Chouette, mon psy s’invite à la maison

De nos jours, on fait des vidéoconférences au travail, des Skype avec les copines, l’heure est maintenant venue de passer aux vidéo-consultations avec son psy !

Au hasard de mes différents contacts sur le net, j’ai récemment découvert le site TonPsy.fr. En creusant un peu le sujet, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que grâce à ce site, on pouvait consulter des thérapeutes tout ce qu’il y a de plus sérieux et diplômés, de chez soi, sur son ordinateur.

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Au cours de ces dix dernières années, je l’avoue, il m’est arrivé de consulter, parce qu’à certains moments de la vie, avoir un regard neutre, extérieur et bienveillant, est nécessaire pour se sortir de situations de blocage. Faire cette démarche n’est jamais simple, déjà parce qu’il faut avoir l’humilité et la lucidité d’admettre l’existence d’un problème et son incapacité à s’en sortir seul, et parce que le regard des autres peut parfois être pesant. On n’a pas forcément envie de se retrouver nez-à-nez avec une connaissance en sortant de chez le psy ! Une fois dans le cabinet, on peut aussi se sentir plus ou moins à l’aise, ou découvrir que le courant ne passe pas avec le thérapeute.

On peut également avoir envie d’un psy à distance pour des tas d’autres motifs plus pragmatiques : je ne peux pas me déplacer, mes horaires de travail ne coïncident pas avec ceux du cabinet, je veux pouvoir garder le même psy même si je déménage, j’habite à la campagne et le premier psy du coin se trouve à des kilomètres, etc. Et comment soigner une agoraphobie avec un psy… si je ne peux pas sortir de chez moi ? Bref, que de bonnes raisons qui justifient l’existence d’un tel site.

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Et le gros avantage de TonPsy.fr, c’est qu’on peut choisir parmi plus de 70 thérapeutes soigneusement sélectionnés celui ou celle qui nous accompagnera, selon sa spécialité, son parcours, ses tarifs aussi. On peut également lui poser une question gratuitement avant de faire son choix, ce qui permet d’évaluer le niveau de « match » entre lui/elle et nous.

Une fois le thérapeute choisi, on peut consulter ses disponibilités et réserver son créneau de rendez-vous en payant par CB. La consultation se déroule ensuite de façon totalement interactive, de chez soi (ou ailleurs), au moment voulu, tranquillement installé devant son ordinateur.

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En résumé :

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La psychothérapie à distance, à l’abri des regards, il fallait y penser. Alors, qu’est-ce qu’on attend pour aller mieux ?

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S’ouvrir et recevoir

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Chaque jour, je lis sur facebook ou sur wordpress des phrases de sagesse ou qui se veulent comme telles. Elles me parlent souvent, parfois moins. La plupart du temps, elles sont pour moi des petits rappels des choses essentielles, si faciles à mettre de côté dans nos vies tourbillonnantes.

Celle-ci a particulièrement résonné en moi aujourd’hui parce qu’elle correspond précisément à une récente prise de conscience. La prise de conscience que la Vie interagit avec nous en fonction notre ouverture de l’esprit et du coeur. N’avez-vous jamais remarqué que c’est lors des périodes de lâcher-prise, ces périodes où on laisse les rênes à des puissances mystérieuses et supérieures, que les rencontres se font, que les opportunités se dessinent, que la Vie nous surprend ?

S’il est une chose que j’ai apprise, c’est que la Vie ne peut passer à travers nous que si nous lui en donnons la possibilité en notre for intérieur. Sans cela, elle s’écoule, extérieure à nous, et nous-mêmes vivons nos vies, extérieurs à nos propres richesses.

Alors que nous dit cette phrase ? Que c’est réellement à nous de choisir, entre la quotidienne banalité de la Vie ou sa surprenante magie.

La richesse de la blogosphère

i love bloggingIl y a plusieurs mois maintenant, l’envie m’a pris de bloguer. Envie de raconter, de partager, de rencontrer. Depuis que je suis arrivée sur la blogosphère, j’écris, beaucoup, mais je suis aussi de nombreux blogs, les vôtres, avec des univers différents, tout aussi foisonnants les uns que les autres. Très honnêtement, je ne savais pas vraiment ce que j’allais trouver dans cette communauté quand j’y suis arrivée, et j’étais à mille lieues d’imaginer que je pourrais m’enrichir autant en vous lisant chaque jour. De la même façon que je ne pensais pas que la sauce prendrait si bien avec vous qui me lisez ponctuellement, de temps en temps ou régulièrement. Pour tout cela, merci à vous tous. 🙂

Dans ma catégorie Coups de coeur de la blogosphère, je voudrais faire un petit focus sur un blog que j’affectionne particulièrement et que certains d’entre vous doivent déjà connaître : le blog Tarot Psychologique d’Elisabeth. Des blogs traitant de sagesse et de spiritualité, il en existe beaucoup et chacun d’entre eux est réellement digne d’intérêt. Mais ce qui fait la particularité du blog d’Elisabeth, c’est la façon dont elle présente une spiritualité bien vivante, à travers le portrait et les témoignages de grandes figures actuelles de la sagesse, au-delà de toute appartenance à un quelconque courant. Dans le blog d’Elisabeth, le dogme importe peu, seule l’expérience compte et ses mots peuvent finalement entrer en résonance avec chacun d’entre nous.

