Choix cornélien

driveIl y a deux semaines, je découvrais le groupe anglais London Grammar et son cover incroyable du Nightcall de Kavinsky.

Depuis, une question essentielle (oui, oui, essentielle…) me taraude : quelle est la meilleure version ?

La version originale de Kavinsky, plus électro et cyber, avec (le très sexy) Ryan Gosling dans la vidéo (parce que vous peut-être pas, mais moi j’avais oublié entre temps que ce morceau est sur la BO de Drive, film que je n’avais au demeurant pas du tout aimé) …

… ou la version de London Grammar tout en délicatesse avec le passage en voix de tête d’Hannah Reid totalement renversant à 1’18 ?

Et vous, qu’en pensez-vous ? (bon ok, c’était aussi pour tester les formulaires de vote ^^)

 

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Mon billet vampirique

Les larmes rougesBillet promis, billet dû ! Après ma lecture mitigée des Larmes Rouges de Georgia Caldera il y a quelques temps, je me suis dit qu’il fallait que je retourne à mes bons vieux classiques du vampirisme. J’ai donc poursuivi la Chronique des Vampires d’Anne Rice que j’avais entamée il y a fort longtemps et je me suis ensuite attaquée à la référence du genre, que je n’avais toujours pas lu : LE Dracula de Bram Stoker. Conclusion : je crois que je n’aime plus autant les vampires, leur immortalité et leurs questionnements métaphysiques, que dans ma jeunesse et je vais faire dès maintenant une pause végétarienne bien méritée.

Armand le Vampire : un 6ème tome de la Chroniques des Vampires en demi-teinte

Armand le vampireDans les années 90, j’ai découvert cette fabuleuse série d’Anne Rice qui offre les personnages de vampires parmi les plus fascinants (Lestat, pour ne citer que lui). Après un Memnoch le démon que j’avais trouvé longuet et rempli d’un prêchi-prêcha qui pourtant ne me fait pas peur habituellement, je m’en étais arrêtée là.

Dans ce 6ème tome, que j’avais depuis très longtemps dans ma PAL, comme disent les pros des blogs de lecture 😉 Anne Rice centre son récit sur l’histoire d’Armand, l’éternel adolescent à la chevelure de feu, que Lestat et Louis, son compagnon vampirique, rencontrent à Paris dans le premier livre, Entretien avec un vampire. De son enfance dans les steppes russes à ses errements parisiens, en passant par sa jeunesse vénitienne et sa transformation par le grand Marius, l’histoire avait de quoi séduire. J’attendais également avec impatience sa vision des événements parisiens, déjà racontés dans le tome 1  par Louis. Mais au final j’avoue m’être un peu ennuyée, par manque de réels enjeux dramatiques et une surabondance de réflexions philosophico-mystico-religieuses qui ne m’ont, je l’avoue, pas passionnée.  Comme si tout avait finalement déjà été dit dans les 4 premiers tomes.

Par ailleurs, j’ai également été surprise par l’érotisme très marqué de ce volume : on savait les vampires d’Anne Rice sensuels et épicuriens, mais on sent qu’entre temps sa trilogie érotique de La Belle au Bois Dormant est passée par là, ce qui, même si je ne m’y attendais pas, n’était pas forcément déplaisant. En outre, l’écriture d’Anne Rice est toujours aussi belle et sa plume stimule toujours autant l’imagination. Pourtant, ce volume ne m’a pas donné envie d’aller jusqu’à la fin des Chroniques, qui pourtant avaient commencé de façon flamboyante avec Entretien avec un vampire, et surtout Lestat le vampire qui est certainement le meilleur opus de la série. Ainsi, je me garde sous le coude sa saga des sorcières qui, paraît-il, vaut le détour (par Salem ?).

Dracula, à l’origine du mythe

dracula bram stokerToujours dans les années 90, pas particulièrement connaisseuse du mythe, ni des innombrables déclinaisons cinématographiques qui lui avaient été dédiées, j’ai découvert Dracula, le film de Francis Ford Coppola. Je crois d’ailleurs que c’est de là que vient ma fascination d’antan pour les vampires. Après avoir tellement aimé ce film, sa puissance dramatique, son romantisme sombre, sa merveilleuse ambiance gothique, je me suis dit récemment qu’il fallait que je découvre (enfin) l’oeuvre originale. Mon sentiment après cette lecture est surtout le regret de ne pas avoir commencé par le livre.

Dans les points positifs, il y a bien sûr l’ambiance. Les premières pages du livre sont très évocatrices et marquantes : la diligence filant dans la nuit des Carpathes, les loups, le château sinistre, le comte Dracula à la fois obséquieux et monstrueux… tout concourt à susciter la terreur. De ce point de vue, la première moitié du livre est une vraie réussite et m’a même fait faire certaines nuits quelques rêves inquiétants.

