Mes Fripouilles ont la parole

Allez, pour aujourd’hui, je laisse le micro de la Biancat’s Room aux Fripouilles, parce que le tableau magnétique sur le frigo déborde de leurs petites perles notées par-ci par-là (et que je n’ai plus de place pour noter mes courses). Florilège.

florilègeGrande Fripouille : « Maman, Petite Fripouille, elle est cracra, elle a fait un gros toto ! » (ndlr : parce que des fois, elle en fait des petits)
arabesqueMaman après le déménagement, dans le bureau vide de Papa : « Tiens, c’est marrant, elle a changé l’acoustique de ton bureau !
GP : – C’est quoi une coustique ? » (ndlr : une sorte d’insecte qui kique)
arabesqueGP : « Maman, ça mange quoi les koalas ?
Maman : – Eh bien, ça mange des feuilles d’eucalyptus.
GP : – Ah oui ? Et ça ressemble à quoi comme arbre, un calyptus ? » (ndlr : il aurait aussi pu manger des feuilles d’églantier, mais il n’y a pas de glantiers en Asie)
arabesquePF : « GP, c’est quoi un iguane ?
GP : – Ben un iguane, c’est un peu comme un lézouard. » (ndlr : de la même famille que les serpouants, quoi)
arabesqueGP devant Mister Bean à la télé, dans une scène où il chante à l’église : « C’est marrant la chanson de Mister Bean, il chante « Allez Lola » !
Maman : – Non ma puce, c’est Alléluia… » (ndlr : au nom du père, du fils… et de Lola)
arabesqueMaman, à Papa un vendredi soir : « Bon, ce soir, je fais la pizza pas tard, comme ça on profite de la soirée.
GP : – Maman, c’est quoi une pizza patard ? » (ndlr : c’est la spécialité de maman, je posterai peut-être la recette un jour)

Les fondants au chocolat, coeur coulant aux Thé de LU

Ne changeons pas une formule qui gagne, j’ai encore pâtissé ce week-end ! Au programme : des petits fondants au chocolat avec un coeur coulant aux Thé de LU, dont j’ai trouvé la recette… au dos du paquet. Initialement, la recette a été imaginée par la blogueuse Noémie, dont les recettes sont visibles .

Verdict : un franc succès (= les Fripouilles m’en ont encore réclamé pour le week-end prochain). Parce qu’il ne faut pas garder de telles gourmandises pour soi, voici la recette 🙂

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Un petit gâteau au chocolat…

Préparation : 20 minutes
Cuisson : 8 minutes

Ingrédients (pour une quinzaine de fondants) :

Pour le moelleux au chocolat :

  • 180g de chocolat
  • 180g de beurre
  • 5 oeufs
  • 50g de sucre
  • 60g de farine

Pour le coeur de Thé LU :

  • 1 sachet de 12 biscuits Thé LU
  • 130g de lait concentré sucré
  • 30g de beurre
  • Eau de fleur d’oranger

Préparation :

  • Faire fondre le chocolat et le beurre au bain-marie ou au micro-ondes.
  • Dans un saladier, mélanger et faire blanchir les oeufs et le sucre.
  • Ajouter le mélange chocolat / beurre, puis la farine.
  • Pour le coeur, mixer finement les biscuits Thé LU.
  • Faire chauffer le lait concentré avec le miel et le beurre, puis verser le mélange sur les biscuits. Bien mixer la pâte obtenue et la parfumer à votre goût avec quelques gouttes d’eau de fleur d’oranger.
  • Préchauffer le four à 200°C.
  • Chemiser des moules à muffins ou les garnir avec des caissettes en papier.
  • Remplir les moules à moitié avec la préparation au chocolat, ajouter une grosse cuillère à café de pâte de Thé LU et recouvrir d’appareil au chocolat jusqu’aux 3/4 du moule.
  • Enfourner et faire cuire pendant 8 minutes.
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… qui réserve une jolie surprise !

Servez chaud ou tiède, c’est délicieux !

Quand les Voices of Biancat revisitent Chris Isaak

Me revoilà avec ma marotte préférée : les versions alternatives ! Aujourd’hui, c’est le Wicked Game de Chris Isaak que l’on revisite, avec les « Voices of Biancat » Lana Del Rey et Hannah Reid. Onirisme et douceur avec Lana, émotion pure avec Hannah (que ceux qui auront eu le frisson à 2:04 lèvent le doigt). Enjoy…

 

 

L’original :

 

Et en bonus, cette jolie version d’Emilie Simon, découverte grâce à rp1989 !

