J’ai choisi la contraception définitive

Aujourd’hui, coin des filles à l’honneur avec un sujet qui nous concerne toutes : la contraception. Je ne vous dirai pas si telle pilule est plus efficace qu’une autre ou s’il vaut mieux un stérilet en cuivre ou un stérilet hormonal, mais je vais plutôt vous parler du choix que j’ai fait de recourir à la stérilisation définitive, autrement dit la ligature des trompes. 

Pour ma part, après deux super fripouilles (et deux autres en intérim) et la quarantaine passée, je ne voulais plus entendre parler de nourrissons, de biberons, de couches ou autres réjouissances. Pour autant, le problème de la contraception allait se poser pendant encore un certain nombre d’années. Après avoir fait le tour de ce qui se fait sur le marché, j’avais décrété que chaque méthode avait ses défauts : soit parce qu’elle créait un frein mécanique (règles abondantes liées au stérilet en cuivre, désagrément du préservatif, …), soit parce qu’elle supposait un flot continu d’hormones dans mon corps (stérilet hormonal, implant, pilule, …).

La décision

Sûre de ne plus vouloir d’enfants, j’ai franchi le cap et je suis allée voir mon médecin généraliste pour lui parler de mon souhait de subir une ligature des trompes. Devant ma détermination et mon choix déjà bien arrêté, il m’a envoyée chez un gynécologue. Celui-ci m’a recommandée à un chirurgien spécialisé dans la chirurgie urinaire, avec lequel j’ai eu un premier entretien basé sur la présentation des différentes méthodes possibles et l’exploration de mes motivations.

Suite à cette première entrevue, il m’a fait signer un document indiquant que j’avais bien reçu toutes les informations nécessaires et la brochure explicative. C’est à ce moment-là qu’ont débuté les 4 mois de réflexion obligatoires, pour me permettre de changer d’avis le cas échéant. 4 mois plus tard, mon envie de pouponner n’ayant pas refait surface miraculeusement, j’ai confirmé mon choix et pris rendez-vous pour l’intervention (qui, à ma grande surprise, est remboursée par la sécurité sociale).

La technique

Le principe de la ligature des trompes est simple : empêcher l’ovule de passer de l’ovaire vers les trompes de Fallope, à l’endroit où il est susceptible de rencontrer le spermatozoïde.

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Il existe différentes techniques de ligature des trompes :

  • la salpingectomie : les trompes sont sectionnées, puis suturées
  • les clips : en coupant l’alimentation sanguine d’une partie des trompes, les clips génèrent un tissu cicatriciel qui empêche l’ovule et le spermatozoïde de se rencontrer
  • les anneaux : ils ont la même fonction que les clips et empêchent également la fécondation de se produire
  • l’électrocoagulation : cette technique utilise un courant électrique pour cautériser une portion des trompes
  • l’implant : inséré dans la trompe par voie naturelle, il va peu à peu l’obstruer. Contrairement aux autres méthodes efficaces dès l’intervention, cette technique prend environ 3 mois avant d’être opérationnelle.

La technique qui m’a été proposée est celle des clips. Elle a été réalisée sous anesthésie générale par coelioscopie. Cette méthode – dite mini-invasive – permet d’effectuer des opérations à l’intérieur de l’abdomen en ne pratiquant que de petites incisions. Elle est rendue possible par l’utilisation d’un endoscope, composé d’un tube optique et d’une caméra vidéo, et d’instruments chirurgicaux adaptés.

L’intervention

Comme pour nombre d’opérations chirurgicales, j’ai dû réaliser au préalable un bilan sanguin et rencontrer un médecin anesthésiste. Le jour J, je me suis présentée à 8h30 pour une intervention prévue à 9h30 en ambulatoire.

Un infirmier est venu me chercher vers 9h et m’a emmenée directement dans mon lit roulant. Une fois arrivée dans la zone des blocs opératoires, on m’a rapidement installé la perfusion destinée à injecter les produits anesthésiants, avant de me transférer au bloc. Dans une belle salle blanche avec vue sur le soleil breton (si si), on m’a installée sur la table d’opération, mis un masque sur le visage et quelques secondes plus tard, j’étais partie dans les bras de Morphée.

