Le chien des Baskerville – Sir Arthur Conan Doyle

conan-doyle-chien-baskerville-sherlock-holmesCes derniers mois, je n’ai pas pris beaucoup de temps pour chroniquer mes lectures. Pour y remédier, je me suis donc engagée chez Bookyboop dans une lecture commune sur le thème de Sherlock Holmes, avec billet à l’appui !

Ayant adoré la série télévisée Sherlock et surtout, n’ayant jamais lu Sir Arthur Conan Doyle, il fallait absolument que je découvre le matériau original ! Après un trip spéléo dans ma bibliothèque, j’en ai retrouvé plusieurs volumes qui appartenaient à Chéri et j’ai jeté mon dévolu sur Le Chien des Baskerville, une des aventures les plus célèbres de Sherlock Holmes.

L’histoire : lorsque le Docteur Mortimer passe la porte du 221B Baker Street, c’est pour proposer à Sherlock Holmes et son acolyte le Docteur Watson une affaire des plus étranges. Son ami Sir Charles Baskerville vient en effet de mourir dans des conditions mystérieuses : aucune trace de blessure, seulement un masque de terreur imprimé sur le visage, comme s’il était mort… de peur. Or, dans la famille Baskerville, une légende raconte qu’une malédiction poursuit ses membres, malédiction incarnée par un chien monstrueux et meurtrier.

Fait notable dès le début du roman : Sherlock étant retenu à Londres par une affaire, c’est Watson qui est en première ligne de l’enquête sur le meurtre de Sir Charles. C’est lui encore qui accompagne le Docteur Mortimer dans la lande du Dartmoor à la rencontre de Sir Henry, héritier des Baskerville, et du chien légendaire. Sherlock est donc absent pendant une bonne partie de l’intrigue, absence qui se révèle être prétexte à l’entrelacement de plusieurs techniques narratives. Racontée par la voix de Watson, l’histoire passe ainsi du récit à la première personne au roman épistolaire, en passant par le journal personnel, ce qui amène du dynamisme à une intrigue somme toute assez linéaire. Bien que les styles plus ampoulés du XIXème siècle ne me rebutent pas, au contraire, j’ai été agréablement surprise par ce style précis et moderne.

Quant à l’enquête elle-même, elle est plutôt agréable à suivre et ménage bien son suspense, parsemant le récit de surnaturel, de révélations et d’apparitions de personnages inquiétants. L’ambiance, entre manoirs sombres et lande désolée, est évocatrice et prenante : tout ce que j’aime dans les romans anglais !

Et bien sûr, par cette lecture, je me suis surtout régalée à faire le parallèle avec la série de la BBC, dont un épisode fait directement référence au roman. Même s’il est en définitive peu présent dans ce volume, j’ai aimé retrouver le duo Sherlock / Watson, auquel les acteurs Benedict Cumberbatch et Martin Freeman sont très fidèles dans leurs interprétations. Malgré la transposition au XXIème siècle et une remaniement certain de l’intrigue, je n’ai pu que constater à quel point les scénaristes ont su conserver l’esprit de Conan Doyle, tout en y apportant classe et modernité. N’est-ce pas signe d’une adaptation réussie ?

Pour ce qui est des livres, je ne sais pas si je poursuivrai mes lectures de Conan Doyle, en tout cas cette première incursion m’a presque donné le regret de ne pas l’avoir lu plus tôt !

Le Tequi’s Award du meilleur acteur de série est décerné à…

Je me sens d’humeur taguesque en ce moment ! Alors aujourd’hui, je me lance dans un top que j’avais repéré il y a quelques temps chez ma petite Kim de By Kimysmile, chez qui je traîne souvent 🙂

Le principe des Tequi’s Awards est simple : il s’agit de remettre nous-mêmes un Award aux acteurs de séries qu’on apprécie, ou qui nous ont scotché par leur performance. Ayant profité de la trêve hivernale aux US, j’ai eu l’occasion de faire de belles découvertes de séries (auxquelles je consacrerai certainement un billet)… et d’acteurs bluffants ! Voici donc ma sélection du moment :

