Le gratin de courgettes aux ravioles

Ces dernières semaines, je me suis fixé un objectif de taille : faire aimer les courgettes à deux petits bretons de ma connaissance qui ne les aiment pas beaucoup. Après avoir testé plusieurs recettes, dont une recette de courgettes farcies à la ricotta et aux lardons qui ne m’avait pas vraiment convaincue, je pense avoir trouvé LA recette qui va tout changer ! Vous m’en direz des nouvelles.

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Photo que j’ai piquée sur un site de cuisine bien connu, parce que j’avais oublié de photographier mon propre plat…

Ingrédients (pour 6/8 personnes) :

  • 8 plaques de ravioles (pour ma part, j’ai pris des ravioles du Dauphiné, dites ravioles de Romans, mais on peut également prendre des ravioles du Royans)
  • 5 courgettes
  • 50 cl de crème liquide
  • Muscade râpée ou en poudre
  • Huile d’olive
  • Gruyère râpé
  • Sel et poivre

Préparation (10 minutes) :

  • Préchauffer le four à 200° (thermostat 6-7)
  • Laver, puis râper les courgettes (avec la râpe la plus grosse) sans les éplucher. On peut également les couper en rondelles.
  • Dans une poêle, faire revenir les courgettes avec de l’huile d’olive, saler et poivrer
  • Sur le fond d’un plat à gratin de taille adaptée, disposer 4 plaques de ravioles
  • Recouvrir les ravioles avec les courgettes râpées
  • Saupoudrer de muscade
  • Verser la crème liquide sur l’ensemble
  • Disposer les 4 plaques de ravioles restantes
  • Recouvrir de gruyère râpé pour faire gratiner
  • Mettre au four pour 30 minutes, à mi-hauteur

Bon appétit !

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Sherlock – Saison 4 : l’apothéose

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Après de nombreux mois d’absence sur la Biancat’s Room (construction de nouvelle vie oblige), revoilà son hôtesse sur la blogosphère ! Comme souvent, ce ne sont pas les idées de sujets qui manquaient, mais plutôt les opportunités. En repos forcé cette semaine, j’en ai donc profité pour faire fumer mon abonnement Netflix. Pour commencer, j’ai décidé d’achever les affaires en cours et de me mettre à jour de Sherlock, que j’avais abandonnée à sa troisième saison.

Ce n’est pas nouveau, je suis fan de cette relecture des aventures du célèbre détective de Baker Street. La mise en scène ingénieuse, la modernisation très réussie des histoires de Sir Arthur Conan Doyle et le casting parfait m’ont fait succomber dès la première saison (et pas qu’au charme de Benedict Cumberbatch). 4 saisons plus tard, qu’en est-il ?

Un ton plus personnel

Personnage aussi irritant qu’attachant, Sherlock a énormément évolué depuis les débuts. Même s’il s’auto-qualifie toujours de « sociopathe hautement fonctionnel », son humanité ne fait désormais plus aucun doute. Bien sûr, rares sont les personnes qui peuvent se targuer d’avoir aperçu cet aspect de sa personnalité, pourtant celui-ci n’en est pas moins bien tangible. Côté Watson, la vie semble s’être posée : marié à Mary, John est désormais père de la petite Rosamund.  Mais l’aventure, le danger et les ombres du passé et des vieux ennemis ne rôdent jamais bien loin de Baker Street…

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Si les premières saisons s’attachaient principalement aux enquêtes et aux capacités intellectuelles hors normes de Sherlock, force a été de constater que les protagonistes ont été de plus en plus impliqués personnellement dans les intrigues, jouant de leur vie plus d’une fois. Cette saison 4 va encore plus loin sur ce terrain, faisant la part belle aux histoires individuelles des personnages, et reléguant parfois les enquêtes au second plan. Est-ce un bien ? D’aucuns diront que non, pour ma part, j’ai adoré cette évolution. Tragédies, personnages poussés dans leurs ultimes retranchements, choix cornéliens, points de non retour, tout y est dans cette saison, pour le plus grand bonheur émotionnel du spectateur.

Une montée en puissance parfaitement orchestrée

À l’attaque de cette nouvelle fournée, le premier épisode, « Les six Thatcher », démarre de façon presque anecdotique, voire cliché. Qu’on ne s’y trompe pas : ce n’est que pour mieux mettre en exergue de puissants enjeux dramatiques et livrer un final poignant, qui colorera tout le reste de la saison et ouvrira directement la porte à l’épisode « Le détective affabulant ».

