots différents

4/ On tague cinq personnes

 

Voici donc les 5 mots de rp1989, et mes gifs :

GLAMOUR

gif_how you doin

EVASION

evasion_gif

GOURMANDISE

gif_gourmandise

QUOTIDIEN

gif-super-mom

AMUSEMENT

amusement_gif

Et voici les 5 mots de Kim :

BONHEUR

gif-chat-26

EUPHORIE

Happy

INTENSITÉ

Ryan-Gosling-Gifs-notebook-gif

SYMPATHIE

gif_sympathie

FANTASTIQUE

gif_awesome

A mon tour, voici mes 5 mots : Passion – Folie – Rêve – Sexy – Avenir

… et je tague :

Sissi de Beauregard

Ladyelle

Parole de Léa

Le bonbon au cassis

Mlle Latino

… ainsi que tous ceux qui ont envie de s’amuser à le faire ! A vos Gifs, prêts, partez ! 😉

Se prendre au jeu de l’écriture

plumes asphodeleunehistoireIl y a quelques mois maintenant, j’ai commencé à participer à des ateliers d’écriture, sur le blog d’Olivia Billington d’abord, puis sur le blog Les Lectures d’Asphodèle ensuite. L’objectif, simple, de ces ateliers est de rédiger un texte, prose ou poème, en utilisant une liste de mots proposée par l’ensemble des participants, liste elle-même inspirée d’un mot lancé par l’organisatrice.

A l’origine, j’étais très intriguée par l’exercice et vraiment impressionnée par les textes rédigés avec talent par les participants, et surtout de voir comment à partir d’un même matériau, chacun arrivait à y développer son propre imaginaire. La question qui me taraudait alors était la suivante : comment diable débrider son imagination et sa créativité en partant d’un carcan de mots imposés ? Par curiosité, et très tentée par le défi, un jour je me suis lancée. Quelle ne fut pas ma surprise de constater à quel point, loin de les brider, les mots servent de terreau à la créativité, portent l’imagination, la stimulent et l’emmènent dans des directions où elle ne serait sans doute pas allée s’aventurer.

De semaines en semaines, j’ai également fait une autre découverte : que la plupart du temps, les personnages issus de ces ateliers ne se contentent pas d’un seul tour de piste, ils ont envie d’aller au bout de leur histoire. Ils vous empêchent de dormir, se rappellent à votre bon souvenir dès le réveil et ne vous lâchent pas tant que la boucle n’est pas bouclée. Petit à petit, ils prennent de l’épaisseur dans votre esprit, leur caractère s’affine et s’affirme, leur visage se dessine… Récemment, quand j’ai pensé à mon trio Tristan / Sarah / Antoine, dont j’ai commencé l’histoire il y a un moment sans l’avoir encore terminée, ils me sont apparus comme dans un film, avec l’ambiguïté ténébreuse de Ben Whishaw (Tristan), la douceur lunaire d’Emily Kinney (Sarah) et le charme juvénile de Hugh Dancy (Antoine). Rien que ça ! ^^

Ben-Whishaw Emily-Kinney Hugh-Dancy   

Parti d’un petit jeu d’écriture, l’exercice se révèle au bout du compte passionnant et très excitant. Un premier jet de deux histoires est déjà écrit (Ariane et Cynthia), et encore à retravailler. Je ne sais pas si j’aurai la constance pour aller au bout mais si c’était le cas, j’aimerais bien terminer un petit recueil de nouvelles, des portraits de femmes, en créer la couverture, l’imprimer et pouvoir dire à mes filles plus tard : c’est Maman qui a écrit ça. On dirait bien que j’ai trouvé mon prochain objectif.

Atelier d’écriture chez Asphodèle : So far, so close…

plumes asphodeleAprès avoir fini mon histoire de Cynthia / Honey, j’ai eu du mal à dire au revoir à Jensen et à part quelques poèmes, mes nouvelles sont restées au point mort. Puis, à la lecture des mots chez Asphodèle cette semaine, j’ai eu envie de reprendre l’histoire de Sarah que j’avais laissée un peu en plan, avec pour objectif de l’écrire dans les semaines à venir.

Voici donc la récolte n° 30, avec laquelle j’ai comme souvent un peu triché : tendresse, peau, solidarité, incompréhension, mosaïque, regard, amour, handicap, souffrir, tolérance, dispute, similitude, solitude, séparation, complémentaire, richesse, éloignement, étranger, égal, déranger, combattre, hagard, herbage, horrifiant.

