Le fondant au chocolat qui déchire

Voilà plusieurs semaines, voire mois, que je cherchais une recette de fondant au chocolat. J’en avais fait une version délicieuse en septembre dernier pour l’anniversaire de ma grande Fripouille, et j’ai égaré aussi sec la recette (= j’ai oublié de la mettre dans mon carnet de recettes Marmiton). Après plusieurs essais pas tout à fait satisfaisants, j’ai fini par tomber sur la recette ultime, fondante à souhait. Les enfants ont adoré, les grands aussi 🙂

Ingrédients (pour 6 personnes) :

  • 200g de chocolat pâtissier
  • 100g de beurre (même si je vis en Bretagne je le préfère doux, je n’aime pas l’association du chocolat et du beurre salé)
  • 3 oeufs
  • 50g de farine
  • 100g de sucre en poudre
fondant-chocolat

L’intérieur doit rester humide pour un fondant parfait ! (source image : Marmiton)

Préparation :

  • Préchauffer le four à thermostat 6 (180°)
  • Faire fondre en une ganache bien lisse le chocolat et le beurre découpés en morceaux (dans une casserole ou four à micro-ondes)
  • Dans un autre récipient, mélanger le sucre, les oeufs et la farine, puis y ajouter le chocolat et le beurre fondus
  • Beurrer et fariner le moule avant d’y verser la pâte ainsi obtenue
  • Faire cuire 20 minutes au four (pas plus car au-delà le gâteau perd son côté fondant)
  • Laisser refroidir un peu avant de servir tiède

Sans levure et avec peu de farine, ce gâteau n’est pas très gros aussi je l’ai réalisé dans un moule à manqué un peu plus petit pour garder un peu d’épaisseur. Pour un gâteau plus gros, il suffit juste de doubler les quantités.

Bon appétit !

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Le Cookeo, mon meilleur ami

La problématique des femmes actives est la même depuis des décennies : arriver à jongler entre un boulot souvent prenant, les enfants, le chéri, le sport (depuis ma reprise en septembre, j’arrive à aller au minimum 2 fois par semaine à la salle et je suis contente !) et bien sûr les tâches quotidiennes. Entre linge, cuisine et ménage, pas vraiment le temps de s’ennuyer et toute initiative pour gagner du temps est la bienvenue. Dans cette idée d’optimisation, j’ai investi un peu sur un coup de tête dans l’achat d’un Cookeo, après en avoir entendu parler par une collègue. La meilleure idée de l’année.

Le Cookeo, c’est quoi ?

Le Cookeo de Moulinex est ce qu’on appelle un assistant culinaire. Techniquement, c’est un multi-cuiseur, c’est-à-dire un appareil électronique intelligent capable de réaliser divers types de cuisson. Cuisson sous pression, dorage, mijotage ou encore maintien au chaud, il peut tout faire, et cela sans changer de récipient puisqu’il est possible de réaliser intégralement une recette dans la cuve amovible du Cookeo.

L’appareil permet ainsi d’effectuer des cuissons simples (légumes à la vapeur, poissons, etc.). Cookeo dispose pour cela de programmes intégrés qui indiquent, selon le poids, le mode de cuisson adapté, la quantité de liquide à rajouter et le temps nécessaire. Une fois la cuisson programmée et la cuve fermée, Cookeo s’occupe de tout. Il n’y a qu’à aller faire autre chose et attendre qu’il sonne la fin de la cuisson.

Mais le vrai plus de Cookeo, c’est qu’il permet la réalisation de plats complets, facilement et rapidement, en enchaînant plusieurs tâches. À titre indicatif, la plupart des plats mijotés (currys, blanquettes, risottos, etc.) nécessitent seulement 10 à 15 minutes de cuisson sous pression, au lieu de 30-45 minutes, voire plus, en cuisson traditionnelle à la casserole ou en marmite.

Utiliser Cookeo comme on aime cuisiner

En version de base, Cookeo dispose d’environ 150 recettes pré-programmées (entrées, plats, desserts), qu’il suffit de suivre pas à pas. On lance tout d’abord la recette sur l’appareil. La première étape consiste à préparer tous les ingrédients, puis il suffit de lire les instructions au fur et à mesure et de valider chaque étape à chaque fois qu’elle est réalisée (mettre les aliments dans la cuve, les faire dorer, ajouter du liquide ou du bouillon, cuire sous pression, etc.).

