Ca y est, je suis une Lostie

personnages-lostParfois je suis à la page pour les séries, parfois pas du tout. C’est donc avec beaucoup de retard que j’ai enfin vu la série Lost, terminée depuis 2010, dont je viens d’enfiler goulûment les six saisons.

Le point de départ de la série est simple (c’est peut-être la seule chose qui le soit, d’ailleurs ^^) : un avion, le vol Oceanic 815, s’écrase sur une île en plein milieu du Pacifique. Une quarantaine de rescapés vont tenter d’y survivre et vont rapidement découvrir qu’elle recèle bien des mystères…

Comment parler de cette série, qui est sans doute la plus foisonnante que j’aie visionnée ces dernières années ? Aventures, fantastique, science-fiction, mythologie, spiritualité… Lost est un mélange détonant qui m’a mis, je dois dire, une grosse claque télévisuelle, avec certains épisodes relevant purement et simplement de l’anthologie.

Une écriture approximative mais un univers passionnant

Au niveau de l’écriture scénaristique, Lost ne tiendrait aujourd’hui pas la comparaison avec la plupart des productions actuelles, du moins les productions de qualité. En effet, à partir d’une simple série d’aventures au départ, avec quelques mystères parsemés, les scénaristes ont tissé au fil des saisons un univers extrêmement ambitieux, multipliant les pistes et les idées (dont certaines fabuleuses) mais ils se sont parfois laissé un peu dépasser par leur sujet.

lost-desmond-pennyPourtant, si l’on excepte les approximations, l’univers de Lost se révèle absolument passionnant et hormis dans les vraies séries de science-fiction, rares sont les séries qui sont allées aussi loin. En la matière, les saisons 4 et 5 offrent des bijoux d’épisodes SF (Perdus dans le temps, saison 4 épisode 5, pour ne citer que celui-ci) qui m’ont donné un plaisir immense.

Par ailleurs, s’il est un art dans lequel ont excellé les scénaristes de Lost, c’est dans celui de scotcher le spectateur à son écran par des cliffhangers propres à le maintenir en haleine. De plus, la narration de la série n’étant pas linéaire, ces cliffhangers ont dû parfois attendre plusieurs épisodes avant de trouver leur issue, ce qui a alimenté en permanence l’appétence du spectateur pour la série. Une vraie mécanique marketing en quelque sorte.

Enfin, la riche mythologie de l’île – un personnage à part entière – et de ses gardiens, ont apporté une dimension insoupçonnée à l’ensemble. L’enjeu de Lost n’est-il pas au bout du compte de sauver le monde ? Cette mythologie, les différents mystères de l’île, les circonvolutions spatio-temporelles, ont ainsi alimenté pendant six ans les théories les plus folles de la part de spectateurs passionnés, et rien que pour ce tour de montagnes russes, le voyage en valait la peine.

Une galerie de personnages hauts en couleurs

Ce qui fait la force de Lost, ce sont avant tout ses personnages, et la vision de la série entière – et de sa conclusion – m’ont confortée dans l’idée qu’avant même l’histoire que le show raconte, ce sont surtout ses protagonistes qui étaient au coeur des préoccupations des scénaristes. Jack, Sawyer, Desmond, John, Charlie, Hugo, Kate, Ben, Jacob… autant de personnages marquants, très bien servis par leurs interprètes, dont les fêlures se sont dévoilées au fur et à mesure des différents flashbacks, les rendant tous plus attachants les uns que les autres. Sans compter quelques histoires d’amour émouvantes (ah… l’histoire de Desmond et Penny ❤ ) qui m’ont parfois tiré quelques larmes d’émotion.

lost-destiny-callsDans la trame principale – qui s’est révélée au final être un grand jeu d’échecs grandeur nature – même si certains mystères inexpliqués ont été laissés un peu en rade, le destin des personnages et leurs différents liens ont toujours servi de fil rouge à la série. Pour se conclure dans l’ultime saison (que certains spectateurs ont d’ailleurs eu du mal à comprendre) avec une envolée spirituelle et mystique qui a déçu une bonne partie des fans et que j’ai pour ma part trouvée certes un peu déconnectée du reste, mais tellement émouvante. Ainsi, en guise de conclusion, et en marge de son récit d’aventures qui se conclut de manière épique, Lost finit par délivrer un message humaniste un peu similaire au film Cloud Atlas, qu’on subodorait en fait dès la première saison : à travers le temps et les dimensions, tous les êtres humains, toutes les âmes dirais-je même, sont liés, par l’amitié, par l’amour, par le destin. De quoi ravir les spiritualistes – dont je fais partie – mais perdre en route ceux qui avaient aimé le Lost de la première heure.

