Un seul mot : merci !

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2014 de la Biancat’s Room. Un grand merci à vous pour vos visites et vos commentaires, qui donnent vie à ce petit espace virtuel ! Et un clin d’oeil spécial et chaleureux aux top commentateurs : Elisabeth, Laura, LaKapsule, Olivia et rp1989

En voici un extrait :

Le Concert Hall de l’Opéra de Sydney peut contenir 2 700 personnes. Ce blog a été vu 19 000 fois en 2014. S’il était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 7 spectacles pour accueillir tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

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Noël sans Père Noël, ce n’est pas vraiment Noël…

pere-noelSoyons honnêtes : le Père Noël est le premier gros mensonge que nous racontons à nos enfants, et pendant plusieurs années en plus. Mais les étoiles dans leurs yeux au moment de Noël ne valent-elles pas ce petit déguisement de la vérité ?

Entre tradition chrétienne et folklore, entre la crèche du petit Jésus et les lutins du Père Noël, Noël est un joyeux mélange. A vrai dire, je ne me suis jamais posé la question de savoir si j’allais parler ou pas du Père Noël à mes filles parce que pour moi, il était évident que oui. Je me rappelle les moments passés à imaginer comment le Père Noël pouvait bien se glisser chez moi, les jours d’attente impatiente, les lettres que je lui préparais méticuleusement, la magie du petit matin avec les cadeaux au pied du sapin. Cette magie, pas de doute, il fallait absolument que je la partage avec mes filles.

A mon plus grand étonnement, en CE1, ma grande fripouille croit encore au Père Noël, même si c’est devenu différent avec les années. Plus petits, les enfants croient au bonhomme rouge et blanc béatement, sans trop se poser de questions, parce que la frontière est floue entre le monde réel et le monde du rêve. En grandissant, ils s’interrogent : pourquoi y a-t-il plusieurs Pères Noël à différents endroits ? Pourquoi ne se ressemblent-ils pas ? Comment est-il possible de distribuer autant de cadeaux à autant d’enfants en une seule nuit ? Pourquoi doit-on se limiter dans sa commande alors que c’est gratuit avec le Père Noël ?

pere-noel-traineau-rennesAvec la fripouille, on a trouvé quelques réponses : ces Pères Noël qui fleurissent de partout ne sont que des assistants qui travaillent pour le vrai, parce qu’il ne peut pas être partout, évidemment. Et puis tout le monde le sait : le vrai Père Noël est un être magique, il faut au moins ça pour accomplir une telle mission. Et personne ne l’a jamais vu. Enfin, on ne peut pas commander tout ce qu’on veut parce qu’il faut bien sûr partager avec tous les autres enfants de la Terre. La créativité des enfants n’est-elle pas irrésistible quand elle sert à faire durer le rêve le plus longtemps possible ?

Alors tant qu’un petit camarade indélicat ne vend pas la mèche et que la question fatidique ne vient pas, je joue le jeu à fond. Mes poupettes préparent soigneusement leur lettre, la postent dans les boîtes aux lettres prévues à cet effet, préparent des petits cadeaux à l’attention du Père Noël. De mon côté, je dispatche la liste entre les généreux donateurs, je cache les cadeaux. Je leur prépare aussi une petite vidéo du Père Noël sur Internet* (qui au passage a eu un effet bœuf la toute première fois !). La seule chose que j’espère, c’est qu’elles ne vivront pas la découverte du pot aux roses comme une trahison, que la déception ne sera pas trop grande et que ma grande fripouille saura tenir sa langue pour prolonger la magie pour la plus petite. Quand elles sauront, je leur rappellerai les merveilleux moments qu’elles auront vécu et avec le recul, je parie qu’elles aussi trouveront que le jeu en valait la chandelle.