En salle de réveil quelques heures plus tard, j’ai eu l’impression qu’il ne s’était passé que quelques minutes, mais l’intervention était déjà finie. Le temps de sortir un peu du coaltar et on m’a ramenée dans ma chambre aux alentours de 12h30. Vers 14h30, j’avais été nourrie avec un repas léger et j’étais prête à rentrer à la maison.

Les suites opératoires

L’avantage de la coelioscopie est qu’elle est peu invasive et ne laisse que de légères cicatrices : une petite incision sur le pubis et une dans le nombril. La récupération est de ce fait relativement rapide. Une petite semaine d’arrêt et quelques soins quotidiens plus tard (pas le droit à la douche les premiers jours !) et j’étais de nouveau sur pied. Attention, cela ne veut pas dire que la fatigue n’est pas là les jours suivant l’intervention : il faut prendre le temps de se remettre de l’anesthésie générale et ne pas se brusquer. Il ne faut aussi ne rien porter pendant au moins une semaine ou deux. Autre petit désagrément : la coelioscopie nécessite l’injection de CO2 dans l’abdomen pendant l’intervention et l’élimination de ce gaz peut être douloureuse pendant une semaine ou deux, en particulier aux épaules, à l’aine et sous les côtes.

Côté contraception, comme la méthode est efficace sitôt l’intervention passée, j’ai fait l’erreur d’arrêter la pilule sur le champ. Ca m’a totalement perdue dans mon cycle (car la ligature ne modifie en rien le fonctionnement naturel du corps, on a donc toujours ses règles, vive la cup !), mais en même temps, ça n’avait plus aucune importance !

Pour finir de boucler le processus, j’ai dû pratiquer une prise de sang (pour vérifier le taux d’hormone de grossesse) et une hystéroscopie : peu agréable, voire douloureux, cet examen consiste à injecter un liquide iodé dans l’utérus et les trompes, afin de vérifier sur une radio l’étanchéité du dispositif. À ce jour, il me reste encore un dernier rendez-vous avec le chirurgien pour valider le tout, et me voilà libérée (délivrée !) à tout jamais de toutes les contraintes liées à la contraception.

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J’ai repris le sport… et ça fait mal

La rentrée, c’est le moment des bonnes résolutions. Cette année, dans mon escarcelle je n’en ai mis qu’une, mais de taille : reprendre une activité physique régulière. L’affaire commençait à urger, car j’ai pris la bagatelle de 7 kilos et une taille de vêtements depuis mon arrivée en Bretagne, il y a à peine plus d’un an (et je fais 1m55). De plus, la quarantaine passée, ce n’est quand même plus pareil et on réalise qu’une chips est une chips et qu’une bière est une bière.

J’ai donc enfilé mon plus beau justaucorps orange fluo et je suis allée m’inscrire, sur les conseils d’une amie, au club de sport le plus proche de chez moi. Le fitness et moi, c’est une longue histoire. J’ai arpenté mes premières salles à la fin des années 90, à la grande époque du Body Sculpt, du LIA et du HiLo. Club Med Gym, Cercles de la Forme et autres Eden Forme, ces temples du sport n’ont plus de secret pour moi. C’est du moins ce que je croyais jusqu’à ce que je découvre le planning de ma toute nouvelle salle. Fit Training, CX Worx, … ahem… de quoi parle-t-on exactement ? Heureusement, j’ai retrouvé la Zumba (dont j’avais vanté les mérites ici), mais pour le reste, il ne me restait plus qu’à essayer.

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Un midi, je me décide donc à aller à un cours de Fit Training. Fit, ça veut dire mince, non ? J’ai donc tout à y gagner. J’arrive dans la salle et déjà je constate que la population du cours est à moitié masculine, ce qui m’inquiète un tantinet. Même si je tente de ne pas y prêter attention, les premiers exercices me font regretter amèrement ma présence. Parce que le Fit Training n’est rien d’autre qu’une demi-heure de torture (mon corps et mon coeur ont d’ailleurs très rapidement compris pourquoi le cours ne dure qu’une demi-heure) d’où l’on ressort essoré, rincé, avec d’horribles courbatures pendant 3 jours. En résumé, le cours consiste à alterner des phases de 3mn30 d’activité ultra-intense et ultra-cardio, avec des phases d’1mn30 de récupération (de plus en plus insuffisantes au fur et à mesure que le cours avance, curieusement). Ces phases cardio peuvent prendre des formes diverses et variées : squats avec barre chargées, fentes alternées (et sautées bien sûr), footing, abdos, … bref tout ce qui fait mal, sur un rythme de fou.

