Au secours, ma fille rentre en 6ème !

Sur la toile, je suis blogueuse, mais dans la vie, je suis aussi maman ! La différence, c’est que lorsque j’ai démarré ce blog en mai 2013 (plus de 5 ans déjà !), mes deux poupettes avaient respectivement 6 et 3 ans. Aujourd’hui, elles ont 11 ans et 8 ans et demi, et arriva ce qui devait arriver un jour, ma grande Fripouille est rentrée au collège cette année.

Je me souviens de mon entrée en 6ème comme d’une très bonne expérience : un nouveau lieu, plein de professeurs au lieu de l’unique instituteur, une nouvelle façon d’apprendre et de travailler, des rencontres à la pelle. Bref, un concentré de nouveauté et d’excitation. C’est une autre paire de manches lorsqu’on le vit 30 ans plus tard avec ses propres enfants…

Epreuve n°1 : la rentrée

Ce lundi 3 septembre, j’ai pris ma journée et je suis sans aucun doute aussi tendue, voire plus, que ma fille ! Lorsque nous arrivons dans la cour du collège, ce sont presque 200 élèves qui sont réunis là. Avec eux, autant de parents au moins aussi stressés que moi de lâcher leur progéniture à peine sortie de l’école primaire dans ce nouvel univers.

En matière d’accueil, ils savent y faire au collège : au micro, le directeur nous fait un petit speech d’accueil, vantant la volonté d’excellence de l’établissement. Puis s’ensuit l’appel de tous les élèves, un par un, afin de constituer les classes qui partent ensuite les unes après les autres vers leur salle principale.

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Première classe : la 6ème 2 (j’ai appris plus tard que la 6ème 1 était la classe dédiée au parcours anglophone). Ma fille est appelée au bout de 3 noms et je la vois s’avancer devant toute l’assemblée, timide et inquiète. Au fil des noms qui s’égrènent, elle réalise qu’elle ne sera pas dans la classe de sa meilleure amie. Drame. Nous avons appris plus tard que les options, le théâtre en l’occurrence, étaient un facteur de regroupement pour les différentes classes et ma fille n’a pas voulu prendre l’option théâtre.

A la fin de l’appel, je vois des larmes dans ses yeux, d’autant plus que sa classe est composée de 8 filles et de 18 garçons (et les garçons, c’est nul), car elle a hérité de la section Foot du collège. A ce stade, les parents sont autorisés à accompagner les élèves et leur professeur principal jusqu’à la classe. Je marche donc à côté de ma poupette, jusqu’au moment où je dois la laisser pour aller boire le café offert aux parents par le collège.

2ème épreuve : le bus

On ne se rend pas compte à quel point nos petits sont pris en charge jusqu’au moment où on doit les lâcher dans la nature ! Parce que bien sûr, au collège, plus de périscolaire qui tienne et pas question pour moi de quitter le bureau à 16h tous les jours ! La maison étant trop loin pour rentrer à pied, il a donc fallu prendre un abonnement et une carte de bus. Il a aussi fallu anticiper et réviser l’itinéraire, les arrêts, les trajets à pied.

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Le premier jour, on a prévu de faire les trajets toutes les deux. Seulement, lorsque j’arrive devant le collège l’après-midi pour la récupérer, elle n’est pas dans le flot d’élèves qui sortent. Alors que le trottoir se vide et que je commence à m’inquiéter, je reçois un appel : ma Fripouille qui me dit qu’elle n’a pas retrouvé le chemin du portail principal et qu’elle est passée par la porte arrière du collège. Quelle brillante idée de lui avoir confié un téléphone portable (car moi j’ai été collégienne à l’époque des télécartes 50 unités) ! Après ces longues minutes d’attente, il ne nous reste plus qu’à nous dépêcher pour ne pas louper le bus. Ca serait ballot pour le premier jour.

