Film : Jack et la mécanique du coeur

Pour ceux à qui je ne l’ai pas encore souhaitée, une merveilleuse année 2015 à tous ! Au-delà des bonnes choses habituelles (que je vous souhaite quand même, bien sûr 😉 ), j’espère surtout que cette année, vous serez surpris : par la Vie, par vous-mêmes, par vos rencontres, et par vos découvertes !

Et puisqu’on parle de découvertes… J’ai vu cette semaine, au cours de mes après-midis « canap’ de Noël » avec mes fripouilles, le film d’animation Jack et la Mécanique du coeur, sorti en 2013.

jack-et-la-mecanique-du-coeurL’histoire : « Édimbourg 1874. Jack naît le jour le plus froid du monde et son cœur en reste gelé. Le Docteur Madeleine le sauve en remplaçant son cœur défectueux par une horloge mécanique. Il survivra avec ce bricolage magique à condition de respecter 3 lois : premièrement ne pas toucher à ses aiguilles, deuxièmement maîtriser sa colère et surtout ne jamais Ô grand jamais, tomber amoureux. Sa rencontre avec Miss Acacia, une petite chanteuse de rue, va précipiter la cadence de ses aiguilles. Prêt à tout pour la retrouver, Jack se lance tel un Don Quichotte dans une quête amoureuse qui le mènera des lochs écossais, à Paris jusqu’aux portes de l’Andalousie.  » (source : Allociné)

Pour la petite histoire, c’est Mathias Malzieu, chanteur et guitariste du groupe Dionysos, qui a réalisé lui-même ce film d’animation, directement inspiré de son livre La Mécanique du coeur, et de l’album éponyme du groupe. Un mélange surprenant, à la fois magique et triste.

Dès la première scène, on est conquis par la beauté des images – magnifiques paysages d’hiver, superbe Edimbourg –  qui font immanquablement penser à l’univers burtonien. Pourtant, le film s’en éloigne aussi avec les premières notes de musique, composées par Dionysos, qui surprennent pour un film de ce genre. Je l’avoue, j’ai eu du mal au départ car la musique du groupe, peu onirique, ni même très mélodieuse, mais toutefois très présente, dénote un peu avec cet univers fantastique. De même, les voix ne sont pas toujours en accord avec les personnages, trop impersonnelles (Jack, doublé par Mathias Malzieu) ou trop typées (Joe, doublé par Grand Corps Malade). Puis avec l’apparition de Georges Méliès (excellent Jean Rochefort), personnage lunaire et farfelu, et de l’irrésistible Miss Acacia, interprétée par la délicieuse Olivia Ruiz, on finit par se laisser emporter par l’ambiance steampunk / gothique et par le romantisme de l’histoire de Jack à la recherche de sa Dulcinée. Visuellement, à côté des images numériques, certes très belles, et des visages un peu trop lisses, la bonne idée vient des scènes de train, animées à l’ancienne, conférant une inventivité et une fraîcheur bienvenues au film.

Pourtant, malgré de nombreuses qualités, le métrage se révèle un peu long et manque d’un peu de souffle et de densité pour emporter totalement l’adhésion. En outre, sa noirceur ne le destine pas vraiment aux jeunes enfants. Défauts que l’on oublie néanmoins lorsqu’on arrive à la scène de fin, émouvante et poétique, qui conclut l’histoire de Jack en nous laissant avec un petit pincement au coeur.

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22 réflexions sur “Film : Jack et la mécanique du coeur

  1. Punaise, tu écris bien 🙂 (c’est pas nouveau bien sûr ^^ mais je tenais à le re dire :p)
    Du coup, tu me donnes envie de voir cette animation que j’avais laissé en attente depuis trop longtemps 🙂

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    • Je ne pense pas que ce soit du steampunk à proprement parler, mais l’époque (fin XIXème), Madame Madeleine et ses machines, les trains, le cinématographe de Méliès, tous ces éléments y ressemblent tout de même furieusement ^^ Je pense en effet qu’il est dispo en DVD 🙂

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        • Eh bien… *sort ses lunettes de Maître Capelo* ^^ le steampunk, ou rétro-futurisme, est un sous-genre de la science-fiction : des histoires (romans, films, …) qui se déroulent en général à la fin du XIXème siècle (époque victorienne) et où sont utilisées toutes sortes de machines (souvent à vapeur). Ainsi, on peut dire que Jules Verne ou H.G. Wells sont un peu les ancêtres du steampunk ! Dans Jack et la Mécanique du coeur, ce sont l’époque (1874), les machines de Madame Madeleine, les trains et le cinématographe de Georges Méliès, entre autres, qui le rattachent à ce genre. Voilà ! 😉

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