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Autant dire que pour une reprise du sport, c’était un chouille trop violent pour moi et il m’a fallu 3 jours avant de pouvoir descendre un escalier sans un « rhaaaaa » de douleur. Après m’être dit en mon for intérieur « le Fit Training, moi vivante, plus jamais » (même si en sortant j’ai dit hypocritement au prof avec un sourire crispé et le visage violet comme une aubergine, « si si, c’était top ! »), j’ai tenté le CX Worx. Sous ce nom un peu prétentieux, se cache la version new look des abdos-fessiers, en langage Les Mills.

Les Mills n’est ni plus ni moins que le leader mondial (ou peu s’en faut) sur le marché du cours de fitness collectif, avec des marques telles que Body Attack, Body Pump, RPM, etc. L’avantage de la licence Les Mills est de pouvoir retrouver plus ou moins les mêmes cours d’une salle à l’autre. L’inconvénient est qu’elle laisse moins de liberté aux profs. Qu’à cela ne tienne, j’ai essayé le CX Worx et force est de constater que même s’il est aussi douloureux – et je l’espère efficace – qu’une séance old school, ce cours d’abdos-fessiers revisité n’a plus rien à voir avec les cours d’antan. Exit les vieilles haltères, place aux élastiques et aux poids. Exit aussi les antiques séries d’abdos, place à des exercices originaux principalement basés sur le gainage. Ils sont forts chez Les Mills. Après la Zumba du mardi soir, je valide donc le CX Worx du lundi midi.

Pour finir mon petit programme hebdo, j’ai testé le coaching personnel ce samedi. Même si j’ai écumé beaucoup de salles, je n’avais en effet jamais essayé les machines de musculation. Après avoir souffert pendant près d’1h30, être allée au bout de moi-même (ou presque), et gagné le droit de marcher comme un cow-boy pendant 2 jours pour cause d’adducteurs endoloris, je suis repartie contente de moi avec un petit programme personnalisé, que je vais caler le samedi de 11 à 12.

Avec tout ça, qui (si elle freine sur les crêpes et les apéros-chips du week-end) va avoir un corps de rêve d’ici quelques mois ? ^^

Breizh Power

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Ce qui est réconfortant avec un blog, c’est que même sans son auteur, il continue son petit bonhomme de chemin, engrange tranquillement les vues et les visiteurs. Pendant qu’il menait sa petite vie sur WordPress, de mon côté, j’ai traversé la France et quitté le grand Sud pour m’installer en Bretagne avec mes Fripouilles, il y a un mois de ça. Un changement de vie total qui ne s’est pas fait sans angoisse, mais qui est contre toute attente arrivé à son terme, grâce à beaucoup de chance et d’heureux hasards.

Installée dans un appartement chaleureux, près de l’amoureux, avec un bon poste, dans une magnifique région, la vie se reconstruit tranquillement. Je reprends peu à peu la lecture et le visionnage de séries, l’écriture me chatouille, tout comme l’envie de faire la touriste aux pays des Korrigans et de poser régulièrement quelques mots ici. Bref, Biancat reprend du poil de la bête. Sans doute le pouvoir des crêpes et du chouchen 🙂

La Fille du Feu décroche un poste à Marseille

Depuis mon arrivée dans le Sud, le moins qu’on puisse dire est que ma vie professionnelle n’aura pas été un long fleuve tranquille : de réunions de recrutement étranges en expériences parfois cuisantes, j’avais fini par m’installer en tant que rédactrice indépendante. Séparation oblige, j’ai dû replonger dans l’arène du marché du travail pour regagner mon indépendance. Pour l’occasion, Katniss avait ressorti son arc et son costume de geai moqueur, et croyez-moi ce n’était pas du luxe, dans une région où les places sont chères, très chères.

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Première étape : faire sortir son CV du lot

Cette semaine de janvier, j’envoie trois candidatures, un exploit étant donné le peu de postes qui correspondent à mon profil. Sur les trois, contre toute attente, je décroche deux entretiens, un à La Ciotat, près de chez moi, et un à Marseille. Après un pré-entretien téléphonique sur le poste de La Ciotat, je suis convoquée en entretien dans les locaux de l’entreprise. Je suis en short-list mais malheureusement cela n’ira pas plus loin car j’apprends rapidement que je n’ai pas été retenue. C’est alors que commence mon aventure marseillaise.