Tatiana Maslany

orphan-black-clones-tatiana-maslany

Je lui décerne mon Award pour… Orphan Black. Dans cette série de science-fiction addictive et haletante, dont le scénario tourne autour du thème du clonage, la belle Tatiana joue pas moins de 8 rôles différents (pour le moment) ! Avec tellement de talent qu’on en oublie totalement qu’il s’agit d’une seule et même actrice. Maquillages, vêtements et coiffures différentes, mais aussi accents et attitudes, Tatiana tient à merveille tous ses personnages et nous donne le vertige. A se demander si en réalité, elle ne joue pas tous les rôles de la série sans que l’on s’en soit aperçus !

gif-animé-tatiana-maslany

 

Cillian Murphy

Cillian-murphy-peaky-blinders

Je lui décerne mon Award pour… Peaky Blinders. Parlons d’abord de la série : elle est somptueuse. Plans d’une beauté à couper le souffle, scénario parfaitement écrit, bande son exceptionnelle qui convoque Nick Cave ou les White Stripes, et puis Cillian Murphy. En tant qu’amatrice de cinéma fantastique, j’avais déjà aimé sa présence magnétique et son regard bleu troublant, parfois inquiétant, dans la trilogie Batman, Inception, Time out ou 28 jours plus tard, … Dans Peaky Blinders, il délaisse le futur pour l’Angleterre des années 20, dans une performance magistrale et toute en nuances. Du grand art.

cillian-murphy- gif-animé

 

Benedict Cumberbatch

benedict-cumberbatch-sherlock

Je lui décerne mon Award pour… Sherlock. Je me suis déjà étendue sur mon amour pour la série Sherlock dans ce billet. Si elle atteint une qualité aussi remarquable, c’est en grande partie grâce au jeu d’acteur de Benedict Cumberbatch. D’une classe toute britannique, il apporte envergure, charisme et charme au personnage plus que rebattu de Sherlock Holmes. Et un flow étonnant que bien des acteurs doivent lui envier ! Benedict dans ce top 5 ? Elémentaire, mon cher Watson 😉

gif-animé-sherlock

 

Jessica Lange

American-Horror-Story-Jessica-Lange-Asylum

Je lui décerne mon Award pour… American Horror Story. Avant d’entamer cette série, je me souvenais d’une Jessica Lange tendre et romantique, en coloc de Tootsie ou en fiancée de King Kong. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les réalisateurs d’American Horror Story ont su prendre la douce à contre-pied pour mettre au jour une nouvelle Jessica Lange. Toujours surprenante, elle livre des performances de haut vol sur toutes les saisons de la série, avec une mention spéciale à la saison 2 Asylum. Dans le rôle de Soeur Jude, elle joue sur toutes les palettes, réussissant le pari d’être odieuse et effrayante, tout en arrivant à nous cueillir dans l’émotion au détour d’une scène. Chapeau bas.

gif-animé-jessica-lange-asylum

 

Jim Parsons 

jim-parsons-the-big-bang-theory

Je lui décerne mon Award pour… The Big Bang Theory. Une série de geek qui parle de Star Trek, du Seigneur des Anneaux et de super-héros devait fatalement finir dans la liste de mes shows préférés ! Son personnage principal, le scientifique sociopathe Sheldon Cooper, a un incroyable potentiel comique, totalement sublimé par le talent un peu barré de Jim Parsons. Même après 8 saisons, ses dingueries me font toujours hurler de rire. The Big Bang Theory, c’est le genre de série-doudou dont je serai triste de voir la fin arriver. Mais en attendant… BAZINGA !

gif-anime-bazinga

 

Sheldon-Cooper-GIF

 

Et vous, à qui décerneriez-vous vos Tequi’s Awards ?

Sherlock : mon premier coup de coeur de l’année

sherlock-affiche

Mon année sériesque commence sous les meilleurs auspices, puisque le mois de janvier n’est même pas terminé que je viens d’avoir mon premier crush de l’année avec la série Sherlock. Entamée en 2010, Sherlock est une série policière britannique diffusée par la BBC One. Forte à ce jour de 3 saisons de 3 épisodes de 90 minutes, elle transpose les aventures du célèbre détective Sherlock Holmes à notre époque. Exit les manteaux à carreaux, les calèches, et les enquêtes à la papy, place au modernisme et au blog du Dr. Watson !

