J’ai repris le sport… et ça fait mal

La rentrée, c’est le moment des bonnes résolutions. Cette année, dans mon escarcelle je n’en ai mis qu’une, mais de taille : reprendre une activité physique régulière. L’affaire commençait à urger, car j’ai pris la bagatelle de 7 kilos et une taille de vêtements depuis mon arrivée en Bretagne, il y a à peine plus d’un an (et je fais 1m55). De plus, la quarantaine passée, ce n’est quand même plus pareil et on réalise qu’une chips est une chips et qu’une bière est une bière.

J’ai donc enfilé mon plus beau justaucorps orange fluo et je suis allée m’inscrire, sur les conseils d’une amie, au club de sport le plus proche de chez moi. Le fitness et moi, c’est une longue histoire. J’ai arpenté mes premières salles à la fin des années 90, à la grande époque du Body Sculpt, du LIA et du HiLo. Club Med Gym, Cercles de la Forme et autres Eden Forme, ces temples du sport n’ont plus de secret pour moi. C’est du moins ce que je croyais jusqu’à ce que je découvre le planning de ma toute nouvelle salle. Fit Training, CX Worx, … ahem… de quoi parle-t-on exactement ? Heureusement, j’ai retrouvé la Zumba (dont j’avais vanté les mérites ici), mais pour le reste, il ne me restait plus qu’à essayer.

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Un midi, je me décide donc à aller à un cours de Fit Training. Fit, ça veut dire mince, non ? J’ai donc tout à y gagner. J’arrive dans la salle et déjà je constate que la population du cours est à moitié masculine, ce qui m’inquiète un tantinet. Même si je tente de ne pas y prêter attention, les premiers exercices me font regretter amèrement ma présence. Parce que le Fit Training n’est rien d’autre qu’une demi-heure de torture (mon corps et mon coeur ont d’ailleurs très rapidement compris pourquoi le cours ne dure qu’une demi-heure) d’où l’on ressort essoré, rincé, avec d’horribles courbatures pendant 3 jours. En résumé, le cours consiste à alterner des phases de 3mn30 d’activité ultra-intense et ultra-cardio, avec des phases d’1mn30 de récupération (de plus en plus insuffisantes au fur et à mesure que le cours avance, curieusement). Ces phases cardio peuvent prendre des formes diverses et variées : squats avec barre chargées, fentes alternées (et sautées bien sûr), footing, abdos, … bref tout ce qui fait mal, sur un rythme de fou.

fit-training-squats.jpg

Autant dire que pour une reprise du sport, c’était un chouille trop violent pour moi et il m’a fallu 3 jours avant de pouvoir descendre un escalier sans un « rhaaaaa » de douleur. Après m’être dit en mon for intérieur « le Fit Training, moi vivante, plus jamais » (même si en sortant j’ai dit hypocritement au prof avec un sourire crispé et le visage violet comme une aubergine, « si si, c’était top ! »), j’ai tenté le CX Worx. Sous ce nom un peu prétentieux, se cache la version new look des abdos-fessiers, en langage Les Mills.

Les Mills n’est ni plus ni moins que le leader mondial (ou peu s’en faut) sur le marché du cours de fitness collectif, avec des marques telles que Body Attack, Body Pump, RPM, etc. L’avantage de la licence Les Mills est de pouvoir retrouver plus ou moins les mêmes cours d’une salle à l’autre. L’inconvénient est qu’elle laisse moins de liberté aux profs. Qu’à cela ne tienne, j’ai essayé le CX Worx et force est de constater que même s’il est aussi douloureux – et je l’espère efficace – qu’une séance old school, ce cours d’abdos-fessiers revisité n’a plus rien à voir avec les cours d’antan. Exit les vieilles haltères, place aux élastiques et aux poids. Exit aussi les antiques séries d’abdos, place à des exercices originaux principalement basés sur le gainage. Ils sont forts chez Les Mills. Après la Zumba du mardi soir, je valide donc le CX Worx du lundi midi.

Pour finir mon petit programme hebdo, j’ai testé le coaching personnel ce samedi. Même si j’ai écumé beaucoup de salles, je n’avais en effet jamais essayé les machines de musculation. Après avoir souffert pendant près d’1h30, être allée au bout de moi-même (ou presque), et gagné le droit de marcher comme un cow-boy pendant 2 jours pour cause d’adducteurs endoloris, je suis repartie contente de moi avec un petit programme personnalisé, que je vais caler le samedi de 11 à 12.

