Lettre d’une inconnue – Stefan Zweig

lettre_inconnue_zweigCes derniers temps, j’ai eu une soudaine envie d’auteurs classiques, de nouvelles et d’histoires d’amour. Après avoir fait une escale par Mademoiselle Else d’Arthur Schnitzler, je suis tout naturellement arrivée chez Stefan Zweig, dont la Lettre d’une inconnue m’a bouleversée.

Quel auteur décrit mieux que Zweig la passion et les sentiments ? Dans cette oeuvre à mi-chemin entre la nouvelle et le roman court, Zweig fait le récit poignant d’un amour immense et dévastateur, dont le drame sera de rester dans l’ombre, anonyme. Allergiques au romantisme échevelé, s’abstenir.

Un écrivain reçoit une longue lettre le jour de son 41ème anniversaire. Dans cette lettre, une femme inconnue lui déclare l’amour qu’elle lui a porté toute sa vie, un amour entier et inconditionnel qui aura coloré toute son existence, jusqu’à son issue inévitable et tragique.

En une soixantaine de pages, Stefan Zweig nous dévoile l’histoire de cette inconnue qui, pour s’être pris à l’âge de 13 ans d’un amour immédiat et absolu pour son voisin de palier, un écrivain de 25 ans léger et fantasque, verra son destin sacrifié sur l’autel de la passion. Zweig décrit avec une finesse et une délicatesse inégalées cet amour dévorant et nous fait suivre pas à pas la vie de cette femme dont chaque geste, chaque action, chaque pensée, sera tourné vers cet amant qui ne la reconnaîtra jamais. Plusieurs fois leurs chemins se croiseront, plusieurs fois elle passera fugitivement dans sa vie, plusieurs fois il l’aimera, mais sans que jamais son image ne s’imprime dans son esprit ou dans son coeur.

C’est donc le drame d’un amour non partagé que nous conte Zweig, Zweig que seuls les personnages maltraités par le destin intéressaient. Une passion extrême, exclusive et destructrice, proche de la folie, mais narrée avec infiniment de grâce et de retenue, dans une écriture sobre et magnifique de subtilité. Au niveau de la structure, Zweig utilise dans cette nouvelle la technique du récit enchâssé, pour mieux mettre en exergue la vanité poignante de la passion, et de la vie entière, de cette inconnue. L’histoire démarre et se clôt donc à travers le regard de l’écrivain, au moment où il ouvre la lettre, puis une fois qu’il a terminé cette lecture singulière.

L’émotion monte ainsi tout doucement tout au long du récit, et le coeur du lecteur se serre progressivement jusqu’à un épilogue court mais ô combien émouvant, lorsque l’écrivain réalise la passion terrible dont il a été l’objet sans le savoir. Et l’existence de cette amante qui lui a consacré sa vie et dont, même après la lecture de la lettre, le visage ne lui reviendra jamais clairement, tel un halo évanescent et insaisissable.

Les 5 commandements de la Zumba

Le fitness, tout un programme… Pendant des années, j’ai écumé les salles de sport, usé mes baskets, transpiré des litres de sueur, subi des jours de courbatures, et à peu près tout testé. Et puis un jour, j’ai découvert la Zumba. La première fois que j’ai entendu ce mot, je me suis tout de suite imaginé une troupe de filles avec des tresses en train de danser pieds nus sur Scatterlings of Africa de Johnny Clegg. Une image plutôt éloignée du fitness traditionnel que je connais et de ses acronymes parfois étranges : LIA (Low Impact Aerobic), TBC (Total Body Conditioning), STEP (Step)…

Si, comme moi, l’image de Johnny Clegg vous vient, voici ce qu’est réellement la Zumba : malgré son nom très exotique, il s’agit ni plus ni moins d’un programme d’entraînement physique qui combine des mouvements toniques d’aérobic et de danse. Pour les vieilles routières du fitness qui ont l’habitude des step touch, V-Step et autres grapevines, on les retrouve aussi dans la Zumba.

Alors oui, on peut pratiquer la Zumba sur des musiques africaines, mais en réalité on peut faire de la Zumba sur à peu près tout ce qui est pêchu et qui se danse. La base, ce sont principalement les musiques latinos (salsa, merengue, kuduro, reggaeton…) mais avec du hip-hop, de la pop, voire de la technodance, ça marche aussi.

cours de zumba fitness avis 2 Les 5 commandements de la Zumba

Plutôt qu’un très long discours (et parce que je ne peux pas faire de démo live dans cet article), voici les cinq raisons pour lesquelles il faut faire de la Zumba :

1. Un excellent moment, tu passeras

La Zumba, ce n’est pas difficile. On danse, certes, mais ce n’est pas de la chorégraphie Michael Jackson troisième dan. On peut patauger un peu les premiers cours, mais le plaisir vient vraiment très rapidement. L’astuce, c’est de faire des mouvements personnels quand on perd le fil, l’essentiel étant surtout de garder le rythme (et aussi d’aller dans le même sens que les autres pour éviter les collisions). Peu importe si les pas sont approximatifs et les bras un peu emmêlés. De toute façon, personne ne nous regarde.