Impeccablement écrit et interprété (la trame de l’histoire m’a d’ailleurs rappelé les meilleurs Columbo !), avec un cliffhanger que je n’avais absolument pas vu venir, ce deuxième épisode est peut-être le meilleur des trois.

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Pourtant, malgré une crédibilité qui laisse parfois à désirer, le troisième et dernier épisode, « Le dernier problème » est celui que j’ai préféré. Basé sur un secret sombre et marquant du passé de Sherlock, il éclaire le personnage d’un jour nouveau, pour en faire un être presque normal, avec ses fêlures et ses blessures enfouies. Au fil de ce dernier épisode puissant et haletant, on y découvre également un Mycroft ébranlé pour la première fois de la série, lui aussi pétri de faiblesses qu’on ne lui connaissait pas, et un Watson à la fois fort et touchant.

La plus belle bromance sériesque

Au terme de 4 saisons de haute volée, on ne m’ôtera pas de l’idée que la « bromance » Sherlock – Watson (merveilleusement incarnée par le duo Benedict Cumberbatch – Martin Freeman, toujours au top niveau) est la meilleure et la plus touchante toutes séries confondues. Si les premières saisons pouvaient donner l’impression de laisser à Watson un rôle de faire-valoir, c’est la complémentarité profonde des deux hommes qui éclate cette fois à l’écran, comme une évidence : Sherlock a besoin de Watson comme Watson a besoin de Sherlock.

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Fortes de ce constat imparable, les dernières scènes du troisième épisode sonnent presque comme une fin de série. La vie continuera à Baker Street, l’aventure sera toujours au rendez-vous, mais serons-nous là pour y assister lors d’une saison 5 qui risquerait d’être poussive ? Rien n’est moins sûr. Si Sherlock devait s’arrêter là, les scénaristes nous auront offert une magistrale et brillante réinterprétation du mythe, pour moi la meilleure à ce jour.

Baker Street Boys Forever.

22/11/63 : la série

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Il y a plusieurs mois de ça, je faisais la critique du roman de Stephen King. J’en avais aimé la touche nostalgique, cette peinture de l’Amérique des années 60, et la petite histoire qui prenait finalement le pas sur la grande. Lorsque j’ai appris que cette petite (ou grosse, vu les presque 1 000 pages du roman) pépite allait être adaptée pour le petit écran, avec James Franco dans le rôle principal et produite par l’incontournable J.J. Abrams, je me suis régalée à l’avance. Verdict : un franc succès.

221163-Stephen King22/11/63, c’est l’histoire de Jake Epping. Sortant à peine d’un divorce, un peu déboussolé, ce professeur de littérature se voit confier la mission par son ami mourant Al Templeton de retourner dans le passé, par un portail temporel dont il a découvert l’existence. L’objectif : éviter l’assassinat du Président John Kennedy. Changer le passé, pour recréer un meilleur présent.

Première bonne surprise : la série reproduit très fidèlement l’esthétique décrite par le King dans son roman. Les 60’s prennent vie dans des tons vifs et colorés, et la série, comme le livre, en présente son côté naïf, tout comme son côté âcre, parfois violent : le racisme, la condition de la femme, la peur de l’étranger. Et bien sûr le contexte historique et politique, qui tient la part belle dans l’histoire. Aux côtés du toujours excellent James Franco, Daniel Webber campe ainsi un Lee Harvey Oswald très crédible, dont, même si ce n’est bien sûr que l’hypothèse retenue par King, on suit le parcours qui le conduira à l’irrémédiable ce 22/11/63 fatidique.

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Deuxième bonne surprise : si l’esthétique est respectée, l’histoire s’éloigne, souvent avec bonheur, du matériel initial. Là où le livre s’étalait parfois en longueur, la série a pris le parti d’une narration un peu plus nerveuse. L’ajout du personnage de Bill qui accompagne Jake dans sa mission, interprété par George MacKay, permet ainsi de rendre le récit plus dynamique et plus riche, gommant l’effet de cavalier seul souvent présente dans le livre.