Avec tout ça, qui (si elle freine sur les crêpes et les apéros-chips du week-end) va avoir un corps de rêve d’ici quelques mois ? ^^

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Ridiculous Girl à la remise de prix

Jeudi, j’étais invitée à la remise de prix d’une Fondation, prix remis à une association pour laquelle je suis missionnée en tant que rédactrice web. Cette association varoise, que je connais depuis 3 ans, fait un travail extraordinaire avec des enfants victimes de maltraitance, au travers de deux maisons d’accueil permanent. J’ai donc fait une danse de la joie doublée d’une ode au soleil lorsque mon amie qui y travaille a fait appel à mes services.

reporter-femmeAinsi, jeudi, c’est en tant que reporter que je me rendais à la cérémonie. Mais c’était sans compter la Ridiculous Girl qui sommeille en moi et qui surgit toujours au moment où je m’y attends le moins. Tout a commencé lorsque j’ai décidé, conseillée par mon GPS (= antiquité parlante de plus de 10 ans qui est censée m’indiquer mon chemin quand je sais où je vais mais que je ne sais pas comment), de ne pas prendre le tunnel de Marseille. Me voilà donc embringuée dans la ville, en travaux depuis mon retour dans le Sud, soit 3 ans. Routes barrées, nouveaux sens uniques, bouchons, retours imprévus sur l’autoroute à 5 minutes du but, j’ai eu droit à tout. Après moult péripéties, je finis malgré tout par atteindre le périmètre de la tour où était en train de se dérouler l’événement, sauf que je n’ai jamais trouvé l’entrée du parking souterrain.

course-talonsA un feu rouge, désespérée, déjà affreusement en retard, j’aperçois un trou de souris sur un trottoir, tout juste fait pour ma Clio. Je la jette gare à l’arraché, avant de m’en extraire tel un polichinelle sous cocaïne, pour entamer une course effrénée, en chaussures à talons évidemment.

Quand j’arrive enfin au bâtiment, je trouve une porte fermée à clé. Un vigile m’ouvre gentiment. Avec mon dernier filet d’air disponible, je lui dis dans un râle que je cherche l’auditorium. « Mais madame, il n’y a pas d’auditorium ici ». Moi, décomposée : « Mais je ne suis pas au 4 quai d’Arenc ? ». « Si, mais c’est peut-être à la tour principale, juste derrière. » Re-course en talons. A bout de souffle et de forces, je pénètre dans la tour, on m’indique (alléluia !) le chemin de l’auditorium (trop de bonheur, je manque même d’embrasser les jeunes filles de l’accueil). Je me glisse discrètement dans l’amphithéâtre, rouge, en nage, la gorge en feu. Et je réalise avec bonheur (et un immense étonnement) que malgré mon honteux retard, je n’ai presque rien manqué. La directrice de la Fondation termine son introduction, puis les enfants de l’association montent sur scène. Entre les discours des personnes-clés de l’association, ils entonnent des chansons, récitent des textes dont les mots prennent l’assistance aux tripes. Je les ai déjà vus à l’oeuvre, pourtant ils me fusillent émotionnellement comme à chaque fois.

Contre toute attente, j’ai accompli ma mission, et je me dis que Ridiculous Girl doit certainement avoir un ange gardien un peu farceur quelque part.

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Ridiculous Girl à la montagne

Les vacances ont été très courtes cette année, mais 4 jours à respirer le bon air des montagnes, ça vous requinque autant qu’un mois de plage ! Voici donc quelques photos en vrac du petit séjour de la Biancat’s family à Briançon 🙂

Et parce que Ridiculous Girl n’est jamais en vacances, elle, en prime une petite anecdote…

