Se prendre au jeu de l’écriture

plumes asphodeleunehistoireIl y a quelques mois maintenant, j’ai commencé à participer à des ateliers d’écriture, sur le blog d’Olivia Billington d’abord, puis sur le blog Les Lectures d’Asphodèle ensuite. L’objectif, simple, de ces ateliers est de rédiger un texte, prose ou poème, en utilisant une liste de mots proposée par l’ensemble des participants, liste elle-même inspirée d’un mot lancé par l’organisatrice.

A l’origine, j’étais très intriguée par l’exercice et vraiment impressionnée par les textes rédigés avec talent par les participants, et surtout de voir comment à partir d’un même matériau, chacun arrivait à y développer son propre imaginaire. La question qui me taraudait alors était la suivante : comment diable débrider son imagination et sa créativité en partant d’un carcan de mots imposés ? Par curiosité, et très tentée par le défi, un jour je me suis lancée. Quelle ne fut pas ma surprise de constater à quel point, loin de les brider, les mots servent de terreau à la créativité, portent l’imagination, la stimulent et l’emmènent dans des directions où elle ne serait sans doute pas allée s’aventurer.

De semaines en semaines, j’ai également fait une autre découverte : que la plupart du temps, les personnages issus de ces ateliers ne se contentent pas d’un seul tour de piste, ils ont envie d’aller au bout de leur histoire. Ils vous empêchent de dormir, se rappellent à votre bon souvenir dès le réveil et ne vous lâchent pas tant que la boucle n’est pas bouclée. Petit à petit, ils prennent de l’épaisseur dans votre esprit, leur caractère s’affine et s’affirme, leur visage se dessine… Récemment, quand j’ai pensé à mon trio Tristan / Sarah / Antoine, dont j’ai commencé l’histoire il y a un moment sans l’avoir encore terminée, ils me sont apparus comme dans un film, avec l’ambiguïté ténébreuse de Ben Whishaw (Tristan), la douceur lunaire d’Emily Kinney (Sarah) et le charme juvénile de Hugh Dancy (Antoine). Rien que ça ! ^^

Ben-Whishaw Emily-Kinney Hugh-Dancy   

Parti d’un petit jeu d’écriture, l’exercice se révèle au bout du compte passionnant et très excitant. Un premier jet de deux histoires est déjà écrit (Ariane et Cynthia), et encore à retravailler. Je ne sais pas si j’aurai la constance pour aller au bout mais si c’était le cas, j’aimerais bien terminer un petit recueil de nouvelles, des portraits de femmes, en créer la couverture, l’imprimer et pouvoir dire à mes filles plus tard : c’est Maman qui a écrit ça. On dirait bien que j’ai trouvé mon prochain objectif.

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10 réflexions sur “Se prendre au jeu de l’écriture

  1. Mais bien sûr que tu vas aller au bout ! Tu es faite pour ça ! Et puis si tu crois qu’on va te lâcher si jamais tu avais un coup de mou, va d’ores et déjà te faire à l’idée que nous serons quelques unes à te les casser (les pieds) menu, menu, très menu, jusqu’à ce que tu nous le pondes ! Nomného ! 😉

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  2. Mais je compte bien que tu iras au bout…. j’y veillerai, Biancat 🙂
    Tu sais que non seulement j’adore te lire mais il n’y a pas que les fripouilles qui sont fières de toi…
    Alors, continue, s’il te plaît…. ta fan de la première heure et pour toujours !
    S’il le faut, je contacte les éditeurs 🙂

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  3. Je suis contente d’avoir pu contribuer à l’éclosion de ton talent ! 🙂
    Oui, c’est un exercice très simple, auquel je jouais lorsque j’étais enfant : j’ouvrais le dictionnaire et piochais des mots au hasard, puis j’écrivais une histoire. Et quand j’ai ouvert mon blog, j’avais envie de jouer ainsi, mais avec les lecteurs… et certains ont écrit avec moi. Et l’atelier est petit à petit devenu ce qu’il est… 😉
    Je te souhaite d’aller jusqu’au bout de ton projet, parce que oui, les yeux pétillants de tes enfants lorsqu’ils comprennent que le livre, là, c’est maman qui l’a écrit, ça n’a pas de prix. 😀

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    • Les premières histoires d’amour avec les mots… ❤ moi ça a été avec mon journal : 6 ans de tartines quotidiennes jusqu'au jour où j'ai trouvé indécent de confier ainsi mes pensées les plus intimes. Je reste encore impressionnée de tout ce volume que j'ai pu pondre pendant ces années-là ^^ quand ça m'arrive de replonger dedans je ressens toujours bcp de tendresse pour cette ado amoureuse toutes les 5 mn et pas très bien dans sa peau que j'étais !
      En tout cas grâce à toi et à ton atelier, j'ai renoué avec les mots et ma foi, le plaisir est immense alors merci à toi, et si j'arrive à conclure mon projet, ça sera la cerise sur le gâteau ! En plus de ça, je suis ravie de t'avoir rencontrée 😉

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      • 🙂 Moi aussi !
        Ah, les carnets intimes, j’en ai eu une floppée. j’y ai écrit pendant plus de quinze ans et il y a peu, après tous les chamboulements dans ma vie, j’ai relu certains passages. Et ça m’a fait mal, j’ai jeté une bonne partie. Ou tout, je ne sais même plus.

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        • Oui, c’est vrai que se replonger dans les moments difficiles peut rendre douloureux cet exercice du miroir. Quand je relis certains passages écrits vers mes 20 ans, le relent de mal-être qui remonte me serre encore le coeur. Mais ça m’aide aussi à voir le chemin parcouru depuis !

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