221163-jake-sadieTroisième bonne surprise : le choix de Sarah Gadon dans le rôle de Sadie Dunhill. Délicieuse dans le roman, elle l’est tout autant dans la série, et offre au personnage son merveilleux sourire et son joli regard bleu. Le couple qu’elle forme avec James Franco est attachant dès les premières minutes. Si leur love story n’évite pas les clichés, comment bouder son plaisir devant aussi belle et poignante histoire ?

Quatrième et dernière bonne surprise : la fin. Elle m’a rendue nostalgique pendant au moins une semaine dans le livre, elle a été gardée telle quelle dans la série. À la fois simple, belle et terriblement touchante.

Il va sans dire que rares ont été les bonnes adaptations du King sur petit écran, la dernière déception en date étant la série Under the Dome. 22/11/63 est celle qui fait exception à la règle. Selon moi, une belle réussite.

Breizh Power

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Ce qui est réconfortant avec un blog, c’est que même sans son auteur, il continue son petit bonhomme de chemin, engrange tranquillement les vues et les visiteurs. Pendant qu’il menait sa petite vie sur WordPress, de mon côté, j’ai traversé la France et quitté le grand Sud pour m’installer en Bretagne avec mes Fripouilles, il y a un mois de ça. Un changement de vie total qui ne s’est pas fait sans angoisse, mais qui est contre toute attente arrivé à son terme, grâce à beaucoup de chance et d’heureux hasards.

Installée dans un appartement chaleureux, près de l’amoureux, avec un bon poste, dans une magnifique région, la vie se reconstruit tranquillement. Je reprends peu à peu la lecture et le visionnage de séries, l’écriture me chatouille, tout comme l’envie de faire la touriste aux pays des Korrigans et de poser régulièrement quelques mots ici. Bref, Biancat reprend du poil de la bête. Sans doute le pouvoir des crêpes et du chouchen 🙂

La Fille du Feu décroche un poste à Marseille

Depuis mon arrivée dans le Sud, le moins qu’on puisse dire est que ma vie professionnelle n’aura pas été un long fleuve tranquille : de réunions de recrutement étranges en expériences parfois cuisantes, j’avais fini par m’installer en tant que rédactrice indépendante. Séparation oblige, j’ai dû replonger dans l’arène du marché du travail pour regagner mon indépendance. Pour l’occasion, Katniss avait ressorti son arc et son costume de geai moqueur, et croyez-moi ce n’était pas du luxe, dans une région où les places sont chères, très chères.

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Première étape : faire sortir son CV du lot

Cette semaine de janvier, j’envoie trois candidatures, un exploit étant donné le peu de postes qui correspondent à mon profil. Sur les trois, contre toute attente, je décroche deux entretiens, un à La Ciotat, près de chez moi, et un à Marseille. Après un pré-entretien téléphonique sur le poste de La Ciotat, je suis convoquée en entretien dans les locaux de l’entreprise. Je suis en short-list mais malheureusement cela n’ira pas plus loin car j’apprends rapidement que je n’ai pas été retenue. C’est alors que commence mon aventure marseillaise.

Test de recrutement, vous dites ?

Je suis dans un premier temps convoquée pour un test de recrutement. Je n’ai jamais fait ça et par conséquent j’imagine un peu tout et n’importe quoi : test graphologique ? Etude de mon thème astral ? Etude de compatibilité avec mes futurs collègues sur la base de mon signe chinois ? C’est donc la fleur au fusil que j’arrive dans l’entreprise, presque à l’heure malgré un ter en retard. La DRH, en réunion, me fait attendre. Quand elle finit par arriver, elle me reçoit dans son bureau pour me présenter le fameux test et je vise la grosse liasse qu’il va me falloir traiter. S’excusant de ne pas avoir de salle de réunion libre, elle m’installe devant un ordinateur, dans un open space où évoluent les salariés de l’entreprise. Voilà de quoi me mettre dans le bain. Démarre alors une série interminable de tests en tout genre : questions personnelles sur mes qualités et défauts, mes attentes aussi, mises en situation professionnelles, tests mathématiques et logiques, rédaction en français et en anglais, évaluation de mes capacités sur Word et Excel, etc. Plus de trois heures après, épuisée, affamée, je finis par venir à bout de la bête, en ayant conscience que je n’ai pas tout réussi, ni même tout terminé.Tant pis, je n’ai pas le courage de relire et je rends ma copie. Perplexe après cette expérience inédite, je quitte l’entreprise.