Pour ceux qui ne l’ont pas encore découverte, que répondre à la question ‘Faut-il regarder Lost ?’ Je dirais oui, bien sûr, mais en ayant à l’esprit qu’il faut s’attendre à tout… et que rien n’arrive par hasard 😉

West Coast – Lana Del Rey

Je présentais il y a deux jours le nouvel opus de Lana Del Rey, Ultraviolence. West Coast est un de mes morceaux préférés de l’album, entre rock rebelle et envolées oniriques. Le clip, une même scène de bonheur répétée à l’infini, rappelle l’impression ressentie à la première écoute du disque : un long morceau envoûtant qui ne finit jamais.

Enjoy et bonne journée à tous !

Ultraviolence : la reine Lana est de retour

Lana-Del-Rey-Ultraviolence-2014En 2012, la musique de Lana Del Rey éclatait à la face du monde avec l’album Born to die. Bien plus qu’une chanteuse, on découvrait un personnage et un univers. Un monde onirique pétri de nostalgie et de mystère, où les hommes sont dangereux et où les héroïnes lynchiennes ne sont pas loin.

Comme le disait Victor Hugo, la mélancolie, c’est le bonheur d’être triste. Cela n’a jamais été aussi vrai qu’avec la musique de Lana Del Rey. Quand je l’écoute, l’adolescente à fleur de peau qui marquait le nom de son amoureux à l’infini sur ses cahiers d’école me titille toujours un peu, je me dis aussi que oui, le monde est décidément trop cruel, mais Dieu que c’est bon.

Après avoir menacé d’arrêter la musique fin 2012, Lana semble avoir finalement changé d’avis et nous est revenue le 13 juin dernier avec un nouvel album, Ultraviolence, produit par Dan Auerbach, le chanteur et guitariste des Black Keys.

Un nouvel opus moins accessible

J’avais été si envoûtée par Born to die – que j’écoute toujours en boucle – que j’appréhendais un peu la découverte d’Ultraviolence. Difficile en effet de maintenir un tel niveau quand on a démarré au sommet. Contrairement à son prédécesseur, la première écoute s’est avérée moins évidente, les morceaux moins faciles d’accès et le coup de foudre n’a pas été immédiat.

lana-del-reyLe côté pop et hip-hop a disparu au profit d’un rock d’inspiration seventies où plane le fantôme des Eagles. Lana, qui s’était elle-même définie comme une Nancy Sinatra gangsta, a laissé son côté gangsta au vestiaire, l’album flirtant beaucoup plus avec les guitares, tantôt douces comme dans Blooklyn Baby, tantôt plus violentes et saturées comme dans Shades of Cool ou Pretty when you cry.

Sa voix a perdu ses envolées enfantines pour se faire plus profonde et plus intime, plus troublante aussi, jusqu’à une interprétation étonnamment classique, et par conséquent déroutante, du dernier morceau de l’album.

Mais Lana reste Lana

Cette nouvelle direction artistique et cette coloration musicale plus rock, à laquelle Dan Auerbach n’est bien sûr pas étranger, ne trahissent en rien l’univers de Lana Del Rey. Bien au contraire, les rythmes lancinants et lascifs et les sonorités vintage servent à merveille sa mélancolie fantasmatique et sa nostalgie douloureuse. Dans les textes, les filles fragiles tombent toujours amoureuses des bad boys et aiment toujours flirter avec la mort. Et Lana reste plus que jamais dans son personnage, entre star irréelle tout droit sortie de l’âge d’or hollywoodien et icône résolument moderne.

Plus qu’un album, un voyage

La première impression laissée par Ultraviolence est celle d’un long morceau qui n’en finit pas. Ce n’est qu’après plusieurs plongées que les nuances se font jour, que l’univers se dévoile et que l’on est définitivement conquis par la grande cohérence artistique de l’ensemble. Il est de ces amours qui demandent de la persévérance avant de se révéler. Ainsi, Ultraviolence n’est pas une boîte à tubes comme pouvait l’être Born to die, ni seulement l’album d’une artiste tour à tour décriée et adulée, c’est avant tout un voyage musical à ne pas manquer.