Un matin, je descends à la pharmacie parce que mes fripouilles ont eu la bonne idée d’attraper la gastro en fin de séjour. Avant de remonter je me dis que tiens, je vais faire un arrêt à la boulangerie pour acheter du pain. Pendant que je fais la queue, j’essaie de lire sur l’étiquette au loin le nom de cette baguette un peu carrée que je veux acheter, mais rien à faire : je suis myope comme une taupe et je n’ai pas pris mes lunettes. C’est alors que la vieille dame devant moi parle de ‘Dauphiné’ et en même temps, la boulangère prend la baguette tant convoitée et la pose sur le comptoir. Lorsque vient mon tour, je demande fièrement, en montrant l’objet de mon désir : ‘Une baguette Dauphiné s’il vous plaît, c’est bien ça ?’. Sur ce, la boulangère me regarde bizarrement et me dit : ‘Euh non, ça c’est une baguette tradition, le Dauphiné, c’est le journal.’ Je n’avais pas vu que la vieille dame était aussi repartie avec le Dauphiné Libéré sous le bras…

Ridiculous Girl et le cadeau du maître d’école

merci maitreCa faisait un moment que Ridiculous Girl se tenait à carreau, il fallait donc bien qu’elle se manifeste juste avant les grandes vacances.

En fin d’année, la coutume est de faire un cadeau au maître d’école, pour le remercier d’avoir fait progresser nos chers bambins, ce qui parfois n’est pas une mince affaire (dit la maman d’une grande fripouille dont la principale qualité est d’être la plus rêveuse  – et donc une des moins attentives – de sa classe).

Je me suis donc proposé de prendre en charge la collecte auprès de quelques mamans, le cadeau, ainsi que la petite carte d’accompagnement. Un panier provençal garni et une jolie carte MERCI plus tard, nous donnons tout cela à un maître un peu ému qui nous claque – mamans et enfants – une gentille bise.

En partant, une maman me glisse à l’oreille : ‘Pour la carte… Monsieur Linais, ça s’écrit -AIS et pas -ET’. Certes, M. Linais est en mi-temps annualisé et il n’est arrivé qu’en février, sa prédécesseure (rien que ce mot au féminin mériterait un billet à lui tout seul…) s’appelait Mme Leprini-Petitjean et ça m’a pris des mois avant de retenir son nom, mais n’empêche… Ridiculous Girl a encore frappé.

Ridiculous Girl au péage de Bandol

Ce jour-là, il est environ 15h et je me dirige vers Toulon pour aller voir Amma au Zénith-Oméga. Je vais également y rejoindre de très bons amis, j’ai donc le coeur léger et le sourire aux lèvres, les filles chantent à l’arrière de la voiture, le temps est splendide, une incursion de mai alors que nous sommes début novembre…

VARSEY01Q304_DL_AUTOROUTE.jpg5 minutes après le départ, j’arrive au péage de Bandol. Il faut savoir que les péages sont légion entre Marseille et Toulon, et c’est d’ailleurs fort irritant de devoir débourser à tout bout de champ 1,90€ par-ci, 2,20€ par-là, pour parfois ne faire qu’un trajet de 15 minutes.

Mais bref, j’arrive à ce fameux péage, je m’arrête, fouille dans mon portefeuille pour en sortir ma carte bleue et là, horreur, l’emplacement de la carte bleue est vide. Je pense aussitôt à la carte du compte commun, sauf que je l’ai passée à Chéri il y a quelques jours et pas récupérée depuis. Qu’à cela ne tienne, je dois bien avoir quelques pièces à jeter dans la gueule de l’aspirateur à monnaie. Eh bien non, mis bout à bout il doit me rester environ 1€ et le péage coûte 1,90€.

La mort dans l’âme, je réalise qu’il va falloir solliciter une intervention extérieure, je mets donc vite mes feux de détresse pour éviter que d’autres véhicules ne viennent faire la queue derrière moi. A ce moment-là, je doute sérieusement de la signification des warnings, vu que dès que je les allume, deux voitures viennent se poster dans ma file, ce qui accroît considérablement l’inconfort de la situation.

