New York Melody : un coup de coeur pour les 2 ans du blog !

Ce matin, j’avais un petit message de WordPress qui me rappelait qu’aujourd’hui la Biancat’s Room fête ses deux ans 🙂 Alors un gros bisou et un énooooorme merci à tous ceux qui me suivent encore !

Un blog’anniversaire, c’est un bon jour pour partager un coup de coeur. Cette semaine, étant donné que Chéri était en déplacement, j’ai voulu en profiter pour faire un marathon de films et de séries de filles. En véritablité (mot inventé par ma Grande Fripouille, mais très à-propos), je n’ai tenu que 3 jours.

J’ai démarré par la fin de la saison 6 de The Vampire Diaries, qui m’a fait pleurer pendant l’intégralité du season finale. J’ai terminé par Il était temps, une bluette pseudo-fantastique d’une platitude absolue, avec un acteur au look d’étudiant en école de commerce sur lequel j’ai fait un blocage dès la première minute. Et entre les deux, le coup de coeur : New York Melody, ou plutôt Begin Again en VO, avec Keira Knightley, Mark Ruffalo et Adam Levine (oui, je plaide coupable, au départ, j’ai surtout regardé le film pour lui).

begin-again-posterL’histoire : Gretta et son petit ami viennent de débarquer à NYC. La ville est d’autant plus magique pour les deux anglais qu’on leur propose de venir y vivre pleinement leur passion : la musique. Le rêve va se briser et l’idylle voler en éclats quand, aveuglé par la gloire naissante, il va la plaquer pour une carrière solo et… une attachée de presse.
Ses valises prêtes et son billet de retour pour Londres en poche, elle décide de passer une dernière nuit à New York avec son meilleur pote. Ce dernier l’emmène dans un pub, la pousse sur scène et la force à chanter. Dans la salle, un producteur s’adonne à sa plus dangereuse passion : l’alcool. Revenu de tout, du succès et de sa gloire passée, amer, rancunier, il a perdu le fil de sa vie… Et soudain il entend cette voix, découvre cette grâce, ce talent brut et authentique… Une rencontre enchantée qui pourrait finir en chansons… (source : Allociné)

Disons-le tout net : j’ai adoré ce film. Le scénario n’est certes pas d’une folle originalité, mais tout dans ce film est attachant. Du joli filet de voix de Keira Knightley au charme un peu nounours de Mark Ruffalo, en passant par la façon que John Carney a de filmer New York. Et que dire de la dernière prestation d’Adam Levine sur scène, absolument craquante !

Contrairement à ce que le synopsis peut laisser croire, ce film n’est pas vraiment une comédie romantique, on y parle d’amour, oui, mais c’est surtout d’amour de la musique dont il s’agit. Et de la musique, il y en a beaucoup. Pas d’une grande originalité non plus, mais de celle qui donne le sourire et qui reste dans la tête. A tel point qu’après avoir vu le film, je me suis passé la BO en boucle pendant plusieurs jours !

Begin Again, c’est aussi une histoire de rêves, thème qui m’est particulièrement cher : rêves de gloire pour certains, rêves plus modestes pour d’autres. A ce titre, la fin du film laisse un sentiment de bien-être qui se poursuit bien après le visionnage et ça fait du bien. Sorti un peu dans l’indifférence l’été dernier, ce joli petit film sans prétentions est une véritable bouffée d’air frais et vaut vraiment le détour. En tout cas, moi je suis tombée sous le charme !

Et pour ne pas changer de mes habitudes, je vous propose deux versions alternatives du morceau-titre du film, qui a été nominé aux Oscars cette année. Interprété à deux moments différents par Adam Levine et Keira Knightley, chaque version a sa propre couleur, même si ma préférence va à la version d’Adam. Alors… #teamAdam ou #teamKeira ? 🙂

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Running to the sea – Röyksopp & Susanne Sundfor

J’ai découvert la chanteuse norvégienne Susanne Sundfor sur un morceau que j’adore, qui est aussi le titre principal de la BO du film Oblivion, écrit par le groupe M83. J’aime aussi cette collaboration avec les norvégiens Röyksopp, où sa voix aérienne surfe sur les sons électro et oniriques du groupe.

Bonne soirée à tous ! 🙂

22/11/63 de Stephen King : un voyage marquant

Je n’ai jamais beaucoup lu Stephen King, même si j’ai vu nombre d’adaptations de ses romans (la plus récente étant la série Under the Dome). Ma dernière lecture du King remontait en outre à très très loin. Pourtant, à sa sortie, j’avais été attirée par le synopsis de 22/11/63, et il trônait depuis sur les étagères de ma bibliothèque.