Lorsque je parcours la blogosphère quotidiennement, je mets toujours les articles d’Elisabeth de côté, afin de pouvoir m’y plonger sereinement et m’en nourrir. Chacun de ses articles est source à la fois de réconfort et de réflexion. Ils me permettent à chaque lecture de me recentrer sur l’essentiel, car il est si facile dans notre vie de tous les jours de s’en écarter et de se perdre. Le blog d’Elisabeth est un véritable havre de paix dans le bruit du monde, une véritable lumière dans le tunnel du quotidien. Et Elisabeth elle-même un guide (même si elle n’aimerait pas que j’utilise ce terme !) d’une ouverture et d’une gentillesse incomparables, qui en plus ne manque pas d’humour !

Et vous, que vous apporte la blogosphère ?

L’affaire Abercrombie & Fitch : le pouvoir du collectif

affiche abercrombieIl y a quelques mois, je m’étais insurgée dans un billet contre le culte du beau et du mince prôné haut et fort par la marque de vêtements Abercrombie & Fitch. Pour mémoire, cette marque avait décidé en mai 2013 de retirer les tailles XL et XXL de ses rayons, ce qui en soi n’était pas forcément choquant. En effet, nous vivons dans un monde occidental où le marketing est roi et on n’est plus à ça près.

Le marketing, c’est tout simplement la combinaison d’un produit, d’une cible, d’une politique de prix, et d’un mode de distribution, ce qui se traduit chez Abercrombie par des vêtements branchés, destinés à un public cool, beau et mince, prêt à les payer (très) cher dans des boutiques ultra-hype. Bon.

Là où le bât blesse, c’est que cette décision était la cerise sur un gâteau fait de déclarations toutes aussi dérangeantes et déplacées les unes que les autres. Chez Abercrombie, on considère qu’on est beau seulement quand on est mince et on le dit. Cela vaut pour les acheteurs, mais aussi pour les salariés de l’entreprise. Ainsi, comme l’a déclaré le PDG de la marque, Mike Jeffries, pas avare de commentaires choc (ou stupides) : ‘Nous recrutons des gens qui présentent bien. Parce que des gens qui présentent bien attirent l’attention d’autres personnes qui présentent bien et nous voulons atteindre les gens qui présentent bien et rien d’autre.’ Le message est clair : ‘Beaucoup de gens n’ont rien à faire dans (les) vêtements (de la marque)‘.

campagne pub attractive and fatPour répondre à ce crachat en pleine figure (parce que c’est quand même un peu ça…), les réactions des consommateurs n’ont pas tardé à prendre de l’ampleur, se muant en un véritable tollé, et de nombreuses initiatives anti-Abercrombie ont ainsi vu le jour.

Tout d’abord, l’opération Fitch the homeless : pour faire un pied-de-nez à la marque, Greg Karber s’est filmé en train de distribuer des vêtements Abercrombie à des sans-abri avec pour résultat plus de 8 millions de vues sur Youtube. Et surtout le coup d’éclat de la blogueuse Jess M. Baker : afin de dénoncer les pratiques de la marque, celle-ci a adressé une lettre ouverte à Mike Jeffries et, en guise d’estocade, a posé pour une fausse campagne de pub savamment intitulée ‘Attractive & Fat’.

A l’arrivée, toute cette mobilisation a porté un coup non négligeable aux résultats de la marque, faisant baisser son chiffre d’affaires et le cours de son action. La victoire de l’anti-discrimination sur une logique marketing des plus discutables.

Une telle affaire donne à réfléchir : si le désamour (voire le boycott) d’une marque peut générer des résultats aussi tangibles, si nous sommes capables collectivement d’atteindre de tels objectifs, pourquoi ne pas lutter également contre les marques qui contribuent à détruire la planète ou à nous empoisonner ? Ce type d’événements donne un aperçu de notre immense pouvoir collectif et de la façon dont ce pouvoir peut être démultiplié par le Web. Il nous incite à prendre conscience de l’impact que peut avoir notre façon de consommer, parce que c’est finalement de là que peut venir un vrai changement.