 

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Lettre d’une inconnue – Stefan Zweig

lettre_inconnue_zweigCes derniers temps, j’ai eu une soudaine envie d’auteurs classiques, de nouvelles et d’histoires d’amour. Après avoir fait une escale par Mademoiselle Else d’Arthur Schnitzler, je suis tout naturellement arrivée chez Stefan Zweig, dont la Lettre d’une inconnue m’a bouleversée.

Quel auteur décrit mieux que Zweig la passion et les sentiments ? Dans cette oeuvre à mi-chemin entre la nouvelle et le roman court, Zweig fait le récit poignant d’un amour immense et dévastateur, dont le drame sera de rester dans l’ombre, anonyme. Allergiques au romantisme échevelé, s’abstenir.

Un écrivain reçoit une longue lettre le jour de son 41ème anniversaire. Dans cette lettre, une femme inconnue lui déclare l’amour qu’elle lui a porté toute sa vie, un amour entier et inconditionnel qui aura coloré toute son existence, jusqu’à son issue inévitable et tragique.

En une soixantaine de pages, Stefan Zweig nous dévoile l’histoire de cette inconnue qui, pour s’être pris à l’âge de 13 ans d’un amour immédiat et absolu pour son voisin de palier, un écrivain de 25 ans léger et fantasque, verra son destin sacrifié sur l’autel de la passion. Zweig décrit avec une finesse et une délicatesse inégalées cet amour dévorant et nous fait suivre pas à pas la vie de cette femme dont chaque geste, chaque action, chaque pensée, sera tourné vers cet amant qui ne la reconnaîtra jamais. Plusieurs fois leurs chemins se croiseront, plusieurs fois elle passera fugitivement dans sa vie, plusieurs fois il l’aimera, mais sans que jamais son image ne s’imprime dans son esprit ou dans son coeur.

C’est donc le drame d’un amour non partagé que nous conte Zweig, Zweig que seuls les personnages maltraités par le destin intéressaient. Une passion extrême, exclusive et destructrice, proche de la folie, mais narrée avec infiniment de grâce et de retenue, dans une écriture sobre et magnifique de subtilité. Au niveau de la structure, Zweig utilise dans cette nouvelle la technique du récit enchâssé, pour mieux mettre en exergue la vanité poignante de la passion, et de la vie entière, de cette inconnue. L’histoire démarre et se clôt donc à travers le regard de l’écrivain, au moment où il ouvre la lettre, puis une fois qu’il a terminé cette lecture singulière.

L’émotion monte ainsi tout doucement tout au long du récit, et le coeur du lecteur se serre progressivement jusqu’à un épilogue court mais ô combien émouvant, lorsque l’écrivain réalise la passion terrible dont il a été l’objet sans le savoir. Et l’existence de cette amante qui lui a consacré sa vie et dont, même après la lecture de la lettre, le visage ne lui reviendra jamais clairement, tel un halo évanescent et insaisissable.

Les 5 commandements de la Zumba

Le fitness, tout un programme… Pendant des années, j’ai écumé les salles de sport, usé mes baskets, transpiré des litres de sueur, subi des jours de courbatures, et à peu près tout testé. Et puis un jour, j’ai découvert la Zumba. La première fois que j’ai entendu ce mot, je me suis tout de suite imaginé une troupe de filles avec des tresses en train de danser pieds nus sur Scatterlings of Africa de Johnny Clegg. Une image plutôt éloignée du fitness traditionnel que je connais et de ses acronymes parfois étranges : LIA (Low Impact Aerobic), TBC (Total Body Conditioning), STEP (Step)…

Si, comme moi, l’image de Johnny Clegg vous vient, voici ce qu’est réellement la Zumba : malgré son nom très exotique, il s’agit ni plus ni moins d’un programme d’entraînement physique qui combine des mouvements toniques d’aérobic et de danse. Pour les vieilles routières du fitness qui ont l’habitude des step touch, V-Step et autres grapevines, on les retrouve aussi dans la Zumba.