D’autre part, le choix du roman épistolaire et les différents points de vue proposés (lettres, journaux intimes, …) permettent de se plonger dans chaque personnage et créent une dynamique très intéressante. Enfin, l’écriture en elle-même est charmante, un brin surannée – n’oublions pas que le roman a été écrit en 1897 – et les sentiments exprimés parfois délicieusement démodés, si l’on excepte un sexisme d’époque qui choquerait un tantinet aujourd’hui. Ainsi, l’héroïne Mina Harker est définie comme ayant l’esprit d’un homme (= son intelligence) avec la sensibilité d’une femme. Gloups ^^

dracula minaMais ce charme ne passe hélas pas la moitié du livre. Contrairement au film, où Dracula est un personnage effrayant, mais en même temps si fascinant, multi-facettes et romantique, il n’est qu’un vulgaire monstre à traquer dans le livre. Alors que l’ouvrage porte son nom, c’est finalement lui le grand absent de cette seconde partie.

Donc ici, point de romantisme : plus de Dracula reniant sa foi en Dieu au retour de la guerre suite au suicide de sa bien-aimée qui le croyait tombé au combat, le transformant en monstre non-mort assoiffé de sang. Plus de recherche de la fiancée réincarnée dans le Londres du XIXème siècle.  Cette seconde moitié se résume en fait à une chasse au monstre assez décevante (et très longue) de mon point de vue, les motivations du comte et les origines de sa monstruosité restant jusqu’au dénouement des questions sans réponse.

Ainsi, quand je lis que l’adaptation de Coppola est la plus fidèle à l’oeuvre originale, je dirais oui, mais en mieux. Là où Bram Stoker avait inventé un univers gothique marquant et un personnage maintes fois adapté, Coppola a su y apporter la puissance émotionnelle nécessaire pour créer l’alchimie parfaite. Et que dire de la bande originale (reprise depuis note pour note dans la saison 1 d’American Horror Story, ce qui m’avait passablement agacée ^^) qui m’avait beaucoup marquée à l’époque. Quand la magie du cinéma arrive à transcender les mots.

Le tag ‘Il n’y a pas d’âge pour aimer Disney’

En début de semaine, j’ai vu ce petit tag Disney chez Kimysmile et j’ai eu envie de le faire. Paradoxalement, quand on a des enfants, on prend dix grades de maturité (ou tout du moins de responsabilité), mais on retrouve dans le même temps son âme d’enfant. Pour tout vous dire, je n’ai jamais vu autant de dessins animés que ces dernières années et j’ai retrouvé des émotions depuis longtemps oubliées devant certains classiques de Disney.

ratatouille rémy1 – Quel est ton film Disney favori ?

C’est difficile à dire parce que j’en aime beaucoup, mais je dirais Ratatouille, même si ce n’est pas un Disney pur jus. Ratatouille, ou l’histoire de ce petit rat qui voulait devenir un grand chef cuisinier, c’est avant tout un récit qui prône l’accomplissement de soi et la réalisation des rêves, thèmes qui me sont chers. J’ai adoré.

2 – Quelle scène d’un film Disney aurais-tu voulu vivre ?

La scène de bal dans ‘La Belle et la Bête’. C’est beau, c’est ultra-romantique… rien que la chanson fait chavirer mon petit coeur 🙂


3 – Un moment inoubliable que tu as passé dans les parcs d’attractions ?

Ma Grande Fripouille en train de danser entre Aurore et son Prince à la Grande Parade de Disneyland Paris. Un merveilleux souvenir, je crois que j’étais bien plus émue qu’elle !

4 – Si tu devais être un Prince, lequel serais-tu ?

Comme Kim, sans hésiter Flynn Rider, même s’il n’est que Prince par alliance. Ce personnage haut en couleurs a ringardisé d’un seul coup toute la clique des princes Disney. D’ailleurs, ce n’est pas très sympa pour les copains, Flynn…

5 – Si tu devais être une Princesse, laquelle serais-tu ?

Raiponce, parce qu’elle doit bien se marrer avec Flynn, et que ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir un caméléon qui s’appelle Pascal.

6 – A quel personnage Disney ressembles-tu ?

Hier, il a plu à seaux toute la journée dans mon Sud donc capillairement parlant, je devais certainement ressembler un peu à Simba, voire à Cruella d’Enfer… Sinon, à la Fée Clochette bien sûr ! ^^

simba crinièreCruella d'enfer                                fée clochette

peterpan

7 – Si tu pouvais choisir un personnage Disney pour être ton ami, lequel choisirais-tu ?