Et ma proposition, pour une fois pas trop longue :

‘Elle dévisagea Antoine, son regard bleu, sa bouche rieuse, ses boucles brunes, et elle en voulait à Tristan d’avoir permis que ces sentiments s’insinuent en elle. Elle en était la première horrifiée et ne tolérait pas cet interdit, mais elle n’arrivait plus à lutter et son cœur avait renoncé à combattre. Antoine opposait la complicité à l’incompréhension, la proximité à l’éloignement, la présence à la solitude. Mois après mois, Tristan avait lentement glissé du statut d’âme sœur, son égal, son être complémentaire, à celui d’étranger. La richesse de leur relation désormais handicapée, la similitude de leurs goûts, leur solidarité indéfectible, tout cela s’était brisé dans une mosaïque de disputes, puis d’indifférence et de froideur. L’imminence d’une séparation ne semblait pas le déranger, Sarah avait même l’impression que c’était ce qu’il attendait, comme si sa souffrance existentielle pouvait trouver du répit et du soulagement dans le rejet de l’autre.
Quand Antoine prit son visage entre ses mains avec tendresse et enfonça délicatement ses doigts dans sa chevelure, elle lâcha prise. Le contact de sa peau la fit frissonner et souffrir tout à la fois. Elle ferma les yeux, consciente de sa mine hagarde et perdue, et s’abandonna à son baiser. Elle perçut l’odeur de l’herbe fraîchement coupée du parc, le goût inédit de ses lèvres, le doux murmure de leurs soupirs, et laissa s’envoler l’image de Tristan.’

 

Ma vie, mon ex et autres calamités

couv-ex-calamites-hdIl y a une dizaine de jours, ma copine de blog Sissi de Beauregard m’a envoyé un petit mail pour me demander si je souhaitais faire partie des premiers lecteurs de son premier roman. Flattée, j’ai bien sûr sauté de joie et hurlé un « ouiiii » tonitruant, parce que lire les livres des copines, j’adore ça. J’ai ensuite guetté le facteur pendant plusieurs jours, je lui ai violemment arraché des mains le précieux paquet quand il l’a apporté et, totalement échevelée après la bataille, j’ai enfin pu découvrir le bébé de Sissi, qui en réalité s’appelle Marie Vareille.

Petit retour en arrière : cela fait plusieurs mois que je suis le blog de Sissi/Marie, Fan de Chick-Lit, sur lequel je rigole souvent comme une bécasse, parce que j’adore son écriture décalée et irrésistible, ainsi que son imagination débordante. A la défaveur d’une pause bloguesque (ou d’une chute inopinée dans un vortex multi-dimensionnel, Sissi/Marie et moi n’avons pas encore trouvé la vraie explication), j’avais loupé l’annonce de la parution de son livre, que j’ai donc découvert un peu en retard.

Qu’à cela ne tienne, le livre a quand même fini par se retrouver entre mes mains fébriles, j’ai mis provisoirement de côté mon Arturo Perez-Reverte et, après une lecture que j’ai dévorée, il fallait que je me fende d’un petit billet. Au préalable, il faut savoir que je ne suis d’habitude pas très portée sur la Chick-Lit (= littérature pour les filles). Enfin, j’ai bien lu Le Journal de Bridget Jones il y a longtemps et j’apprécie les (bonnes) comédies romantiques (ah ! Amour & Amnésie avec Drew Barrymore et Adam Sandler…) mais ma culture en la matière est, je l’avoue, assez pauvre. Quoi qu’il en soit, j’ai passé un excellent moment avec Ma vie, mon ex et autres calamités.

L’histoire : Juliette a un amoureux, un job, un appartement et trente-et-une paires de chaussures. Mais toutes les bonnes choses ont une fin : du jour au lendemain elle se retrouve célibataire, chômeuse et sans logement ! Elle déprime pendant des jours devant Gossip Girl en engloutissant des kilos de Chococookies. Jusqu’à ce qu’une série de quiproquos rocambolesques la contraigne à affronter sa plus grande terreur, l’avion, et à s’envoler pour les Maldives à la poursuite de son ex et de sa mystérieuse nouvelle copine. Évidemment, là non plus, les choses ne tournent pas comme elle l’avait imaginé. Elle rencontre notamment un jeune homme, certes très beau, mais aussi très désagréable. (source : 4ème de couverture)