Un Sherlock revisité, mais fidèle à l’esprit original

Sherlock-thinkTout comme la série Elementary, qui met également en scène le personnage de Sherlock Holmes, Sherlock a délaissé le XIXème siècle pour entrer de plein pied dans le XXIème siècle. Plus qu’une simple adaptation des romans de Sir Arthur Conan Doyle, il s’agit donc là de revisiter le concept pour un dépoussiérage en bonne et due forme. Dépoussiérage qui respecte cependant tous les codes du personnage : Sherlock vit toujours à Londres au 221B Baker Street, chez sa logeuse Mrs. Hudson, dans un logement qu’il partage en colocation avec le Dr. Watson.

Benedict Cumberbatch, remarqué notamment dans le rôle de l’impressionnant Khan dans le Star Trek Into Darkness de J.J Abrams, compose un Sherlock excentrique à l’intelligence hors normes, charismatique, odieux parfois… mais tellement irrésistible (smart is the new sexy !). S’inscrivant dans la vague actuelle des héros de séries au QI d’exception, on ne peut manquer de voir des bribes du Sheldon Cooper de The Big Bang Theory dans ce personnage savoureux de « sociopathe hautement fonctionnel » qui ne supporte pas la lenteur d’esprit de l’humain moyen.

Un casting parfait

sherlock-john-friendsSherlock ne serait pas Sherlock sans son acolyte John Watson. Interprété avec finesse par Martin Freeman (Le Hobbit), ce Dr. Watson aux fêlures touchantes, pendant raisonnable de Sherlock, forme avec ce dernier un duo qui fonctionne à la perfection, à la fois drôle et attachant. A ce titre, le couple fait désormais partie du panthéon des « bromances » les plus réussies de la télévision.

Autour de ce duo, le reste du casting régulier est à la hauteur de la qualité de la série, de la fantasque Mrs. Hudson au passé haut en couleurs, au très british et emprunté Mycroft, frère aîné haut placé de Sherlock, en passant par l’inspecteur Lestrade et la douce Molly Hooper. Mais c’est lors des face-à-face avec ses ennemis que l’excellence du jeu des acteurs culmine, et l’on se délecte des bras de fer intellectuels de Sherlock avec la séduisante et vénéneuse Irene Adler ou l’incontournable James Moriarty (surprenant Andrew Scott).

Une écriture et une mise en scène haut de gamme

sherlock-ireneFait notable dans les aventures de Sherlock Holmes : l’importance de l’implication personnelle du personnage dans ses enquêtes. Lorsque ses grands ennemis frappent, c’est presque moins pour le plaisir de faire le mal que pour défier publiquement l’esprit hors du commun du grand Sherlock, dans une joute de cerveaux passionnante. Les scénaristes de Sherlock, dont Steven Moffat, aussi scénariste sur la série Doctor Who, mettent cette implication à profit de façon virtuose. Pour créer des scènes de confrontation paroxystiques, mais aussi donner à la série un aspect feuilletonnant et addictif, ainsi que des season finales à couper le souffle, comme celui de la saison 2.

Et que dire des scénarios ? Si les histoires s’inspirent librement des aventures littéraires bien connues de Sherlock Holmes, comme Le chien des Baskerville, les scénaristes leur ont insufflé un nouvel éclairage, une mise en scène et une image moderne et inventive, doublés d’une écriture précise et ciselée. Finalement, le seul défaut de la série serait de ne comporter que 9 épisodes !

En résumé, Sherlock est LA série so classe et so british à ne pas louper, à regarder en VO de préférence pour profiter de la belle voix grave et du « flow » de Benedict Cumberbatch. Sortie au rythme d’une saison tous les deux ans depuis 2010, il vous reste encore du temps pour vous rattraper avant une saison 4 prévue, selon les dernières rumeurs, pour fin 2015.

ArticlepubliéSobusygirls-rouge