Peter Pan, pour qu’il m’apprenne à voler 🙂

8 – Une scène d’un Disney qui te fait pleurer à chaque fois ?

Il y en a plein ! La scène de la mort de Mufasa dans Le Roi Lion ou celle d’Ellie dans Là-haut, mais surtout la scène de Dumbo où le petit éléphant va voir sa maman emprisonnée. S’ensuit un moment très tendre et très émouvant où celle-ci lui chante la chanson ‘Mon tout petit’. Mon coeur de maman ne peut que fondre…

9 – Quel est le Disney que tu as vu le plus souvent ?

Ca varie en fonction des goûts de mes fripouilles mais on doit arriver au trio suivant : Raiponce, Dumbo (que Grande Fripouille adorait quand elle était petite, c’est dire le nombre de fois que j’ai pleurniché devant ‘Mon tout petit’…) et Le Roi Lion.

10 – Quelle est ta chanson Disney favorite ?

L’histoire de la vie dans Le Roi Lion. La première scène du film, accompagnée par cette chanson, est tellement belle, et si universelle, qu’elle m’émeut à chaque fois.

Et puis, parce que les fripouilles en sont folles en ce moment, je ne peux que partager ce ‘tube’ de La Reine des Neiges :

Si le coeur vous en dit, vous pouvez aussi faire ce petit tag qui vous fera retomber en enfance au moins le temps de sa rédaction !

‘En quête de sens’ : la lumière au bout du futur

En quête de sens est un documentaire réalisé et produit par Marc de la Ménardière et Nathanael Coste. J’en ai parlé récemment sur ma page facebook, mais le sujet me paraissait mériter qu’on s’y arrête ici le temps d’un billet.

Course effrénée à la croissance, destruction de la planète, inégalités, injustice… tels sont les affres de notre société occidentale moderne. A partir de ce constat, Marc et Nathanael ont tout plaqué pour entamer une sorte de voyage initiatique, à la rencontre de personnalités issues d’horizons divers (activistes, philosophes, chamanes, scientifiques…). On croise ainsi dans leur film des noms tels que Vandana Shiva, Pierre Rabhi, Frédéric Lenoir, Satish Kumar, Hervé Kempf, Bruce Lipton ou Trinh Xuan Thuan.

Malgré les différences d’origine et de spécialités, force est de constater que leurs points de vue convergent, tant dans l’analyse de la situation que dans les solutions. En sous-marin, les mentalités ont déjà commencé à changer, mues par la nécessité de revenir aux valeurs primordiales : vivre en harmonie avec la planète et avec soi-même.

On ne peut pas avoir une croissance illimitée sur une planète où les ressources sont limitées. (Satish Kumar)

Soucieux de rester indépendants dans la production et la distribution de leur film, Marc et Nathanael ont décidé, en créant l’association Kamea Meah Films, de faire appel à un financement participatif via la plate-forme touscoprod. Ils s’étaient donné comme ligne de mire la somme minimum de 12 300 €. L’objectif a été largement atteint et dépassé, avec près de 40 000 € et presque un millier de co-producteurs.

Le film étant actuellement en post-production, aucune date officielle de diffusion n’a encore été annoncée, mais je suis très impatiente de le découvrir. Un message résolument positif qui donne de l’espoir pour le futur, ça ne se refuse pas.

En attendant, pour en savoir plus :
– le blog wordpress de l’association Kamea Meah Films
– la page de présentation du projet sur le site touscoprod
– la page facebook du projet

Ah ah ah aaaaah… en apesanteeeeur : ça y est, j’ai vu Gravity.

gravityJe suis allée voir Gravity d’Alfonso Cuaron ce week-end, après en avoir lu des myriades d’avis dithyrambiques (4,6 sur 5 pour les critiques presse sur Allociné, rien que ça).

J’ai toujours un peu peur d’aller voir un film encensé, au risque de placer mes attentes trop haut et d’être déçue au bout du compte. Mais d’un autre côté, j’aime trop la science-fiction pour laisser passer un tel film. Et j’ai bien fait de me laisser tenter, parce que Gravity est largement à la hauteur des attentes et de l’expérience promise. Pas tant pour l’histoire qu’il raconte – un survival plutôt classique dans l’espace – mais pour la façon dont il le raconte et surtout dont il le montre.