On a là une histoire écrite par une fille pour les filles : c’est rafraîchissant, pétillant, positif, et on a une grande banane à la fin. Les personnages sont bien croqués et l’effet miroir marche à fond. Juliette, commerciale dans une grande entreprise avec ses pauses café, ses notes de frais et son petit côté Ridiculous Girl, m’a rappelé ma vie de jeune marketeuse parisienne et je n’ai pas pu m’empêcher de m’identifier à elle (les galères en moins ^^) avec une pointe de nostalgie. Les autres personnages sont également bien sentis, les sentiments dépeints avec beaucoup de justesse, ce qui rend l’histoire, certes loufoque, crédible et attachante. On suit donc les aventures de Juliette avec beaucoup de plaisir, Marie ménageant toujours un petit suspense, et je me suis surprise deux soirs de suite à me coucher tard à coup de ‘Allez, encore un chapitre’.

Qui plus est – fait peu étonnant puisque je connaissais déjà la plume de Sissi – c’est bien écrit, parfois émouvant, souvent très drôle : rien que le titre des chapitres vaut son pesant de cacahuètes et j’ai pouffé à plusieurs reprises en lisant certaines images hilarantes dont Marie a le secret. On a en outre droit à une vision très positive de la vie (Live your dreams !) qui donne envie de déplacer des montagnes une fois le livre refermé.

Ainsi, même peu familière de la Chick-Lit, je ne regrette pas du tout ma lecture et je remercie encore Marie, à qui je souhaite beaucoup de succès, pour sa confiance. Et si vous partez à la mer cet été, emportez Ma vie, mon ex et autres calamités dans votre valise : vous vous offrirez un bien agréable intermède de détente, avant de passer à des lectures plus sérieuses.

We Need to Talk about Kevin

we need to talk about kevinJ’avais beaucoup entendu parler de ce film, aussi quand au détour d’un zapping je suis tombée dessus, je me suis dit que c’était l’occasion de m’en faire ma propre opinion.

Le thème de départ de We Need to Talk about Kevin est fort et dérangeant, et hélas toujours d’actualité : Eva, mère quadragénaire, voit son fils adolescent commettre un massacre dans son lycée et s’interroge sur sa part de responsabilité dans ce drame.

Ai-je apprécié ce film ? C’est difficile à dire. Il a certes des qualités indéniables. Tout d’abord, le jeu impeccable de Tilda Swinton, dans un rôle délicat de mère subtilement indigne qui met sa carrière entre parenthèses pour avoir un enfant. Sous ses traits, Eva transpire de froideur. Pourtant, on souffre avec elle de son impossibilité à comprendre Kevin dès sa petite enfance et de sa frustration à ne pas pouvoir communiquer avec lui malgré ses efforts. Il faut également souligner le travail ciselé sur l’image et les couleurs : grisaille à l’esthétique glacée et glaçante, pour mieux faire surgir les éclaboussures de rouge qui traversent le film tels des éclairs fulgurants. Enfin, la structure en flashbacks, un peu déroutante au départ, permet d’appréhender l’évolution de Kevin et de reconstituer séquence après séquence le chemin qui le mènera à l’irréparable.

Malgré ces côtés positifs, le film peine à trouver son positionnement. La réalisatrice Lynne Ramsay semble en effet ne pas arriver à choisir entre analyse clinique et film d’épouvante, ce qui se traduit par une interprétation parfois outrée d’Ezra Miller, qui interprète Kevin à 16 ans. Autant le jeu des deux jeunes acteurs qui interprètent Kevin enfant est subtil et plutôt impressionnant, autant les sourires carnassiers du Kevin adolescent sonnent faux par excès d’intention et desservent la réflexion que l’on pourrait avoir sur ses motivations, auxquelles Ramsay n’apporte pas de réponse – ce qui en soi n’est pas forcément un mal -. Responsabilité maternelle ? Enfant maléfique ? A vous de vous faire votre propre idée sur les origines du Mal. Dans un rôle assez proche, j’avais finalement été plus touchée par l’interprétation beaucoup plus nuancée d’Evan Peters (dans le rôle de l’adolescent meurtrier Tate Donovan) dans la première saison d’American Horror Story

Cette hésitation dans la direction à donner au film, que la réalisatrice ne tranche jamais vraiment, finit par ôter de la force au propos, faisant de We Need to Talk about Kevin un objet intéressant, mais finalement loin de l’oeuvre profondément troublante et effrayante qu’elle aurait pu être.