Alors oui, on peut pratiquer la Zumba sur des musiques africaines, mais en réalité on peut faire de la Zumba sur à peu près tout ce qui est pêchu et qui se danse. La base, ce sont principalement les musiques latinos (salsa, merengue, kuduro, reggaeton…) mais avec du hip-hop, de la pop, voire de la technodance, ça marche aussi.

cours de zumba fitness avis 2 Les 5 commandements de la Zumba

Plutôt qu’un très long discours (et parce que je ne peux pas faire de démo live dans cet article), voici les cinq raisons pour lesquelles il faut faire de la Zumba :

1. Un excellent moment, tu passeras

La Zumba, ce n’est pas difficile. On danse, certes, mais ce n’est pas de la chorégraphie Michael Jackson troisième dan. On peut patauger un peu les premiers cours, mais le plaisir vient vraiment très rapidement. L’astuce, c’est de faire des mouvements personnels quand on perd le fil, l’essentiel étant surtout de garder le rythme (et aussi d’aller dans le même sens que les autres pour éviter les collisions). Peu importe si les pas sont approximatifs et les bras un peu emmêlés. De toute façon, personne ne nous regarde.

2. Ton corps, tu libèreras

En fitness traditionnel, un V-step est un V-step, un step touch, un step touch, c’est propre, c’est carré. En Zumba, tout est prétexte à onduler son corps. Au début, on peut avoir un peu de mal à se lâcher parce qu’on est incontestablement moins sexy que Shakira dans le miroir. Pourtant, au bout de quelques cours, la Beyoncé qui sommeille en nous finit par se réveiller sans crier gare : l’objectif, c’est avant tout de s’é-cla-ter ! Encore une fois, personne ne nous regarde : dites-vous bien que la fille derrière nous est bien plus concentrée sur la prof et sur ses pieds que sur notre bras gauche qui est parti dans le mauvais sens.

3. Des cuisses en acier, tu auras

Oui, la Zumba c’est du fitness, c’est-à-dire en grande partie du cardio et du renforcement musculaire. Il faut donc bien souffrir un peu. Alors préparez-vous à cracher vos poumons, à avoir les jambes en coton (ou tétanisées, c’est selon) et à finir le cours rouge comme une écrevisse et totalement rincée. Mais c’est pour la bonne cause, et pire, vous aimerez tellement ça que vous en redemanderez.

4. La tête, tu te videras

Vous avez passé une mauvaise journée au boulot ? Vos enfants vous ont rendu chèvre ? Le chat a vomi ses poils dans le salon ? Ou alors Chéri n’a pas vidé le lave-vaisselle ? Pour évacuer le stress, aller à un cours de Zumba est aussi efficace qu’un billet d’avion pour l’autre bout du monde. Mais c’est moins cher.

5. La douche et la détente, tu apprécieras

Après l’effort, le réconfort. Rien de tel qu’une bonne séance où on s’est donné à fond pour trouver que cette douche est décidément la meilleure de toute notre vie entière. Et que le canapé n’a jamais été aussi accueillant et moelleux. Voire même, après toutes ces calories perdues, on ne culpabilisera presque pas de dévorer une (voire deux) part(s) de pizza.

Tous ces bénéfices pour une petite heure d’effort, je serais vous, je trouverais vite le club de sport le plus proche de chez moi pour essayer.

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Si tôt ?

bisou-enfantNos enfants grandissent sans qu’on s’en rende compte parfois.

A la sortie de l’école maternelle, nous étions aujourd’hui plusieurs mamans à attendre devant la classe pour offrir le cadeau de fin d’année à la maîtresse de petite section et à son assistante. J’ai alors surpris un gros câlin entre ma petite fripouille et un petit Loan de 4 ans. Puis, cette phrase surprenante est sortie de la bouche du bambin, devant un nourrisson dans un cosy :

‘Regarde le bébé, petite fripouille, on en fera des comme ça tous les deux quand on sera grands, hein ?’

Et ce soir, petite fripouille a avoué à sa grande soeur qu’elle avait fait un bisou sur la bouche de Loan ce midi à la cantine ‘parce qu’ils sont amoureux’.

Au choix :

1- C’est terriblement attendrissant et ça tire une larmichette d’émotion.

2- Ca file un sacré coup de vieux.

3- Ca commence à faire peur pour plus tard.

En tout cas, une chose est sûre : ça fait tout drôle.