221163-Stephen King« 2011. Jake Epping, jeune professeur au lycée de Lisbon Falls dans le Maine, se voit investi d’une étrange mission par son ami Al, patron du Dîner Local, atteint d’un cancer. Une « fissure dans le temps » au fond de son restaurant permet de se transporter en 1958 et Al cherche depuis à trouver un moyen d’empêcher l’assassinat de Kennedy. Sur le point de mourir, il demande à Jake de reprendre le flambeau. Et Jake va se trouver plongé dans les années 60, celles d’Elvis, de JFK, des grosses cylindrées, d’un solitaire un peu dérangé nommé Lee Harvey Oswald, et d’une jolie bibliothécaire qui va devenir l’amour de sa vie. Il va aussi découvrir qu’altérer l’Histoire peut avoir de lourdes conséquences… » (Source : Amazon)

Le premier sentiment qui m’a étreinte en terminant ce livre a été la nostalgie, comme au retour d’un long voyage. Et il fut long en effet, avec pas moins de 930 pages en version brochée (qui, au passage, pèse une tonne et n’est pas du tout pratique à lire au lit 😉 ). De 1958 jusqu’au fatidique novembre 1963, Stephen King décrit l’Amérique des années 50 comme personne, sans angélisme exacerbé, mais avec réalisme et tendresse. On sent, on entend et on voit cette Amérique d’un autre temps, dont les obsessions étaient différentes des nôtres et dont on se surprend à être nostalgique sans l’avoir connue.

22/11/63 parle de voyage dans le temps, pourtant ce n’est pas vraiment un roman de science-fiction. King part simplement de ce postulat de base pour tisser une trame parallèle, qui mêle habilement l’Histoire et l’histoire, à travers une reconstitution très documentée. C’est ainsi qu’au fil du roman, on découvre la vie de Lee Harvey Oswald, tellement bien intégrée au récit qu’on en oublie la frontière entre la réalité et la fiction et que la crédibilité de la thèse, ici celle du tireur isolé, passe au second plan.

L’intérêt du roman réside en effet surtout dans les questions pertinentes qu’il pose et qui font partie des grands classiques de la SF : serait-il souhaitable de changer le passé si nous en avions la possibilité, et d’effacer ainsi la trame de nos vies pour en créer une nouvelle pas forcément meilleure ? Quel est l’impact de nos vies et de nos actes sur le cours de l’histoire et sur ceux qui nous entourent ? Ces interrogations prennent vie à travers la grande mission de Jake, mais également – et surtout – à travers sa vie quotidienne pendant ces 5 ans, à travers ses rencontres et ses décisions, et sa belle histoire d’amour avec Sadie. Parce que 22/11/63 est avant tout un roman d’amour, d’une beauté simple, jamais mièvre, et dont la conclusion, parfaite et poignante, m’a laissée le coeur serré pendant plusieurs jours.

Certes, on pourrait se demander pourquoi King a eu besoin de près de 1 000 pages pour conter cette histoire. Je répondrais qu’il a simplement suivi les circonvolutions de la vie et du temps, en nous entraînant au passage. Car malgré la longueur, on ne s’ennuie jamais : son style très vivant et la grande force évocatrice du récit font en permanence défiler le film sous nos yeux, jusqu’à un dénouement que j’ai trouvé paradoxalement presque trop court.

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé. Aussi, sortie de ce pavé, j’ai eu besoin de quelques jours de pause lecture. Et j’ai finalement réalisé que ce livre m’avait laissé un goût de trop peu en matière de science-fiction pure et cela m’a donné envie de me replonger dans les maîtres du genre, pour voyager encore plus loin.

Miroir, mon beau miroir…

miroir-humour

Vous êtes-vous déjà interrogé sur l’image que les plate-formes virtuelles renvoient de vous ? Récemment, certaines conversations sur Facebook m’ont mise malgré moi face au miroir, entraînant toute une salve de questions : qu’est-ce que les réseaux sociaux disent de moi ? Le reflet renvoyé est-il fidèle ? Quelle est la facette de moi que j’accepte de montrer ? En parcourant ma page personnelle, j’y ai vu plusieurs personnages : la fille gaie qui se veut cool et qui aime rire de tout, la mère en apparence détendue, la téléspectatrice qui commente The Voice, la férue de séries, la fan de Maroon 5, l’amoureuse des chats, et d’autres encore. Beaucoup de légèreté, peu de profondeur.

Mais c’est surtout ce que je ne dis pas sur cette page qui m’a sauté aux yeux. Car je ne dis pas mes amis qui me manquent depuis notre départ dans le Sud et mon besoin d’échanges vrais. Je ne dis pas la tristesse de voir mon père diminué par la maladie. Je ne dis pas le dépit et le pessimisme que m’inspirent parfois la nature humaine et l’avenir. Je ne dis pas ma soif de spiritualité, ni mes angoisses existentielles. Je ne dis pas non plus mes difficultés de maman au quotidien, ni mes doutes quant au fait d’être une bonne mère. Je ne dis pas mes regrets. Je ne dis pas mes côtés sombres.

Que reste-t-il alors ? Des réseaux sociaux comme exutoires, comme espaces de superficialité sans aucun doute, mais en même temps générateurs de lien et de cohésion quand la distance géographique s’impose. Certes, mon personnage Facebook est tout en statuts et partages fantaisistes, sans grande portée. Il correspond néanmoins à ce que j’ai envie de partager sur ces lieux éphémères, parce que plus serait à mes yeux inapproprié, voire impudique, parce que plus est le territoire de la vraie vie.