* Pour faire vous aussi votre vidéo du Père Noël : https://www.portablenorthpole.com/fr/

ArticlepubliéSobusygirls-rouge

Drôle de Karma – Sophie Henrionnet

drole-de-karmaJoséphine est une trentenaire ordinaire. Jusqu’au moment où, en quelques jours, sa vie bascule : elle découvre la double vie de son petit ami et se fait licencier. Pour couronner le tout, sa voisine meurt sous ses yeux, victime d’une chute de pot de fleurs sur la tête ! Certains diraient que Joséphine a un mauvais karma, qu’elle enchaîne les catastrophes. Qu’à cela ne tienne : elle décide de quitter Paris pour conjurer le mauvais sort. Cap sur l’Angleterre. Mais là-bas non plus, la vie de Joséphine n’est pas un long fleuve tranquille. Au beau milieu d’une excentrique famille d’aristocrates, les choses prennent même une tournure franchement délirante. Drôle de karma, décidément… Un grain de folie, une bonne dose d’émotion et beaucoup d’humour.

Voilà le cocktail que nous promet la quatrième de couverture de Drôle de Karma, le premier roman de Sophie Henrionnet, aussi connue pour être l’auteur du blog de maman Six and The City. Autant le dire tout de suite, je ne suis ni fan de chick-lit (ou disons que je suis plus Catherine et Heathcliff que Bridget Jones et Mark Darcy), ni de blogs de mamans. Cela dit, dans la même veine, j’avais bien ri avec Ma vie, mon ex et autres calamités de Marie Vareille, alors quand j’ai reçu Drôle de Karma, je me suis dit pourquoi pas.

Honnêtement, dans les premières pages, j’ai eu un peu peur : l’héroïne gaffeuse qui perd en un claquement de doigts son job, son amoureux et sa dignité, l’histoire des ballerines et des boulets de la vie… J’ai eu comme un vieux sentiment de réchauffé. En même temps, j’imagine que c’est aussi le côté cliché qui fait le charme de la chick-lit.

Finalement, la bonne surprise est venue du fait que Sophie Henrionnet emmène son lecteur dans des directions inattendues, faisant cohabiter plutôt habilement une romance (presque pas assez romantique à mon goût pour le coup !), une enquête policière et une plongée dans le passé d’une vieille dame, Mona, personnage haut en couleurs et attachant. A noter aussi cette petite voix dans la tête de l’héroïne, prénommée Francis, que j’ai trouvée originale, mais presque sous-exploitée compte tenu de son potentiel. Ajouté à cela une petite poignée d’humour, et les péripéties de Joséphine se laissent suivre sans déplaisir, d’autant plus que la plume de l’auteur est fluide et facile à lire.

Ainsi, même si ce genre de littérature n’est pas forcément ma tasse de thé (un comble alors que l’histoire se passe essentiellement en Angleterre ^^), si vous cherchez une histoire qui véhicule de la bonne humeur, sans prise de tête, et que vous aimez Bridget et ses consoeurs, ce livre est fait pour vous.

« Diamonds » dans tous ses états

Vous l’aurez peut-être remarqué, mon dada du moment, ce sont les versions alternatives. Si je ne suis pas spécialement fan de Rihanna, je trouve en revanche son morceau Diamonds vraiment sympa. Si j’en parle aujourd’hui, c’est parce qu’il a fait cette année l’objet d’une très jolie reprise par l’australien Josef Salvat, que l’on surnomme déjà le Lana Del Rey masculin (d’où mon intérêt certain en tant qu’inconditionnelle de Lana !). Cette reprise s’est fait notamment connaître parce qu’elle accompagne un spot publicitaire Sony (enfin il paraît, étant donné que je regarde peu la télé, je ne l’ai pour ma part jamais vu ^^). Par ailleurs, la chanteuse Sia, auteur du morceau, y est également allée de sa touche personnelle, avec une version piano-voix sur laquelle elle pose les fêlures de sa voix très particulière.  Diamonds n’a donc pas manqué d’interprètes en 2014 !