Un ano de amor – Luz Casal

Livresquement parlant, je suis à l’heure espagnole (olé !), alors ce matin j’avais envie de me laisser emporter par la voix de Luz Casal. Voix d’une passion aussi pourpre qu’un coeur désespérément amoureux et que des lèvres avides de baisers éperdus.

Y de noche, y de noche
Por no sentirte solo
Recordarás nuestros días felices
Recordarás el sabor de mis besos
Y entenderás en un solo momento
Que significa un año de amor.

 

Le Prisonnier du Ciel – Carlos Ruiz Zafon

le prisonnier du cielQuand on me demande quel est mon livre préféré,  je réponds parfois que c’est L’Ombre du Vent de Carlos Ruiz Zafon : merveilleux mélange de mystère, de passion, de drame et de fantastique, ce livre m’avait littéralement emportée. En 2009, Zafon en avait écrit une suite qui n’en était pas vraiment une, Le Jeu de l’Ange. Avec ce titre que j’avais trouvé un peu alambiqué et moins prenant que le premier tome, il poursuivait ainsi une série désormais intitulée Le Cimetière des Livres Oubliés. En 2012, paraissait un troisième volume : Le Prisonnier du Ciel. Avide de retrouver les sensations du début de la saga, je me suis donc lancée : hélas, c’est un bien joli titre pour un livre qui ne tient malheureusement pas ses promesses.

Barcelone, Noël 1957. À la librairie Sempere, un inquiétant personnage achète un exemplaire du Comte de Monte Cristo. Puis il l’offre à Fermín, accompagné d’une menaçante dédicace. La vie de Fermín vole alors en éclats. Qui est cet inconnu ? De quels abîmes du passé surgit-il ? Interrogé par Daniel, Fermín révèle ce qu’il a toujours caché. La terrible prison de Montjuïc en 1939. Une poignée d’hommes condamnés à mourir lentement dans cette antichambre de l’enfer. Parmi eux Fermín et David Martín, l’auteur de La Ville des maudits. Une évasion prodigieuse et un objet volé… Dix-huit ans plus tard, quelqu’un crie vengeance. Des mensonges enfouis refont surface, des ombres oubliées se mettent en mouvement, la peur et la haine rôdent. (source : Amazon.fr)

Intrigant et aguicheur, ce résumé était très alléchant de prime abord : retour des Sempere père et fils et de Fermín (héros de L’Ombre du Vent), de David Martín (héros du Jeu de l’Ange), mystères épais comme les brumes de Barcelone, drames sous-jacents… Pourtant, contrairement au voyage que ces quelques lignes laissaient présager, j’ai attendu pendant les 400 pages de l’ouvrage de ressentir un frisson d’évasion qui n’est jamais venu. Car disons-le sans détour : de tension ou d’enjeu dramatique, vous n’en trouverez pas dans Le Prisonnier du Ciel. La vie de Fermín qu’on pensait voir voler en éclats est tout au plus légèrement troublée. On se désintéresse également très rapidement de l’inconnu dont la menace est bien trop évanescente pour inquiéter. Enfin, le personnage de Daniel apparaît dans ce volume terriblement terne et peu attachant et la Barcelone quasi-surnaturelle que Zafon décrivait comme personne a bien pâli. Et que dire du Cimetière ? Il est devenu comme les livres qu’il abrite : quasiment oublié…

Pour autant, la lecture ne fut pas foncièrement désagréable, parce que le style de Zafon reste plaisant et qu’il était plutôt intéressant de faire le lien entre les personnages des volumes précédents et d’en savoir plus sur le passé sombre de Fermín. Malheureusement ça ne suffit pas, loin s’en faut, et ce troisième tome, qui fait plutôt office de respiration dans la série avant une suite déjà annoncée, est au fond très dispensable. Même si les dernières lignes du livre introduisent un quatrième tome qui sera l’occasion d’approfondir les origines de Daniel, ce sera certainement sans moi.

Ainsi, plutôt que ses opus qui sentent de trop loin la pression commerciale des éditeurs, je préfère garder de Zafon le souvenir de L’Ombre du Vent et de Marina. Et en matière d’auteurs espagnols, je vais retourner à un ancien amour et me plonger dans Le Cimetière des Bateaux sans nom d’Arturo Perez-Reverte.