En version connectée (celle que je possède), il est possible de relier le Cookeo à une application dédiée, et d’envoyer des recettes sur l’appareil en Bluetooth. Il existe également une version USB qui permet de charger de nouvelles recettes à partir de clés USB, vendues aux alentours de 20€ et contenant environ 25 recettes.

Pour ma part, après avoir essayé les recettes en mode totalement accompagné, je préfère finalement utiliser le mode manuel, à partir de mes propres recettes, ou de recettes spécial Cookeo que je glane sur le net en fonction des aliments que j’ai dans mon frigo.  Le seul écueil que j’aie rencontré jusque là, en mode accompagné ou manuel, est la quantité de liquide à mettre dans la cuve. Certaines recettes nécessitent ainsi quelques ajustements avant d’être tout à fait réussies.

Le Cookeo est-il vraiment utile ?

À cette question, la réponse est un grand oui, bien évidemment. Si l’investissement de départ n’est pas négligeable (compter 219€ pour une version de base, et environ 279€ pour une version connectée), le Cookeo est régulièrement de sortie dans ma cuisine, 3 à 4 fois en moyenne, tant en semaine que le week-end. Viandes, légumes, féculents, séparés ou combinés, tout aliment est prétexte à une recette Cookeo et les seules limites sont celles de l’imagination.

Si l’on excepte le temps de préparation des légumes (que l’on peut contourner en utilisant des légumes surgelés et prêts à l’emploi), une recette Cookeo prend environ 20 à 30 minutes, sachant que ce temps inclut le temps de cuisson, pendant lequel Cookeo n’a pas besoin de vous ! Seules les phases de dorage quand il y en a (5-10 minutes selon les aliments à dorer) nécessitent une présence devant l’appareil.

En résumé, Cookeo fait partie de ces inventions qui facilitent significativement la vie et qui permettent de manger mieux, plus équilibré et plus varié. Biancat approved.

Découverte séries : The OA / Travelers

Comme nous sommes encore au mois de janvier, je vous souhaite d’ores et déjà une très belle année 2018 ! Qu’elle vous permette de réaliser quelques rêves et de faire de belles découvertes. C’est donc de découvertes qu’il s’agit aujourd’hui sur la Biancat’s Room, avec deux séries Netflix un peu confidentielles, mais que j’ai néanmoins adorées : The OA et Travelers. Dans les séries fantastiques, qu’on se le dise, il y a bien une vie au-delà de Stranger Things.

The OA

Synopsis : Prairie Johnson réapparaît après sept ans d’absence. Disparue subitement, l’enfant était aveugle ; à son retour, elle ne l’est plus. Qu’a-t-il bien pu lui arriver ? C’est ce que vont tâcher de découvrir son entourage, la science et même le FBI. (Source : Allociné)

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Sortie dans la discrétion fin 2016, la série de Zal Batmanglij et Brit Marling a des allures d’OTNI (Objet Télévisuel Non Identifié). Démarrant comme un drame familial, la série emprunte peu à peu des chemins étranges et inattendus.

À son retour après 7 ans d’absence, Prairie Johnson peine à reprendre sa place dans un quotidien au sein duquel elle n’a plus vraiment de repères. Elle semble également investie d’une mystérieuse mission pour laquelle elle doit recruter 5 personnes, 5 personnes à qui elle commence à raconter son histoire, levant le voile sur un incroyable récit. C’est donc pendus aux lèvres de Prairie, tout comme ses 5 comparses, que nous traversons les 10 épisodes du show. Certaines histoires méritant d’être découvertes sans trop en savoir à l’avance, pour préserver le mystère, il est préférable de ne pas en dire trop. Il faut juste se laisser porter et croire… ou pas. Affabulation ? Réalité ? Délire ? Telles sont les questions qui nous taraudent ainsi pendant que Prairie livre ses souvenirs des 7 années passées.

La force de la série est bien sûr son  scénario ambitieux, où se mêlent drame humain, enquête policière et mysticisme. The OA affiche en effet une spiritualité très personnelle, jusqu’au-boutiste, qui nous mène aux frontières de la vie et de la mort, au-delà de toutes croyances, et peut fasciner ou rebuter irrémédiablement. Portée par l’interprétation habitée de Brit Marling, ce récit métaphysique se déroule avec lenteur, pour mieux envoûter le spectateur, et se termine dans une envolée rarement vue à la télévision.

À l’instar d’une série comme The Leftovers, l’enjeu n’est pas de tout comprendre, mais de ressentir. Le visionnage terminé, il faut un peu de temps pour analyser ce que l’on vient de voir, avec finalement une seule certitude, celle d’avoir vécu une expérience hors normes, et une seule envie, celle de voir jusqu’où la série nous emmènera lors de sa saison 2, dont le tournage vient tout juste de démarrer.