Test de recrutement, vous dites ?

Je suis dans un premier temps convoquée pour un test de recrutement. Je n’ai jamais fait ça et par conséquent j’imagine un peu tout et n’importe quoi : test graphologique ? Etude de mon thème astral ? Etude de compatibilité avec mes futurs collègues sur la base de mon signe chinois ? C’est donc la fleur au fusil que j’arrive dans l’entreprise, presque à l’heure malgré un ter en retard. La DRH, en réunion, me fait attendre. Quand elle finit par arriver, elle me reçoit dans son bureau pour me présenter le fameux test et je vise la grosse liasse qu’il va me falloir traiter. S’excusant de ne pas avoir de salle de réunion libre, elle m’installe devant un ordinateur, dans un open space où évoluent les salariés de l’entreprise. Voilà de quoi me mettre dans le bain. Démarre alors une série interminable de tests en tout genre : questions personnelles sur mes qualités et défauts, mes attentes aussi, mises en situation professionnelles, tests mathématiques et logiques, rédaction en français et en anglais, évaluation de mes capacités sur Word et Excel, etc. Plus de trois heures après, épuisée, affamée, je finis par venir à bout de la bête, en ayant conscience que je n’ai pas tout réussi, ni même tout terminé.Tant pis, je n’ai pas le courage de relire et je rends ma copie. Perplexe après cette expérience inédite, je quitte l’entreprise.

L’épreuve des entretiens

Quelques jours plus tard, je reçois un mail de convocation pour le deuxième round : les entretiens. J’en conclus que les tests se sont plutôt bien passés. Consciente des conditions discutables dans lesquelles j’ai passé le test de recrutement (mais existe-t-il des conditions idéales en entreprise ?), la DRH accepte d’avancer mon rendez-vous de quelques jours pour que je puisse partir en vacances, ce que j’apprécie vraiment. Ce jour-là, je dois la rencontrer, puis faire connaissance avec le Directeur Commercial, avec lequel je suis censée travailler, et le Directeur Général. Au final, plus de trois heures d’échanges et de questions. Curieusement, avec l’expérience (et l’âge ?), je ne crains plus les entretiens : le mieux est encore de rester soi-même et de ne pas tromper le recruteur sur la marchandise, d’autant plus que mes 15 ans d’expérience professionnelle parlent en grande partie pour moi. Je ressors donc plutôt satisfaite : j’ai eu un très bon feeling avec mes interlocuteurs, que j’ai trouvé professionnels, avec un excellent esprit d’équipe. Si je ne suis pas retenue, je sais au moins que je n’aurai aucun regret quant à ma prestation.

Fin des Hunger Games de l’emploi

La semaine suivante, je reçois un appel de la DRH. Croyant avoir la fameuse réponse à l’issue des épreuves déjà passées, j’éprouve une pointe de déception quand je réalise que je n’avais pas anticipé le troisième round : l’examen des références. Je suis tranquille sur le sujet : j’ai toujours gardé d’excellentes relations avec mes anciens managers et collègues, il suffit juste de sélectionner ceux qui me vendront le mieux ! A ce stade, je me demande quand le parcours du combattant s’arrêtera enfin. Il semblerait que cette fois ce soit le cas, avec le dernier appel que je reçois en fin de semaine. Après des heures sur le gril, on m’apprend que j’ai triomphé de cinq autres candidats. Katniss la Fille du Feu a décroché le poste, mettant un terme à ces Hunger Games marseillais. Je commence donc un nouveau travail, et une nouvelle phase de ma vie dans 10 jours. Nouveau défi et pas des moindres, maintenant : résoudre le casse-tête de la garde de mes Fripouilles !

 

Life changes…

Que de bouleversements dans ma vie ces derniers mois, d’où ma quasi-absence depuis l’été dernier : un papa disparu, une séparation, beaucoup de regrets, un merveilleux amoureux si près et si loin à la fois, des Fripouilles à préserver, une vie entière qui part en miettes et qui reste à réinventer… Beaucoup pour une petite personne. A tel point qu’elle a fini par s’écrouler sans voir venir le gouffre, et par se retrouver une semaine à l’hôpital psychiatrique en burnout total.