Les jours suivants, le défi est de faire en sorte que la carte de bus reste dans le sac de cours (tout comme la carte de self). Dans les faits, elle tombe dans la rue et est gentiment rapportée à la maison par une voisine, elle se perd dans l’enceinte du collège, elle est oubliée à la maison (heureusement que j’ai anticipé et que j’ai prévu de mettre des tickets au fond du sac). Tout un programme.

3ème épreuve : l’organisation pour les devoirs

En CM2, rien de plus simple : les devoirs sont souvent donnés du jour pour le lendemain, même si les instituteurs commencent à entraîner les élèves en leur donnant des devoirs à l’avance, pour leur apprendre à anticiper. En outre, 2 fois par semaine, il y a l’aide aux devoirs au périscolaire et tout le monde rentre à la maison avec les devoirs déjà faits. Easy.

Au collège, il faut s’or-ga-ni-ser. Certes, en 2018, l’établissement met à disposition des parents un espace virtuel où l’on peut aller consulter emploi du temps, devoirs à faire, notes, et autres précieuses informations. On y accède même à une messagerie privée. C’est le collège 2.0 ! Je peux ainsi suivre les devoirs donnés et leurs échéances.

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Le moins que l’on puisse dire, c’est que ma poupette chérie n’est pas la reine de l’anticipation : plusieurs soirs, on se retrouve à plus de 21h à réviser des évaluations, à faire des fiches de conjugaison ou à devoir résumer une vidéo Youtube racontant l’épopée de Gilgamesh. C’est vrai qu’après une journée de travail, on ne rêve que de retourner aux joyeusetés du collège 🙂

Bref, il a fallu depuis la rentrée monter en compétence sur l’organisation et ce n’est pas une mince affaire. Le jour de la réunion de rentrée, le directeur, toujours au micro, mais à l’intérieur cette fois, insiste bien sur le fait que nous parents avons une grande responsabilité dans l’accompagnement de nos enfants sur le chemin de l’indépendance.

Quel bilan pour ce premier trimestre de collège ?

Après 3 mois intenses, le premier trimestre s’achève déjà. La rentrée semble déjà loin. Ma poupette est passée de l’enfance à la pré-adolescence. Elle retrouve très souvent sa meilleure amie en dehors des cours : elles font de l’escalade et du dessin ensemble. Les 8 filles de sa classe forment un petit groupe apparemment soudé, renforcé par les journées d’intégration organisées par le collège. Les garçons ne semblent finalement pas si nuls que ça et il faut bien avouer que Romain, le voisin de classe, est tout de même très drôle.

Il semblerait que la carte de bus ait peu à peu cessé d’avoir la bougeotte, ainsi que la carte de self, les clés de la maison et le téléphone portable.

L’organisation se cale petit à petit, même si je suis encore tout cela de très près. Les notes sont ma foi, plutôt bonnes, voire excellentes dans certaines matières, et j’ai hâte de lire les appréciations du premier conseil de classe qui se tenait ce lundi soir.

Conclusion ? Je suis éreintée mais satisfaite de ce passage important ! Fatigant pour les élèves, le passage au collège ? Pour les mamans aussi ! 🙂

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11 réflexions sur “Au secours, ma fille rentre en 6ème !

  1. Ma fille entre au collège l’année prochaine, autant te dire que je n’ai pas hâte, non seulement parce que ça ne me rajeunit pas, mais aussi pour les soucis d’organisation dont tu parles.
    En plus, je garde un mauvais souvenir du collège, donc j’espère que ça se passera mieux pour ma fille !

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  2. Comme tu as raison… L’an prochain, mon dernier bébé rentre en sixième, et fini la petite école primaire à 5 classes, bienvenue au très grand collège d’une très grande ville… ça va faire bizarre… pour elle, mais surtout pour moi, j’ai toujours pris une claque aux grands changements des filles (maternelle, primaire, collège, lycée…)

    Aimé par 1 personne

    • Je viens de voir ce message il était passé en spam ! Donc oui, le changement ce n’est pas toujours facile, on a encore passé une après-midi très pénible avec les devoirs, vivement un peu plus d’autonomie !!

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