Travelers

Synopsis : Des centaines d’années dans le futur, des hommes parviennent à se téléporter au XXIème siècle en prenant pour hôtes des personnes sur le point de mourir. La nouvelle équipe de voyageurs doit remplir un certain nombre de missions pour empêcher la destruction de l’humanité à venir. Dans l’intervalle, chacun doit se glisser dans la peau de son hôte sans éveiller de soupçons : une jeune maman battue par son époux, un agent du FBI, un junkie, un lycéen et… une déficiente mentale. (Source : Allociné)

 

Sur Netflix, cette petite série canadienne s’appelle Les voyageurs du temps, et c’est la raison pour laquelle j’ai mis du temps à la visionner. Malgré tout, sous ce titre peu vendeur en français, se cache une pépite à côté de laquelle il serait dommage de passer.

Ici, point d’effets spéciaux tape-à-l’oeil ou de visions apocalyptiques du futur. La série se déroule dans le présent et repose moins sur le visuel que sur son scénario et ses personnages. Comme dans toute série sur les voyages temporels qui se respecte, les possibilités de narration sont quasi-infinies et si l’histoire se complexifie parfois et n’évite pas quelques paradoxes, l’ensemble reste toujours très excitant, alternant action et moments plus intimistes, le tout saupoudré d’un humour plutôt sympathique.

Au-delà de son postulat de base purement SF, ce qui fait aussi l’intérêt et la différence de la série, ce sont les relations qu’entretiennent les voyageurs avec leurs hôtes, ou du moins avec leur vie et leurs proches. Les voyageurs ont en effet pour ordre de n’apporter que le minimum de modifications au présent, hormis les changements ordonnés par leur mystérieux Directeur, à travers les différentes missions qu’ils doivent accomplir. Et quand il s’agit de concilier la mission avec la vie quotidienne, l’exercice s’avère parfois compliqué. Une sorte de Code Quantum (une de mes toutes premières passions sériesques ❤ ) mâtiné de Mission Impossible en quelque sorte.

Pour incarner ces agents du futur, le casting est plutôt réussi, d’un Eric McCormack en agent du FBI charismatique à la tête de son équipe de voyageurs, à Jared Abrahamson, excellent dans le rôle d’un vieil homme débarqué dans le corps d’un athlète de 17 ans, en passant par la belle MacKenzie Porter ou l’attachant Patrick Gilmore.

Pour vous faire une idée, visionnez ne serait-ce que le pilote, qui donne un avant-goût appétissant de la série, et … welcome to the 21st century.

 

J’ai choisi la contraception définitive

Aujourd’hui, coin des filles à l’honneur avec un sujet qui nous concerne toutes : la contraception. Je ne vous dirai pas si telle pilule est plus efficace qu’une autre ou s’il vaut mieux un stérilet en cuivre ou un stérilet hormonal, mais je vais plutôt vous parler du choix que j’ai fait de recourir à la stérilisation définitive, autrement dit la ligature des trompes. 

Pour ma part, après deux super fripouilles (et deux autres en intérim) et la quarantaine passée, je ne voulais plus entendre parler de nourrissons, de biberons, de couches ou autres réjouissances. Pour autant, le problème de la contraception allait se poser pendant encore un certain nombre d’années. Après avoir fait le tour de ce qui se fait sur le marché, j’avais décrété que chaque méthode avait ses défauts : soit parce qu’elle créait un frein mécanique (règles abondantes liées au stérilet en cuivre, désagrément du préservatif, …), soit parce qu’elle supposait un flot continu d’hormones dans mon corps (stérilet hormonal, implant, pilule, …).

La décision

Sûre de ne plus vouloir d’enfants, j’ai franchi le cap et je suis allée voir mon médecin généraliste pour lui parler de mon souhait de subir une ligature des trompes. Devant ma détermination et mon choix déjà bien arrêté, il m’a envoyée chez un gynécologue. Celui-ci m’a recommandée à un chirurgien spécialisé dans la chirurgie urinaire, avec lequel j’ai eu un premier entretien basé sur la présentation des différentes méthodes possibles et l’exploration de mes motivations.