Malgré tout, pas le choix : j’appuie sur le bouton pour demander de l’aide, j’explique que je n’ai pas de moyen de paiement en bafouillant une ou deux excuses inintelligibles. La personne au bout du fil – dont la voix dans le haut-parleur me fait furieusement penser au sketch de Dany Boon sur La Poste – me dit qu’elle m’envoie quelqu’un. Bien entendu, ça klaxonne rageusement derrière moi, et je sors une tête en criant que si j’avais mis mes warnings, c’est – peut-être – parce que j’avais un problème et que – peut-être – il fallait éviter ma file et choisir une des dix autres (bon d’accord, un peu moins, mais voilà ce que c’est d’habiter près de Marseille !).

telepeageAprès ce coup de gueule, je rentre ma tête et ô surprise, qu’aperçois-je ? Le coin de ma carte bleue qui me fait de l’oeil dans le petit vide-poche sous le pare-brise. Ni une, ni deux, je l’attrape à toute vitesse pour la glisser dans la machine en priant pour être partie avant que le monsieur du péage n’arrive. Histoire de m’éviter un cuisant moment de honte.

Lorsque la barrière se lève, je démarre en trombe et quelques secondes plus tard, j’ai une oreille qui siffle : certainement le monsieur du péage qui peste après les Ridiculous Girls qui ne sont pas fichues de ranger leur carte bleue dans leur sac à main et qui devraient songer plus sérieusement au télépéage.

Ridiculous Girl aux Hunger Games de l’emploi

salle de reunionVendredi, je me rendais à ma fameuse réunion de recrutement, souvenez-vous, les Hunger Games de l’emploi. Dans cette optique, je m’étais préparée comme jamais, itinéraire béton (45 km de chez moi quand même), CV, annonce, lettre, le tout bien rangé dans une pochette, tenue confortable mais classe, discours de présentation. Bref, j’avais mis tous les atouts de mon côté. Mais c’était sans compter ce qui pouvait se passer de l’autre côté.

13h55 : j’arrive avec 35 mn d’avance, ce qui n’est pas plus mal pour repérer les lieux et ne pas arriver à bout de souffle.  J’en profite pour réviser un peu dans ma voiture, mais mon parcours professionnel je le connais bien, alors je mets Uprising de Muse sur l’autoradio pour me donner du courage, parce que celle-là, elle colle la frite.

14h10 : je vois un jeune homme qui fait les cent pas avec une pochette rose sous le bras, il vient forcément pour la même chose que moi, un premier concurrent donc. Je me dis ‘quand il rentre je rentre’.

14h15 : le jeune homme à la pochette rose rentre, alors je sors de ma voiture d’un air détaché et je me dirige aussi vers la porte. Je pousse la porte… fermée ! Je vois un clavier numérique et là, panique, je n’ai pas de code. Mais ça, c’est juste deux secondes avant de voir qu’il y a un petit mot ‘Appuyer sur le bouton pour ouvrir’. Heureusement, il n’y a personne autour. Je rentre et prends l’ascenseur. Au passage, je me vois dans le miroir : j’avais un côté au soleil quand j’attendais dans la voiture et j’ai une joue cramoisie. Fichu soleil du Sud qui fait encore bronzer même fin octobre. Ce n’est pas grave, ça me donnera bonne mine.

14h20 : j’arrive devant la porte de la société. Personne dans le couloir, je passe une tête dans une salle où se tient une jeune femme qui m’indique que la réunion se tient un peu plus loin au fond. J’entre dans la salle, il y a déjà deux jeunes hommes installés : celui de la pochette rose et un autre avec le regard un peu effaré de celui qui se demande ce qu’il fait là. Je tente un sourire auquel il ne répond pas. L’ambiance est tellement étrange que je plonge dans mes papiers pour tenter de contenir le fou rire qui est en train de monter en moi.

14h22 : une jeune femme arrive avec des formulaires à remplir. Les questions me semblent un peu étranges – quels sont mes horaires de disponibilité ? – mais je me dis que ça doit être un questionnaire standard.

14h30 : après l’arrivée d’une autre jeune femme, une autre candidate, la personne qui doit mener la réunion arrive, un monsieur replet qui nous tutoie d’emblée.

televenteBienvenue à tous, je vais vous présenter l’entreprise et le poste : on est bien d’accord qu’on parle bien d’un poste de télévendeur, n’est-ce pas ? Vous êtes bien tous là pour ça ? Parce que parfois les candidats se rendent compte qu’ils ne sont finalement pas intéressés’. Et là, je me décompose intérieurement, j’entends un bruit de verre brisé comme dans les dessins animés et je bredouille un mot inintelligible. Parce que moi je suis venue pour un poste de commercial sédentaire, gestion de portefeuille clients, marketing direct, ce que je sais faire quoi, pas pour un poste de télévendeur.