Une semaine coupée du monde dans un univers fou et touchant à la fois, avec une Ginette en départ perpétuel chaque jour, un Aouma avec son âme prétendument damnée, une Marie épuisée d’avoir trop travaillé, une Basma en colère contre la Terre entière, et d’autres dont chaque histoire m’a émue. Une semaine de larmes, de remises en question, et de paix, paradoxalement. Une semaine pendant laquelle mon amoureux a traversé la France pour me voir une heure et demi seulement, me prouvant que la pente valait la peine d’être remontée. Une semaine après laquelle mes Fripouilles et moi avons été tellement heureuses de nous revoir.

Dans le même temps, l’actualité du monde est aussi partie à vau-l’eau, presque au diapason de mon tsunami intérieur. Des morts atroces et injustes fin 2015, de tristes départs à peine la nouvelle année commencée (une pensée émue pour Alan Rickman hier, inoubliable Professeur Rogue). C’est donc justement parce que la vie est courte que j’ai décidé de me remettre à écrire dans ce blog, même si j’avoue avoir un peu de mal à reprendre le fil de mon existence. Parce que la vie doit reprendre ses droits, parce que l’adversité ne doit pas finir d’étouffer celle que je suis.

Enfin, parce qu’outre un entourage en or, la musique m’a aussi beaucoup aidée à tenir, voici une récente découverte que je partage avec vous aujourd’hui :

A mon papa

J’aimais déjà beaucoup ce texte. Il me touche encore plus particulièrement aujourd’hui, alors que je viens tout juste de laisser partir mon cher papa. Notre nature humaine étant ce qu’elle est, nous ressentons de la tristesse, pourtant la mort n’est qu’un passage…

aum

« Quand je ne serai plus là, lâchez-moi,
Laissez-moi partir
Car j’ai tellement de choses à faire et à voir,
Ne pleurez pas en pensant à moi !

Soyez reconnaissants pour les belles années
Pendant lesquelles je vous ai donné mon amour.
Vous ne pouvez que deviner
Le bonheur que vous m’avez apporté !

Je vous remercie pour l’amour que chacun m’a démontré.
Maintenant, il est temps pour moi de voyager seul.
Pendant un court moment, vous pouvez avoir de la peine.
La confiance vous apportera réconfort et consolation.
Nous ne serons séparés que pour quelques temps !

Laissez les souvenirs apaiser votre douleur,
Je ne suis pas loin et la vie continue.
Si vous en avez besoin, appelez-moi et je viendrai,
Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là,
Et si vous écoutez votre cœur, vous sentirez clairement
La douceur de l’amour que j’apporterai.

Quand il sera temps pour vous de partir,
Je serai là pour vous accueillir,

Absent de mon corps, présent avec Dieu.
N’allez pas sur ma tombe pour pleurer,
Je ne suis pas là, je ne dors pas !

Je suis les mille vents qui soufflent,
Je suis le scintillement des cristaux de neige,
Je suis la lumière qui traverse les champs de blé,
Je suis la douce pluie d’automne,
Je suis l’éveil des oiseaux dans le calme du matin,
Je suis l’étoile qui brille dans la nuit !

N’allez pas sur ma tombe pour pleurer
Je ne suis pas là, je ne suis pas mort. »

Prière amérindienne

Let there be love…

Ce week-end, l’heure était aux retrouvailles avec mes amis de coeur. Des personnes aux origines aussi variées que leurs cheminements personnels, avec en commun cette même lumière dans les yeux et le sourire. L’année dernière, nous nous étions retrouvés dans les Cévennes, cette année, nous avons choisi le Sud, chez moi. Un week-end de joie et de partage à base de bière, de saucisse sèche et de fromage, de piscine, de rires, mais aussi d’échanges spirituels parfois très profonds ou de confidences.

Pour ce groupe, le mot amitié me semble presque inapproprié tant ce que nous partageons est au-delà de ce que l’on met habituellement derrière ce mot, et de ce que j’ai pu vivre par ailleurs. Nous venons tous d’horizons différents, nos voies spirituelles sont plurielles. Ce qui est unique en revanche, c’est le bonheur que nous éprouvons à être tous ensemble.

Alors au fil des départs cette semaine, j’atterris en douceur de ce presque trop-plein de bien-être, d’amour, de lâcher-prise. Et je savoure ma chance, je me dis qu’avec des relations de cette qualité, peu d’amis sont nécessaires en réalité. Let there be love…