Suite à cette première entrevue, il m’a fait signer un document indiquant que j’avais bien reçu toutes les informations nécessaires et la brochure explicative. C’est à ce moment-là qu’ont débuté les 4 mois de réflexion obligatoires, pour me permettre de changer d’avis le cas échéant. 4 mois plus tard, mon envie de pouponner n’ayant pas refait surface miraculeusement, j’ai confirmé mon choix et pris rendez-vous pour l’intervention (qui, à ma grande surprise, est remboursée par la sécurité sociale).

La technique

Le principe de la ligature des trompes est simple : empêcher l’ovule de passer de l’ovaire vers les trompes de Fallope, à l’endroit où il est susceptible de rencontrer le spermatozoïde.

ligature-trompes

Il existe différentes techniques de ligature des trompes :

  • la salpingectomie : les trompes sont sectionnées, puis suturées
  • les clips : en coupant l’alimentation sanguine d’une partie des trompes, les clips génèrent un tissu cicatriciel qui empêche l’ovule et le spermatozoïde de se rencontrer
  • les anneaux : ils ont la même fonction que les clips et empêchent également la fécondation de se produire
  • l’électrocoagulation : cette technique utilise un courant électrique pour cautériser une portion des trompes
  • l’implant : inséré dans la trompe par voie naturelle, il va peu à peu l’obstruer. Contrairement aux autres méthodes efficaces dès l’intervention, cette technique prend environ 3 mois avant d’être opérationnelle.

La technique qui m’a été proposée est celle des clips. Elle a été réalisée sous anesthésie générale par coelioscopie. Cette méthode – dite mini-invasive – permet d’effectuer des opérations à l’intérieur de l’abdomen en ne pratiquant que de petites incisions. Elle est rendue possible par l’utilisation d’un endoscope, composé d’un tube optique et d’une caméra vidéo, et d’instruments chirurgicaux adaptés.

L’intervention

Comme pour nombre d’opérations chirurgicales, j’ai dû réaliser au préalable un bilan sanguin et rencontrer un médecin anesthésiste. Le jour J, je me suis présentée à 8h30 pour une intervention prévue à 9h30 en ambulatoire.

Un infirmier est venu me chercher vers 9h et m’a emmenée directement dans mon lit roulant. Une fois arrivée dans la zone des blocs opératoires, on m’a rapidement installé la perfusion destinée à injecter les produits anesthésiants, avant de me transférer au bloc. Dans une belle salle blanche avec vue sur le soleil breton (si si), on m’a installée sur la table d’opération, mis un masque sur le visage et quelques secondes plus tard, j’étais partie dans les bras de Morphée.

En salle de réveil quelques heures plus tard, j’ai eu l’impression qu’il ne s’était passé que quelques minutes, mais l’intervention était déjà finie. Le temps de sortir un peu du coaltar et on m’a ramenée dans ma chambre aux alentours de 12h30. Vers 14h30, j’avais été nourrie avec un repas léger et j’étais prête à rentrer à la maison.

Les suites opératoires

L’avantage de la coelioscopie est qu’elle est peu invasive et ne laisse que de légères cicatrices : une petite incision sur le pubis et une dans le nombril. La récupération est de ce fait relativement rapide. Une petite semaine d’arrêt et quelques soins quotidiens plus tard (pas le droit à la douche les premiers jours !) et j’étais de nouveau sur pied. Attention, cela ne veut pas dire que la fatigue n’est pas là les jours suivant l’intervention : il faut prendre le temps de se remettre de l’anesthésie générale et ne pas se brusquer. Il ne faut aussi ne rien porter pendant au moins une semaine ou deux. Autre petit désagrément : la coelioscopie nécessite l’injection de CO2 dans l’abdomen pendant l’intervention et l’élimination de ce gaz peut être douloureuse pendant une semaine ou deux, en particulier aux épaules, à l’aine et sous les côtes.

Côté contraception, comme la méthode est efficace sitôt l’intervention passée, j’ai fait l’erreur d’arrêter la pilule sur le champ. Ca m’a totalement perdue dans mon cycle (car la ligature ne modifie en rien le fonctionnement naturel du corps, on a donc toujours ses règles, vive la cup !), mais en même temps, ça n’avait plus aucune importance !

Pour finir de boucler le processus, j’ai dû pratiquer une prise de sang (pour vérifier le taux d’hormone de grossesse) et une hystéroscopie : peu agréable, voire douloureux, cet examen consiste à injecter un liquide iodé dans l’utérus et les trompes, afin de vérifier sur une radio l’étanchéité du dispositif. À ce jour, il me reste encore un dernier rendez-vous avec le chirurgien pour valider le tout, et me voilà libérée (délivrée !) à tout jamais de toutes les contraintes liées à la contraception.