 Quand on pense qu’il suffirait que les gens n’achètent plus pour que ça ne se vende pas ! Coluche

Pour ma part, je n’ai jamais acheté de vêtements Abercrombie mais j’ai déjà abandonné le nutella et son huile de palme. Et ça ne fait que commencer. Et vous, qu’allez-vous abandonner demain ?

Moment de grâce

J’ai partagé hier sur ma page facebook le statut d’une amie qui m’a beaucoup touchée. Un petit instant de vie qui pourrait sembler insignifiant, mais qui, au final, prend des accents d’inattendu. Un moment de grâce suspendu dans le temps.

Pourquoi, me direz-vous, ai-je tenu à rédiger ce billet complémentaire sur le blog ? Tout simplement parce que dans le flot des commentaires émus, une des réactions suscitées par ce statut m’a interpellée quant au sens que revêt l’émotion générée par cette scène.

Voici le statut en question :

personne agee route‘Partage d’une scène de vie malheureusement pas ordinaire, qui m’a particulièrement touchée voici quelques jours : je longe le port de Toulon, et m’arrête au dernier feu devenu rouge. je suis en ligne avec Charles et observe tout en discutant les passants défiler devant ma voiture. Quand je vois un vieux monsieur s’engager sur le passage piéton. Son pas est extraordinairement long, son caddie au maigre chargement, extraordinairement lourd. Son pied est bandé et vaguement retenu par ce qu’il reste d’une sandale. La scène autour de lui s’agite, les pas se pressent, le feu menace de passer au vert. Le Monsieur n’en est qu’au 1/4 du chemin et j’imagine déjà la scène de vie ordinaire, bruits de moteur, klaxons énervés, cris et mots fleuris.
Et pourtant, le miracle se produit : une jeune femme au pas pressé, portable à la main, a déjà traversé. Sur sa route, elle croise le vieux passant brinquebalant et se retourne aussitôt pour lui proposer son bras. Le vieux monsieur lui saisit doucement, la jeune femme s’empare de son caddie et voilà qu’ils franchissent ensemble l’insurmontable traversée solitaire. La jeune femme est condamnée à attendre à nouveau que le feu passe au vert pour reprendre sa route.
Cette scène de vie, banale, m’a estomaquée. Cette jeune femme est devenue une sainte et son geste un miracle.
Dans la société actuelle où l’égoïsme est roi, où chacun suit sa route sans jeter de regards sur les côtés, j’ai vécu cette scène comme un cadeau.’

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C’est vrai, ce joli témoignage d’entraide est émouvant tout autant que surprenant. Mais si l’on pousse la réflexion un peu plus loin, pourquoi nous ébranle-t-il ? Est-ce parce nous n’y assistons que trop exceptionnellement ? Est-ce parce que dans notre société pressée et individualiste la bienveillance étonne ?

Nous nous attendrissons d’une telle scène et en percevons la beauté. Mais ne doit-on pas être tristes également de nous en réjouir autant ? Les mains tendues sont-elles rares à ce point ? Ce sont précisément les questions que l’on peut se poser. Et vous, qu’en pensez-vous ?

‘En quête de sens’ : la lumière au bout du futur

En quête de sens est un documentaire réalisé et produit par Marc de la Ménardière et Nathanael Coste. J’en ai parlé récemment sur ma page facebook, mais le sujet me paraissait mériter qu’on s’y arrête ici le temps d’un billet.

Course effrénée à la croissance, destruction de la planète, inégalités, injustice… tels sont les affres de notre société occidentale moderne. A partir de ce constat, Marc et Nathanael ont tout plaqué pour entamer une sorte de voyage initiatique, à la rencontre de personnalités issues d’horizons divers (activistes, philosophes, chamanes, scientifiques…). On croise ainsi dans leur film des noms tels que Vandana Shiva, Pierre Rabhi, Frédéric Lenoir, Satish Kumar, Hervé Kempf, Bruce Lipton ou Trinh Xuan Thuan.

Malgré les différences d’origine et de spécialités, force est de constater que leurs points de vue convergent, tant dans l’analyse de la situation que dans les solutions. En sous-marin, les mentalités ont déjà commencé à changer, mues par la nécessité de revenir aux valeurs primordiales : vivre en harmonie avec la planète et avec soi-même.

On ne peut pas avoir une croissance illimitée sur une planète où les ressources sont limitées. (Satish Kumar)

Soucieux de rester indépendants dans la production et la distribution de leur film, Marc et Nathanael ont décidé, en créant l’association Kamea Meah Films, de faire appel à un financement participatif via la plate-forme touscoprod. Ils s’étaient donné comme ligne de mire la somme minimum de 12 300 €. L’objectif a été largement atteint et dépassé, avec près de 40 000 € et presque un millier de co-producteurs.