Nous le laissons parler une dizaine de minutes, où je réalise avec désarroi que je n’ai rien à faire là, puis arrive le moment des présentations. La jeune femme entame le tour de table, pendant lequel mon cerveau tourne à cent à l’heure et où je dois décider comment je vais bien pouvoir aborder mon portrait. Finalement, je décide que la seule chose à faire, c’est de dire la vérité : raconter très brièvement mon parcours, dire que l’annonce portait à confusion, que je n’ai pas bien compris la teneur du poste, et à la lecture de mon CV, le monsieur replet ne peut qu’acquiescer.

Dix minutes plus tard, le jeune homme à la pochette rose se présente également, et tient à peu près le même discours que moi sur l’ambiguïté de l’annonce, ce dont je le remercie du regard. Ridiculous Girl n’était donc pas totalement à coté de la plaque.

A la fin de l’entretien, le monsieur replet nous demande qui reste intéressé par le poste, je lui dis que compte tenu de ce qu’on s’est dit précédemment, j’abandonne les Hunger Games.

Et donc, à 15h04, me revoilà dans ma voiture sur le chemin du retour, sans trop savoir ce que je dois penser de tout ça ni quoi ressentir, entre énervement et stupéfaction. En fin de compte, je décide : Katniss a rangé son arc et malgré l’expérience rageante qu’elle vient de vivre, elle se sent curieusement remise en selle pour la suite et plutôt confiante en ses propres compétences.

Ridiculous Girl et la méduse corse

Corse Cette année, comme tous les ans, j’ai passé mes vacances en Corse. L’Ile de Beauté n’usurpe pas son nom : mer turquoise, paysages à couper le souffle, montagnes ocres, merveilleux couchers de soleil… même après tant d’années, je m’émerveille encore.

Pourtant, il y avait une chose que je n’avais pas encore testée : la piqûre de la méduse.  Depuis mon enfance, je me baigne chaque année en Méditerranée et j’avais jusque là réussi à passer à travers.

En ce jour funeste du mois d’août, je me baignais tranquillement dans les eaux transparentes et j’avais décidé d’aller nager un peu au large. Arrivée aux bouées, j’entame un demi-tour et là, je sens sur mon bras droit une décharge électrique qui m’arrache un cri. Je ne pense pas tout de suite à une méduse, et spontanément, je regarde s’il n’y a pas de sang sur mon bras (ben oui, on ne sait jamais, si un requin miniature ou un piranha avait été attiré par mon bras potelé…) mais non.

Tant bien que mal, je nage vers la plage avec mon bras qui brûle et une larme pendant au coin de l’oeil. Hors de l’eau, je constate que mon bras et mon avant-bras sont rouges et boursouflés et je réalise que j’ai quand même réussi l’exploit de coincer la méduse au creux de mon coude en nageant. Ce qui visiblement ne lui a pas beaucoup plu, vu les deux brûlures qu’elle m’a infligées. Double effet kiss cool (enfin plutôt hot dans ce cas…).

Sur le moment, je ne sais pas trop quoi faire, heureusement un monsieur sur la plage, et plus tard un article dans Femme Actuelle (ou autre lecture de vacances, je ne me rappelle plus), m’indiquent la marche à suivre en cas de piqûre de méduse, je vous la livre au cas où :

1- Nettoyer la brûlure avec de l’eau salée (surtout pas d’eau douce qui peut provoquer l’éclatement des cellules venimeuses)

2- Mettre du sable sec et laisser sécher

3- Frotter ensuite doucement la plaie : on peut par exemple utiliser du sable ou une surface plane, style carte de crédit, et ‘raser’ la brûlure avec le bord pour enlever les filaments qui seraient encore présents

4- Après avoir nettoyé la plaie avec un produit antiseptique, appliquer pendant plusieurs jours une crème pour apaiser la brûlure et les démangeaisons (Biafine ou Onctose par exemple) parce que les premiers jours, on a envie de se gratter jusqu’au sang.

Et voilà comment on se retrouve avec une brûlure, certes laide, mais guérie :

Meduse

Moralité : si vous avez envie d’un chaudoudou, évitez de le faire avec une méduse…