J’ai repris le sport… et ça fait mal

La rentrée, c’est le moment des bonnes résolutions. Cette année, dans mon escarcelle je n’en ai mis qu’une, mais de taille : reprendre une activité physique régulière. L’affaire commençait à urger, car j’ai pris la bagatelle de 7 kilos et une taille de vêtements depuis mon arrivée en Bretagne, il y a à peine plus d’un an (et je fais 1m55). De plus, la quarantaine passée, ce n’est quand même plus pareil et on réalise qu’une chips est une chips et qu’une bière est une bière.

J’ai donc enfilé mon plus beau justaucorps orange fluo et je suis allée m’inscrire, sur les conseils d’une amie, au club de sport le plus proche de chez moi. Le fitness et moi, c’est une longue histoire. J’ai arpenté mes premières salles à la fin des années 90, à la grande époque du Body Sculpt, du LIA et du HiLo. Club Med Gym, Cercles de la Forme et autres Eden Forme, ces temples du sport n’ont plus de secret pour moi. C’est du moins ce que je croyais jusqu’à ce que je découvre le planning de ma toute nouvelle salle. Fit Training, CX Worx, … ahem… de quoi parle-t-on exactement ? Heureusement, j’ai retrouvé la Zumba (dont j’avais vanté les mérites ici), mais pour le reste, il ne me restait plus qu’à essayer.

zumba-fitness

Un midi, je me décide donc à aller à un cours de Fit Training. Fit, ça veut dire mince, non ? J’ai donc tout à y gagner. J’arrive dans la salle et déjà je constate que la population du cours est à moitié masculine, ce qui m’inquiète un tantinet. Même si je tente de ne pas y prêter attention, les premiers exercices me font regretter amèrement ma présence. Parce que le Fit Training n’est rien d’autre qu’une demi-heure de torture (mon corps et mon coeur ont d’ailleurs très rapidement compris pourquoi le cours ne dure qu’une demi-heure) d’où l’on ressort essoré, rincé, avec d’horribles courbatures pendant 3 jours. En résumé, le cours consiste à alterner des phases de 3mn30 d’activité ultra-intense et ultra-cardio, avec des phases d’1mn30 de récupération (de plus en plus insuffisantes au fur et à mesure que le cours avance, curieusement). Ces phases cardio peuvent prendre des formes diverses et variées : squats avec barre chargées, fentes alternées (et sautées bien sûr), footing, abdos, … bref tout ce qui fait mal, sur un rythme de fou.

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Autant dire que pour une reprise du sport, c’était un chouille trop violent pour moi et il m’a fallu 3 jours avant de pouvoir descendre un escalier sans un « rhaaaaa » de douleur. Après m’être dit en mon for intérieur « le Fit Training, moi vivante, plus jamais » (même si en sortant j’ai dit hypocritement au prof avec un sourire crispé et le visage violet comme une aubergine, « si si, c’était top ! »), j’ai tenté le CX Worx. Sous ce nom un peu prétentieux, se cache la version new look des abdos-fessiers, en langage Les Mills.

Les Mills n’est ni plus ni moins que le leader mondial (ou peu s’en faut) sur le marché du cours de fitness collectif, avec des marques telles que Body Attack, Body Pump, RPM, etc. L’avantage de la licence Les Mills est de pouvoir retrouver plus ou moins les mêmes cours d’une salle à l’autre. L’inconvénient est qu’elle laisse moins de liberté aux profs. Qu’à cela ne tienne, j’ai essayé le CX Worx et force est de constater que même s’il est aussi douloureux – et je l’espère efficace – qu’une séance old school, ce cours d’abdos-fessiers revisité n’a plus rien à voir avec les cours d’antan. Exit les vieilles haltères, place aux élastiques et aux poids. Exit aussi les antiques séries d’abdos, place à des exercices originaux principalement basés sur le gainage. Ils sont forts chez Les Mills. Après la Zumba du mardi soir, je valide donc le CX Worx du lundi midi.

Pour finir mon petit programme hebdo, j’ai testé le coaching personnel ce samedi. Même si j’ai écumé beaucoup de salles, je n’avais en effet jamais essayé les machines de musculation. Après avoir souffert pendant près d’1h30, être allée au bout de moi-même (ou presque), et gagné le droit de marcher comme un cow-boy pendant 2 jours pour cause d’adducteurs endoloris, je suis repartie contente de moi avec un petit programme personnalisé, que je vais caler le samedi de 11 à 12.