Tag « The Voice(s) of Biancat »

Bon, je sais, j’ai déjà plein de tags en retard et malgré ça, aujourd’hui j’en crée un nouveau. Que voulez-vous ? Les inspirations du jour, ça ne se commande pas ! Comme je le disais à Blue Edel, j’ai un petit document word où je consigne les liens des tags qui attendent, et je les ferai un jour, je les ferai ! (= que cela ne vous empêche pas de me taguer sur les tags sympa 😉 ).

The_Voice_Of_Biancat

En thème du jour, je vous propose donc le tag The Voice(s) of Biancat (rien que ça…) car on a tous des voix, masculines ou féminines, qui nous font un effet dingue. Ce ne sont pas forcément les plus impressionnantes ou les plus puissantes, mais dès qu’elles poussent une note, vous êtes partis en mode frissons partout. Donc, voilà mon top 5 dans le désordre 🙂

 

Lana Del Rey

Sa musique ne serait pas la même sans cette voix envoûtante et hors du temps, entre femme-enfant et femme fatale. Ce morceau m’a même inspiré une histoire un jour…

 

 

Dave Gahan

A n’en pas douter, c’est en partie la belle voix grave de Dave qui donne cette profondeur aux morceaux de Depeche Mode, en particulier celui-ci qui est je pense mon préféré du groupe.

 

 

Adam Levine

En ce qui concerne le chanteur de Maroon 5, un doute m’habite : je ne sais pas si c’est parce qu’Adam est canon que je trouve sa voix irrésistible ou l’inverse. Peu importe, dès qu’il chante, je suis en hyperventilation.

 

 

Hannah Reid

La voix de la chanteuse de London Grammar vient d’une autre planète, ça ne peut être que ça. Dans ce morceau, son passage en voix de tête à 1:18 me renverse à chaque fois.

 

 

Amy Winehouse

Amy et sa voix d’or. J’aime quand elle chante en mode bad girl. J’aime aussi quand sa voix devient velours.

 

Bonus : Matthew Bellamy

Sans doute la plus belle voix du rock, incroyable aussi bien sur les albums qu’en live. Matthew, je l’aime.

 

Et bien sûr, je ne pouvais pas conclure sans lui ^^

 

Pour faire démarrer le tag, je compte sur : Pimpf (à qui j’ai parlé de l’idée en premier !) et son inséparable Puce, Kimysmile, rp1989, Blue Edel (chacune son tour 😉 ), Girl kissed by fire, Eugén’hippie, Bookyboop, oth67, lorouge, Pooky, CupcakesMusicTea, les filles de Jeblo, RockandStone et ma douce Ladyelle. Faites tourner les z’amis ! 😉

The 100 saison 2, ou comment une série moyenne peut devenir une tuerie

Démarrée en 2013, la série The 100 vient d’achever sa deuxième saison sur la CW, spécialiste des teen-shows aux US. Après un final audacieux, tétanisant et d’une rare intensité, force est de constater que The 100 est l’exemple parfait de la série moyenne qui a fini par prendre un envol presque inattendu.

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Synopsis : suite à un cataclysme survenu sur Terre 97 ans plus tôt, les derniers survivants de l’humanité sont allés se réfugier sur une station orbitale appelée l’Arche, y instaurant une nouvelle société. Les ressources se raréfiant dangereusement, les dirigeants décident d’envoyer cent délinquants adolescents sur la planète, dans l’espoir de pouvoir quitter l’Arche et de vivre de nouveau à la surface. Mais la Terre a aussi suivi son chemin pendant ces 97 ans, et ils découvrent rapidement qu’ils sont loin d’être seuls.

Une série aux influences multiples

The 100

Markus (Henry Ian Cusick)

Inspirée du roman de Kass Morgan, The 100 se situe à la croisée des chemins entre la série post-apocalyptique tendance survival à la Walking Dead, la série d’aventures à la Lost et le space opera à la Battlestar Galactica ou Star Trek, le tout saupoudré de Hunger Games et de Sa Majesté des Mouches. Hasard ou pas, on retrouve dans le casting les acteurs Henry Ian Cusick, qui incarnait Desmond Hume, personnage emblématique de Lost, ainsi qu’Alessandro Juliani et Kate Vernon, de Battlestar Galactica. Au vu de ces nombreuses références que j’affectionne particulièrement, c’est donc surtout poussée par la curiosité que j’avais entamé le visionnage de The 100 en 2013.

