Tag : mes 15 albums préférés

Encore une journée taguesque aujourd’hui, puisque j’ai été nommée par Pimpf pour le tag « Sélection de mes 15 albums préférés ». Merci à toi Pimpf 🙂

Le principe : faire une liste de 15 albums dont vous vous souvenez et dont vous gardez un précieux souvenir, qui vous ont marqué particulièrement dans votre vie et ceci dans un maximum de 20 minutes. 

Dans ma vie, ma sélection musicale se composerait de morceaux plutôt que d’albums, et il y aurait certainement d’autres artistes qui ne figurent pas là. Ces 15 albums, récents ou plus anciens, cultes ou pas, sont ceux que je peux écouter en boucle ou vers lesquels je reviens toujours :

absolution-muse american-life-madonnaback-to-black born-to-die-lana-del-rey born-to-do-it-craig-david fallen-evanescence hands-all-over-maroon-five if-you-wait-london-grammar made-in-love-zazie mezzanine-massive-attack rodeo-zazie talkie-walkie-air thriller-michael-jackson unorthodox-jukebox-bruno-mars violator-depeche-mode

  • Amy Winehouse : Back to Black, parce que je suis fan de sa voix d’or
  • Madonna : American Life, parce que j’aime Madonna depuis l’enfance et que c’est son seul album que Chéri accepte d’écouter ^^
  • Muse : Absolution, parce que j’ai découvert leur rock grandiloquent et la voix de Matthew Bellamy avec cet album
  • Lana Del Rey : Born to die, parce que je suis une inconditionnelle de son univers
  • Bruno Mars : Unorthodox jukebox, parce que je l’écoute tout le temps et que Bruno Mars, c’est peu l’héritier de Michael Jackson
  • Maroon 5 : Hands All Over, parce que c’est l’album anti-déprime par excellence et que je trouve la voix d’Adam Levine ultra-sexy
  • London Grammar : If you wait, parce que c’est ma découverte coup de coeur de l’année
  • Depeche Mode : Violator, parce qu’il m’a fait tomber amoureuse du son DM et de la voix de Dave Gahan
  • Zazie : Made in love, parce que depuis je suis fan des mots de Zazie
  • Zazie : Rodéo, parce que pour moi, c’est son meilleur
  • Massive Attack : Mezzanine, parce qu’il est culte et qu’il m’a fait découvrir la trip-hop
  • Air : Talkie Walkie, parce que l’univers de Air est sans pareille et que je peux écouter Cherry Blossom Girl 20 fois d’affilée
  • Craig David : Born to do it, parce que Walking Away est un peu devenu mon hymne à la liberté
  • Michael Jackson : Thriller, parce que Michael !
  • Evanescence : Fallen, parce qu’il m’a ouvert les portes du monde du métal symphonique

Je ne tague personne en particulier mais ça me plairait bien de connaître votre liste 🙂 Alors à vos albums !

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Lana Del Rey, princess of Darkness

BTDRécemment, j’ai fait une razzia de CD sur amazon, parce que ça fait longtemps que ce sont les mêmes voix qui tournent sur mon autoradio et que j’avais envie de sang neuf. J’ai donc jeté mon dévolu sur The 2nd Law, le dernier Muse (Mattheeeeeeeew !!! Pardon, des fois ça m’échappe…), le Cyclo de Zazie (dont je reparlerai plus tard quand j’aurai réussi à me faire une opinion) et… le Born to Die de Lana Del Rey.

Lana Del Rey… Voilà une chanteuse qui soulève bien des passions, qu’on aime ou qu’on déteste, en se basant souvent sur des critères tout sauf musicaux. Laissons donc de côté sa bouche (trop ?) pulpeuse, ses interviews hasardeuses et arrêtons-nous juste sur sa musique.

Comme tout le monde, je connaissais les incontournables Video Games et Born to die, ces deux morceaux oniriques et lancinants, cette voix lascive, cette ambiance hors du temps, qui m’ont donné envie d’en entendre plus. Je ne regrette pas le voyage.

Lana Del Rey : bien plus qu’une chanteuse

LPLana Del Rey, c’est avant tout un personnage et un univers. Ce qui saute aux oreilles à la première écoute, c’est la grande force évocatrice de l’ensemble. Born to die, c’est comme un film qui se déroule, invoquant à la fois les films noirs des années 50, où la chanteuse de cabaret tombe amoureuse du détective privé, et les héroïnes lynchiennes, belles, sensuelles et vénéneuses. Quand j’écoute ce disque, je ne peux pas m’empêcher de revoir Sherilynn Fenn, dans son personnage d’Audrey Horne dans Twin Peaks, apparaissant dans un encadrement de porte avec son air de Lolita à la démarche chaloupée ou Laura Palmer flottant, lèvres bleuies, dans les eaux troubles.

Un mélange d’influences vintage et hip-hop

SSBorn to Die est l’enfant de deux époques : un mélange de sonorités vintage – pour exemple le morceau Million Dollar Man, qu’on verrait bien interprété par la Breathless Mahoney de Dick Tracy -, directement venues de l’époque de l’âge d’or hollywoodien, et de sons ultra-modernes. Comme elle se définit elle-même, Lana Del Rey est une Nancy Sinatra gangsta. Elle emprunte aussi bien aux années 60 qu’au hip-hop – dont elle est férue – voire à la trip-hop, comme avec le morceau Off of the races, très proche de l’univers de Portishead.

Ce mariage, ajouté au rythme lascif de la plupart des morceaux, donne à Born to Die un côté intemporel qui vient renforcer son onirisme et le sentiment de nostalgie qui parcourt l’album, cristallisé par le morceau Summertime Sadness et son clip résolument pessimiste, mais tellement beau.

Une voix irréelle

moueBorn to Die ne serait pas ce qu’il est sans la voix de Lana, qui sait en jouer de façon virtuose. Tantôt femme fatale tout en accents graves, profonds et chaleureux, et murmures sensuels, tantôt Lolita avec une voix mutine et cristalline, et des phrases qui finissent en envolées presque enfantines. Lana, en véritable actrice, nous emporte où elle veut. Et elle rentre à fond dans son personnage, froid et sensuel à la fois, incarné par sa célèbre moue et ses poses qui ravissent ou agacent, mais ne laissent pas indifférents.

En résumé, cet album n’est pas sans rappeler le Back to Black d’Amy Winehouse – qui est un de mes albums préférés – dans l’expression d’une certaine tristesse, d’une féminité sensuelle un peu perverse et des fêlures de la jeunesse. Et je prie pour que Lana reste fidèle à elle-même, avec sa sensibilité à fleur de peau et son regard dédaigneux, n’en déplaise à ses détracteurs.