L’épreuve des entretiens

Quelques jours plus tard, je reçois un mail de convocation pour le deuxième round : les entretiens. J’en conclus que les tests se sont plutôt bien passés. Consciente des conditions discutables dans lesquelles j’ai passé le test de recrutement (mais existe-t-il des conditions idéales en entreprise ?), la DRH accepte d’avancer mon rendez-vous de quelques jours pour que je puisse partir en vacances, ce que j’apprécie vraiment. Ce jour-là, je dois la rencontrer, puis faire connaissance avec le Directeur Commercial, avec lequel je suis censée travailler, et le Directeur Général. Au final, plus de trois heures d’échanges et de questions. Curieusement, avec l’expérience (et l’âge ?), je ne crains plus les entretiens : le mieux est encore de rester soi-même et de ne pas tromper le recruteur sur la marchandise, d’autant plus que mes 15 ans d’expérience professionnelle parlent en grande partie pour moi. Je ressors donc plutôt satisfaite : j’ai eu un très bon feeling avec mes interlocuteurs, que j’ai trouvé professionnels, avec un excellent esprit d’équipe. Si je ne suis pas retenue, je sais au moins que je n’aurai aucun regret quant à ma prestation.

Fin des Hunger Games de l’emploi

La semaine suivante, je reçois un appel de la DRH. Croyant avoir la fameuse réponse à l’issue des épreuves déjà passées, j’éprouve une pointe de déception quand je réalise que je n’avais pas anticipé le troisième round : l’examen des références. Je suis tranquille sur le sujet : j’ai toujours gardé d’excellentes relations avec mes anciens managers et collègues, il suffit juste de sélectionner ceux qui me vendront le mieux ! A ce stade, je me demande quand le parcours du combattant s’arrêtera enfin. Il semblerait que cette fois ce soit le cas, avec le dernier appel que je reçois en fin de semaine. Après des heures sur le gril, on m’apprend que j’ai triomphé de cinq autres candidats. Katniss la Fille du Feu a décroché le poste, mettant un terme à ces Hunger Games marseillais. Je commence donc un nouveau travail, et une nouvelle phase de ma vie dans 10 jours. Nouveau défi et pas des moindres, maintenant : résoudre le casse-tête de la garde de mes Fripouilles !

 

Le roulé salé

Retrouver le goût de la vie, c’est aussi retrouver le goût des bonnes choses ! J’ai donc tenté récemment une recette originale de roulé salé. Facile à faire et déclinable à volonté, c’est une valeur sûre pour les jours de pannes d’imagination culinaire.

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Ce qu’il vous faut :

  • 550 g de pommes de terre
  • 2 oeufs
  • 1 oignon
  • 100 g de gruyère râpé
  • 4 tranches de jambon
  • 6 tranches fines d’emmental

Vous pouvez remplacer le jambon par du blanc de poulet, du bacon, … selon vos goûts, et varier les fromages à l’infini ! Pour moi, en fouillant au fond du frigo, ça a été tranches d’emmental, de comté, et de fromage à croque-monsieur 🙂

La recette : 

  • Eplucher, puis râper les pommes de terre
  • Emincer finement l’oignon
  • Mettre les pommes de terre râpées et l’oignon dans un bol, et y ajouter le fromage râpé et les 2 oeufs entiers
  • Mélanger, puis saler et poivrer la préparation ainsi obtenue
  • Mettre une feuille de papier sulfurisé sur la plaque du four, puis y étaler la préparation en une couche homogène
  • Enfourner la plaque à 200° pendant 25 minutes
  • A la sortie du four, laisser reposer pendant 5 minutes
  • Disposer les tranches de jambon, puis les tranches de fromage
  • Rouler une première fois avec le papier sulfurisé pour imprimer la forme du roulé, puis une seconde fois sans le papier
  • Mettre le roulé au four pendant 10 minutes à la même température pour laisser fondre le fromage
  • Accompagner de crudités à votre goût

Et voilà le résultat chez moi… Bon appétit !

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Jabberwocky : la French Touch se porte bien

Avec le groupe Jabberwocky, il n’est plus besoin de prouver que l’électro-pop à la française n’en a pas fini de trouver des ambassadeurs de talent. Le premier album du trio, Lunar Lane, sorti en octobre 2015, est un véritable voyage entre sons électro, ambiances oniriques, voix diaphanes, le tout porté par des clips forts et parfois dérangeants. Je suis fan. Bon week-end à tous !