Une fois passés les premiers épisodes, assez mauvais il faut bien le dire, la première saison se laissait regarder sans peine, même si elle n’était pas exempte de défauts. Dans les bons côtés, la série laissait rapidement de côté les amourettes adolescentes pour se focaliser sur l’action : les adultes sur l’Arche d’une part, les jeunes en prise avec leurs découvertes terrestres d’autre part. De plus, la fin de la saison laissait entrevoir un tournant plutôt intrigant dans le scénario, qui m’avait donné envie de poursuivre.

Un gain de maturité et de profondeur

En octobre 2014, est arrivée la saison 2, surprenante tant le saut qualitatif était grand. D’un show pour adolescents très typé CW, The 100 s’est muée en une série beaucoup plus mature, plus sombre, et plus profonde, laissant entrevoir un potentiel scénaristique bien plus vaste que ne le laissait présager la première saison.

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Clarke (Eliza Taylor) et Lexa (Alycia Debnam-Carey)

Les personnages, qui reviennent de loin quand on se rappelle les premiers épisodes, bénéficient désormais d’une écriture impeccable et d’acteurs investis. L’évolution de leur psychologie et de leurs motivations est un quasi sans-faute tout au long de la saison (excepté le personnage de Finn peut-être), qu’il s’agisse des adolescents Clarke, Bellamy, Jasper ou Octavia, des adultes Abby ou Thelonious, ou des autochtones Lexa ou Dante. Leurs relations sont également travaillées et bien construites, comme celle de Clarke et de sa mère Abby, ou celle, plus étonnante, de Lexa, chef des Grounders (peuple autochtone de la Terre), et de Clarke.

Une des forces principales des personnages de la série est également de ne jamais tomber dans le manichéisme. Dans The 100, aucun personnage n’est blanc ou noir : chaque choix, chaque décision les entache irrémédiablement, peu y échappent, et c’est précisément parce qu’ils sont tous des anti-héros qu’ils créent l’empathie. C’est ainsi qu’à la fin de la saison, la jeune héroïne Clarke, campée par l’excellente Eliza Taylor, se pose en véritable pendant féminin d’un Rick Grimes dans The Walking Dead : un leader fort, mais métamorphosé à jamais par l’horreur, la mort et les choix inhumains.

Une véritable réflexion 

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Thelonious (Isaiah Washington)

Le scénario effectue, à partir du déchirant épisode de mi-saison, une montée en puissance sans faille, pour conclure une saison riche en surprises dans le bruit et la fureur, et une incroyable intensité. Dans cette saison, les scénaristes auront abordé des thèmes qui dépassent largement le cadre de la série pour adolescents pour proposer, à travers un scénario ambitieux et des partis pris osés, une réflexion intelligente, dérangeante parfois, sur la guerre, le sacrifice, la perte de l’innocence ou la culpabilité. Espérons que ce tournant plus adulte, plus violent aussi, ne déroutera pas le jeune public de la CW, au risque de voir la série annulée un jour.

Cerise sur le gâteau, le tout dernier épisode « Blood must have blood » s’est fendu d’un petit clin d’oeil à Lost, avec un endroit mystérieux qui n’est pas sans rappeler le bunker de l’Île. Par ailleurs, Thelonious Jaha n’est-il pas l’héritier spirituel de John Locke ou de la présidente Laura Roslin de Battlestar Galactica, incarnant avec conviction la foi face à la raison ?

En conclusion, avec cette deuxième saison, la chenille The 100 a déployé ses ailes pour devenir une belle et grande série, loin d’un petit plaisir coupable comme The Vampire Diaries par exemple (dont je suis pourtant une spectatrice assidue !). La suite entraperçue avec les dernières images permettent les espérances scénaristiques les plus folles pour la saison 3, qui a été confirmée pour octobre prochain, et il y a fort à parier que la planète post-apocalyptique de The 100 réserve encore bien des surprises. Pour les déçus de la première saison, ce serait vraiment dommage de passer à côté.