2. Ton corps, tu libèreras

En fitness traditionnel, un V-step est un V-step, un step touch, un step touch, c’est propre, c’est carré. En Zumba, tout est prétexte à onduler son corps. Au début, on peut avoir un peu de mal à se lâcher parce qu’on est incontestablement moins sexy que Shakira dans le miroir. Pourtant, au bout de quelques cours, la Beyoncé qui sommeille en nous finit par se réveiller sans crier gare : l’objectif, c’est avant tout de s’é-cla-ter ! Encore une fois, personne ne nous regarde : dites-vous bien que la fille derrière nous est bien plus concentrée sur la prof et sur ses pieds que sur notre bras gauche qui est parti dans le mauvais sens.

3. Des cuisses en acier, tu auras

Oui, la Zumba c’est du fitness, c’est-à-dire en grande partie du cardio et du renforcement musculaire. Il faut donc bien souffrir un peu. Alors préparez-vous à cracher vos poumons, à avoir les jambes en coton (ou tétanisées, c’est selon) et à finir le cours rouge comme une écrevisse et totalement rincée. Mais c’est pour la bonne cause, et pire, vous aimerez tellement ça que vous en redemanderez.

4. La tête, tu te videras

Vous avez passé une mauvaise journée au boulot ? Vos enfants vous ont rendu chèvre ? Le chat a vomi ses poils dans le salon ? Ou alors Chéri n’a pas vidé le lave-vaisselle ? Pour évacuer le stress, aller à un cours de Zumba est aussi efficace qu’un billet d’avion pour l’autre bout du monde. Mais c’est moins cher.

5. La douche et la détente, tu apprécieras

Après l’effort, le réconfort. Rien de tel qu’une bonne séance où on s’est donné à fond pour trouver que cette douche est décidément la meilleure de toute notre vie entière. Et que le canapé n’a jamais été aussi accueillant et moelleux. Voire même, après toutes ces calories perdues, on ne culpabilisera presque pas de dévorer une (voire deux) part(s) de pizza.

Tous ces bénéfices pour une petite heure d’effort, je serais vous, je trouverais vite le club de sport le plus proche de chez moi pour essayer.

ArticlepubliéSobusygirls-rouge

 

Si tôt ?

bisou-enfantNos enfants grandissent sans qu’on s’en rende compte parfois.

A la sortie de l’école maternelle, nous étions aujourd’hui plusieurs mamans à attendre devant la classe pour offrir le cadeau de fin d’année à la maîtresse de petite section et à son assistante. J’ai alors surpris un gros câlin entre ma petite fripouille et un petit Loan de 4 ans. Puis, cette phrase surprenante est sortie de la bouche du bambin, devant un nourrisson dans un cosy :

‘Regarde le bébé, petite fripouille, on en fera des comme ça tous les deux quand on sera grands, hein ?’

Et ce soir, petite fripouille a avoué à sa grande soeur qu’elle avait fait un bisou sur la bouche de Loan ce midi à la cantine ‘parce qu’ils sont amoureux’.

Au choix :

1- C’est terriblement attendrissant et ça tire une larmichette d’émotion.

2- Ca file un sacré coup de vieux.

3- Ca commence à faire peur pour plus tard.

En tout cas, une chose est sûre : ça fait tout drôle.

Ridiculous Girl et le cadeau du maître d’école

merci maitreCa faisait un moment que Ridiculous Girl se tenait à carreau, il fallait donc bien qu’elle se manifeste juste avant les grandes vacances.

En fin d’année, la coutume est de faire un cadeau au maître d’école, pour le remercier d’avoir fait progresser nos chers bambins, ce qui parfois n’est pas une mince affaire (dit la maman d’une grande fripouille dont la principale qualité est d’être la plus rêveuse  – et donc une des moins attentives – de sa classe).

Je me suis donc proposé de prendre en charge la collecte auprès de quelques mamans, le cadeau, ainsi que la petite carte d’accompagnement. Un panier provençal garni et une jolie carte MERCI plus tard, nous donnons tout cela à un maître un peu ému qui nous claque – mamans et enfants – une gentille bise.

En partant, une maman me glisse à l’oreille : ‘Pour la carte… Monsieur Linais, ça s’écrit -AIS et pas -ET’. Certes, M. Linais est en mi-temps annualisé et il n’est arrivé qu’en février, sa prédécesseure (rien que ce mot au féminin mériterait un billet à lui tout seul…) s’appelait Mme Leprini-Petitjean et ça m’a pris des mois avant de retenir son nom, mais n’empêche… Ridiculous Girl a encore frappé.

Lindsey Stirling : violon et magie

Au hasard d’une page facebook, j’ai découvert Lindsey Stirling. Cette jeune violoniste américaine, finaliste de l’émission America’s got talent en 2010, est moins connue pour ses talents d’interprète que de performeuse – dans ses vidéos Youtube aux millions de vues, elle joue du violon tout en dansant, déguisée, dans des paysages féériques – ainsi que pour ses reprises, classiques ou modernes, sur des rythmes dubstep.

En écoutant ces deux morceaux, n’avez-vous pas soudain la nostalgie du Royaume d’Hyrule et de ses Bois Perdus, et de la Terre du Milieu ? 🙂