De ce point de vue là, la claque est monumentale : au premier rang de la salle, lunettes 3D sur le nez, l’expérience sensorielle est inédite et impressionnante, et ce dès les premières images du film. Un premier plan-séquence d’une longueur jamais vue dans un film de SF, une 3D magnifique qui sert admirablement le film, une ambiance sonore plus vraie que nature, des images de la Terre d’une incroyable beauté, tout contribue à nous couper le souffle tant tout est fluide et réaliste, et on subodore rapidement que cette sensation durera pendant tout le film.

Ainsi, dès la première pluie de débris, l’intensité dramatique monte de plusieurs crans et ne se relâchera qu’à la dernière image du film. Pendant ce temps, nous aurons vécu une aventure hors du commun pendant 1h30 d’immersion totale, à travers le regard d’une Sandra Bullock confrontée à sa propre mortalité,  à ses ressources ultimes et à ses choix.  Son jeu d’actrice (excellent même en VF), et certains plans angoissants au possible – de la caméra placée dans le casque pour une vision subjective à la caméra fixe qui la regarde dériver dans l’espace infini – nous font vivre chaque seconde quasiment en apnée et dans une tension extrême, contrebalancée par la touche d’humour bienvenue apportée par George Clooney.

Au niveau de sa structure, le film offre un bon équilibre entre action pure, moments de suspense intense et scènes d’émotion plus intimistes. Même si j’avoue que j’aurais aimé que les scènes contemplatives soient plus longues (le spectacle est si beau !) et que le film fasse plus de place à l’intériorité et à l’angoisse existentielle des personnages, ce qui aurait pu apporter un peu plus de profondeur à l’ensemble. Mais en fin de compte, ce n’est pas sur ce terrain, celui de 2001 ou de Solaris, auxquels on a parfois comparé le film, qu’Alfonso Cuaron voulait amener son spectateur et la fan de SF que je suis est malgré tout sortie tout à fait repue de ce spectacle.

Que l’on aime ou pas la SF, une chose est sûre, il ne faut pas louper l’expérience Gravity sur grand écran : à n’en pas douter, vous n’avez vu jamais ça au cinéma.

‘La Voleuse de livres’ adapté au cinéma en 2014

la voleuse de livres‘Quand la Mort vous raconte une histoire, vous avez tout intérêt à l’écouter’. Voilà comment une phrase étrange sur la première de couverture d’un livre m’a poussée à ouvrir il y a quelques années La Voleuse de livres de l’auteur australien Markus Zusak.

La Voleuse de livres, c’est l’histoire de Liesel Meminger, une fillette allemande de 9 ans dont l’histoire bascule en 1939, quand elle est envoyée par sa mère dans une famille d’accueil, au coeur de l’Allemagne nazie. Elle y nouera des liens très forts avec Hans, son père adoptif, son petit voisin Rudy et Max, le boxeur juif que Hans cache dans sa cave.

Plusieurs fois, elle croisera la route de la Mort. Plusieurs fois, la Mort s’arrêtera sur ce jeune destin, intriguée par cette petite fille au caractère hors du commun et dont l’amour des mots, au travers des livres qu’elle vole, la nourrira et lui sauvera la vie à plus d’un titre.

De prime abord, la Voleuse de livres est un livre étrange, au style aussi distancié et décalé que l’est son narrateur inhabituel car oui, c’est la Mort elle-même qui nous raconte l’histoire de Liesel. La Mort, observatrice cynique de l’humanité depuis la nuit des temps, et qui pourtant arrive encore à être distraite dans son travail par ces drôles d’êtres humains. Par leur folie destructrice, mais aussi par leur capacité à créer le meilleur, l’amitié, la solidarité, le courage. C’est donc à travers les yeux d’une Mort étonnamment humaine, voire attendrie parfois, que nous suivons les aventures de Liesel dans le tourbillon de la Seconde Guerre Mondiale.

[…] Je m’étonnerai toujours de ce dont les humains sont capables, même quand les larmes les aveuglent et qu’en titubant et en toussant ils continuent à avancer, à chercher, et à trouver.

J’ai toujours eu un peu de mal avec les oeuvres – livres ou films – qui traitent du sujet difficile et bouleversant de la Seconde Guerre Mondiale. Pourtant, l’étrange poésie dégagée par La Voleuse de livres et le ton original de l’oeuvre m’ont emportée sans trop d’appréhension dans le destin de Liesel. J’ai bien sûr fini émue aux larmes, bien que l’écriture ne soit pas du tout versée dans le pathos facile. Ce qui rajoute peut-être encore à la force du récit. Et puis, comment résister à une histoire qui magnifie ainsi l’amour des livres et des mots ?

C’est donc avec une grande joie que j’ai appris que La Voleuse de livres allait être adapté au cinéma en 2014 (merci Cindy 😉 ) :