Les cupcakes au Mars

Mais qu’est-ce que Biancat a encore concocté dans son four ce week-end ? Des cupcakes ! Après un essai totalement loupé quelques semaines plus tôt (gâteau s’apparentant à s’y méprendre à du ciment, glaçage en plastique, ou peu s’en faut), j’ai réitéré, ne pouvant rester sur un échec aussi cuisant. En farfouillant dans les profondeurs du net, j’ai trouvé une base de gâteau délicieuse, que j’ai recouverte d’un glaçage au Mars plutôt sympa. Tout ça en utilisant le kit à cupcakes reçu par ma petite Fripouille à son anniversaire le mois dernier 🙂

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Le joli cupcake que voilà !

Le gâteau

Préparation : 20 minutes
Cuisson : 20 à 25 minutes

Ingrédients (pour 15 cupcakes environ) :

  • 200 g de sucre en poudre
  • 110g de beurre à température ambiante
  • 2 oeufs
  • 200g de farine
  • 1/2 sachet de levure chimique
  • 125 ml de lait
  • 2 cuillères à café d’extrait de vanille ou 1/2 cuillérée de vanille en poudre

Préparation :

  • Travailler le sucre et le beurre
  • Incorporer les oeufs un à un
  • Ajouter la vanille, la farine et la levure, puis le lait
  • Mettre la pâte dans un moule à muffins, soit chemisé, soit rempli avec des caissettes en papier, puis enfourner 20 à 25 minutes : quand ils sont dorés et rebondis, c’est bon !
  • Les laisser refroidir avant de les recouvrir.

Le glaçage :

  • 250g de mascarpone
  • 5 cl de crème liquide
  • 3 Mars

Découper les Mars en petits morceaux et les faire fondre dans la crème (dans une casserole ou au micro-ondes). Mélanger ensuite avec le mascarpone et réserver 1 heure au frigo avant de napper.

Variante : on peut remplacer les Mars par 150g de chocolat blanc, c’est bon aussi et ça donne ça (avec du colorant alimentaire pour faire un joli glaçage rose fripouille) :

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Trop de pâte dans la caissette, ça déborde ^^

 

Atelier d’écriture chez Asphodèle : quand la lumière s’éteint…

plumes asphodeleC’est un air printanier que nous souffle la collecte de la semaine chez Asphodèle, dont voici le résultat : douceur, printemps, déserter, sommeil, chaleur, renaissance, air, bernard-l’hermite, édredon, paresse, plume, aile, volupté, insouciance, liberté, vaporeux, virevolter, cigogne, nuisette, ubac, univers, urgence.

Et voici ma proposition :

« Au téléphone, ma mère m’avait dit qu’il n’y avait pas d’urgence, qu’on pouvait arriver tranquillement vers midi, mais on a fini par être en retard, comme d’habitude. A peine descendues de la voiture, les filles se précipitent dans le jardin en hurlant à tous les vents leur liberté retrouvée. Je passe le petit portail vert dans leur sillage et c’est là que j’aperçois mon père : il paresse dans une chaise longue, enfoncé dans un édredon de plumes tout blanc. De loin, on croirait qu’il savoure la douceur du printemps et la chaleur des premiers soleils. Tout est si calme, rien n’a l’air d’avoir vraiment changé. C’est drôle comme le printemps souffle invariablement chaque année sa brise de volupté et d’insouciance. Une inlassable et toujours optimiste renaissance.

cigogneLes filles se sont approchées de leur grand-père et leurs rires l’ont sorti de son demi-sommeil. Elles virevoltent toutes les deux autour de lui, tout en faisant des zigzags entre le nain de jardin et la cigogne imperturbable. Alors qu’elles jouent bruyamment à cache-cache entre les nuisettes de leur mamie qui sèchent sur la corde à linge, je me penche pour embrasser mon père. Il tourne la tête vers moi et je suis frappée par son regard, jadis si perçant, aujourd’hui vaporeux. Au début, on nous a dit que c’était la maladie de Parkinson. Il tremblait beaucoup, ça n’a pas vraiment été une surprise. Le problème, c’est que ce genre d’invité n’arrive jamais seul. On l’a réalisé quand sa raison a commencé à déserter et qu’il s’est mis à dériver de l’adret vers l’ubac de son esprit.

  • Papy, tu veux qu’on te chante la chanson du bernard-l’hermite qui voulait avoir des ailes ?

Il sourit. Seules ses petites-filles semblent encore l’atteindre. Dans leur univers, la maladie n’est qu’un autre aspect de la réalité et ça ne les dérange pas que Papy ne soit plus tout à fait comme avant. Après tout, il est toujours là pour écouter leurs chansons. »