Et vous, êtes-vous plutôt Josef Salvat, Sia ou préférez-vous la version originale ?

La version de Josef Salvat :

La version de Sia :

La version originale de Rihanna : 

Ridiculous Girl à la remise de prix

Jeudi, j’étais invitée à la remise de prix d’une Fondation, prix remis à une association pour laquelle je suis missionnée en tant que rédactrice web. Cette association varoise, que je connais depuis 3 ans, fait un travail extraordinaire avec des enfants victimes de maltraitance, au travers de deux maisons d’accueil permanent. J’ai donc fait une danse de la joie doublée d’une ode au soleil lorsque mon amie qui y travaille a fait appel à mes services.

reporter-femmeAinsi, jeudi, c’est en tant que reporter que je me rendais à la cérémonie. Mais c’était sans compter la Ridiculous Girl qui sommeille en moi et qui surgit toujours au moment où je m’y attends le moins. Tout a commencé lorsque j’ai décidé, conseillée par mon GPS (= antiquité parlante de plus de 10 ans qui est censée m’indiquer mon chemin quand je sais où je vais mais que je ne sais pas comment), de ne pas prendre le tunnel de Marseille. Me voilà donc embringuée dans la ville, en travaux depuis mon retour dans le Sud, soit 3 ans. Routes barrées, nouveaux sens uniques, bouchons, retours imprévus sur l’autoroute à 5 minutes du but, j’ai eu droit à tout. Après moult péripéties, je finis malgré tout par atteindre le périmètre de la tour où était en train de se dérouler l’événement, sauf que je n’ai jamais trouvé l’entrée du parking souterrain.

course-talonsA un feu rouge, désespérée, déjà affreusement en retard, j’aperçois un trou de souris sur un trottoir, tout juste fait pour ma Clio. Je la jette gare à l’arraché, avant de m’en extraire tel un polichinelle sous cocaïne, pour entamer une course effrénée, en chaussures à talons évidemment.

Quand j’arrive enfin au bâtiment, je trouve une porte fermée à clé. Un vigile m’ouvre gentiment. Avec mon dernier filet d’air disponible, je lui dis dans un râle que je cherche l’auditorium. « Mais madame, il n’y a pas d’auditorium ici ». Moi, décomposée : « Mais je ne suis pas au 4 quai d’Arenc ? ». « Si, mais c’est peut-être à la tour principale, juste derrière. » Re-course en talons. A bout de souffle et de forces, je pénètre dans la tour, on m’indique (alléluia !) le chemin de l’auditorium (trop de bonheur, je manque même d’embrasser les jeunes filles de l’accueil). Je me glisse discrètement dans l’amphithéâtre, rouge, en nage, la gorge en feu. Et je réalise avec bonheur (et un immense étonnement) que malgré mon honteux retard, je n’ai presque rien manqué. La directrice de la Fondation termine son introduction, puis les enfants de l’association montent sur scène. Entre les discours des personnes-clés de l’association, ils entonnent des chansons, récitent des textes dont les mots prennent l’assistance aux tripes. Je les ai déjà vus à l’oeuvre, pourtant ils me fusillent émotionnellement comme à chaque fois.

Contre toute attente, j’ai accompli ma mission, et je me dis que Ridiculous Girl doit certainement avoir un ange gardien un peu farceur quelque part.

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I follow rivers – Lykke Li

Il nous est tous déjà arrivé d’entendre un morceau et de mettre des semaines (mois ?) à le retrouver et à identifier l’artiste. C’était mon cas pour le morceau I follow rivers de la suédoise Lykke Li, jusqu’à ce que M. Spotify et ses playlists m’apportent (enfin) la réponse. Cerise sur le gâteau, j’ai découvert par la même occasion que je ne connaissais que la version remixée par le DJ The Magician… et qu’il en existait une version originale ! C’est donc deux ambiances pour le prix d’une. Enjoy !

La version remixée : 

La version originale :