Le film étant actuellement en post-production, aucune date officielle de diffusion n’a encore été annoncée, mais je suis très impatiente de le découvrir. Un message résolument positif qui donne de l’espoir pour le futur, ça ne se refuse pas.

En attendant, pour en savoir plus :
– le blog wordpress de l’association Kamea Meah Films
– la page de présentation du projet sur le site touscoprod
– la page facebook du projet

Crise de foi

pere-noel-baluchonPar les hasards du télex de facebook, j’ai lu récemment dans une conversation un commentaire qui disait, je cite, que ‘croire au Père Noël c’est un peu comme croire en Dieu, en moins toxique’. En temps normal, ce genre de remarque m’agace, mais à l’approche de Noël, ça m’a mise carrément en colère et m’a donné envie de pousser mon dernier coup de gueule de l’année. Un coup de gueule que j’ai envie de pousser depuis longtemps déjà.

Parce que j’en ai marre. Marre d’entendre toujours les mêmes poncifs de la part des athées sur les croyants. Marre d’entendre qu’il faut être stupide ou désespéré pour croire. Marre de lire que Dieu est un pansement inventé par les hommes parce qu’ils sont faibles, et qu’à une époque où la science explique tout, Dieu est devenu une hypothèse inutile.

Je suis croyante, d’une mouvance qui m’est personnelle, et je ne m’en cache pas. A ce titre, ça fait des années que je me heurte aux moqueries et au mépris des athées. Depuis longtemps je réfléchis à cet état de fait, je me suis même demandé si ce n’était pas de l’intolérance de ma part de ne pas supporter d’être raillée sur ce sujet. J’ai finalement décidé que la réponse était non. Parce que le fait d’être croyante n’est pas seulement une opinion : croire témoigne de qui je suis, croire façonne ma personnalité et influence mes actes. Si j’étais homosexuelle par exemple, je ne tolérerais pas d’être jugée sur ce que je suis. Alors pourquoi devrais-je accepter d’être jugée pour un choix qui, de la même façon, est l’un des plus intimes que l’on puisse faire ?

J’en veux à ces religions et religieux qui ont sali l’acte de croire. Par leurs abus et leurs manipulations, par les horreurs qu’ils ont perpétrées injustement au nom de Dieu. Par leurs dogmes psychorigides qui ne répondent plus aux attentes de notre monde moderne. J’en veux aux catholiques intégristes qui balancent leur intolérance à la face du monde, j’en veux aux musulmans qui tuent au nom d’Allah. Je leur en veux d’avoir troqué l’essence même de leur foi contre des idéaux troubles. Je leur en veux d’être la partie émergée de l’iceberg qui jette l’opprobre sur tous les croyants du monde.

Et j’en veux aux athées qui se basent sur cette partie émergée pour juger quelque chose qu’ils ne ressentent et ne comprennent pas.  Je leur en veux de penser que la croyance en Dieu est une question d’intellect, et qu’il suffit de réfléchir pour voir que Dieu ne peut exister. Je leur en veux de mépriser ce sentiment intime au nom d’un intellectualisme faussement supérieur.

Que savent-ils au fond de celui dont la foi est vraiment sincère et qui vit selon des valeurs spirituelles élevées ? De celui qui a emprunté une voie à la recherche de son être profond et a croisé Dieu en chemin ? Les fanatiques ne sont que ce qu’on veut bien montrer des croyants. Pour en avoir côtoyé et rencontré beaucoup depuis mon enfance, issus de tous les horizons et de toutes les spiritualités, occidentales et orientales, j’ai constaté que le croyant, tel que je le connais, est bien loin de cette repoussante image d’Epinal.

Il s’agit avant tout une personne à la recherche d’un absolu, qui s’interroge sur la nature profonde de son être et de la vie, et qui tâtonne, souvent. Pas une personne qui prend aveuglément les assertions de sombres gurus ou chefs religieux comme argent comptant sans les remettre en cause. Même si les chemins empruntés sont uniques et personnels, j’ai trouvé chez chacun d’eux un point commun : une ouverture de l’esprit et du coeur au-dessus de la moyenne, qui va bien au-delà des différences de voie spirituelle. Et une discrétion qui font qu’ils sont – hélas – la partie immergée de l’iceberg.

C’est un fait : croire au Père Noël amène de la magie dans la vie de nos enfants et les incite à être meilleurs, aussi j’ose penser que croire en Dieu contribue également à faire de moi une personne meilleure, ou qui aspire à l’être tout du moins. Alors en cette période de Noël, je ne cherche à convertir personne, mais j’aimerais simplement que les athées vivent leur athéisme, que je respecte, en leur for intérieur et qu’ils me laissent profiter, dans ma stupide béatitude, de la plus belle fête religieuse de l’année.