Avec tout ça, qui (si elle freine sur les crêpes et les apéros-chips du week-end) va avoir un corps de rêve d’ici quelques mois ? ^^

The Handmaid’s Tale : la pépite de Hulu

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Depuis quelques années, Netflix domine le monde des séries de la tête et des épaules, avec des oeuvres originales d’une qualité digne du grand écran, de sense8 à Daredevil, en passant par Stranger Things ou Orange is the new black, pour ne citer que celles-ci. C’était sans compter avec Hulu et le grand coup que la plateforme américaine a frappé cette année avec The Handmaid’s Tale (La Servante Écarlate), adapté du roman éponyme de Margaret Atwood, publié en 1985. Pour moi, le coup de coeur de 2017.

Synopsis : Dans une société dystopique et totalitaire au très bas taux de natalité, les femmes sont divisées en trois catégories : les Épouses, qui dominent la maison, les Marthas, qui l’entretiennent, et les Servantes, dont le rôle est la reproduction. (Source : Allociné)

Grande gagnante des Emmy Awards 2017, la série The Handmaid’s Tale a raflé pas moins de 8 récompenses sur 13 nominations, dont celui de la meilleure série dramatique, de la meilleure actrice dans une série dramatique pour Elisabeth Moss, du meilleur second rôle pour Ann Dowd et de la meilleure écriture pour une série. Au vu des thèmes abordés – la condition et l’asservissement de la femme, la fragilité des démocraties ou la puissance de la religion – ce sacre est éminemment politique compte tenu de l’actualité, mais cela n’ôte rien aux qualités intrinsèques de la série.

Une description quasi-clinique d’un monde dystopique effrayant

Terrifiant et littéralement glaçant, le premier épisode annonce la couleur : exit les dystopies inoffensives pour adolescents qui ont fleuri sur petits et grands écrans ces dernières années. On a ici affaire à une dystopie pour adultes, et c’est passionnant. On y découvre le quotidien d’Offred, servante au service d’un couple de la nouvelle élite, Serena et Fred Waterford. La raison d’être de sa présence au sein de leur demeure ? Procréer, parce qu’elle reste l’une des rares femmes fertiles dans une société où la pollution a passé la ligne rouge et rendu les humains stériles. On y découvre ainsi le terrible (et choquant) rituel de la « Cérémonie », qui n’est rien de moins qu’un viol mis en scène sous couvert de religion, et ne peut manquer de mettre le spectateur mal à l’aise. Afin de bien asseoir le malaise, le rythme se veut volontairement lent, et l’ambiance lourde et pesante. À tel point que la série use finalement assez peu d’images choc, tant la violence psychologique de l’histoire se suffit à elle-même.

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Après ce premier épisode, on est tenté de se dire que cette dystopie va trop loin pour être crédible, que non, nos civilisations modernes ne peuvent pas tomber dans de tels extrêmes, comme je l’ai lu dans certains commentaires. Et puis on se rappelle qu’il y a eu le nazisme et les camps de concentration, que nombre de dictatures existent encore partout dans le monde, que dans certains pays on excise encore les femmes, que dans d’autres elles portaient des jupes il y a quelques années et qu’aujourd’hui elles portent de nouveau le voile, que Donald Trump est président.

C’est là que la série prend alors toute sa force : par un savant jeu de flash-backs et une écriture au cordeau, elle démonte nos propres objections et dévoile peu à peu comment la société américaine en est arrivée là, en utilisant des armes redoutables : l’intolérance, le totalitarisme, la religion et la terreur, celles qu’on lit à chaque instant dans les yeux de tous les personnages féminins. On découvre aussi la vie d’Offred alors qu’elle était encore June, et comment elle a inexorablement basculé dans l’horreur.

Un casting féminin impeccable

Si The Handmaid’s Tale est aussi réussie, c’est en premier lieu parce qu’elle est portée par des interprètes féminines de haut vol. En tête du casting, Elisabeth Moss (Mad Men) compose une magnifique Offred/June dans un rôle difficile s’il en est et démontre qu’elle est une très grande actrice. Au fil des épisodes, elle fait évoluer imperceptiblement son personnage de servante que l’on croit broyé par le nouveau système, mais sur lequel June finit par reprendre peu à peu ses droits, laissant filtrer des rais de lumière dans la noirceur du récit.

Dans le rôle ambigu de Tante Lydia, sorte de mère supérieure en charge de l’éducation des servantes dans un centre appelé le Red Center, Ann Dowd est géniale de cruauté et de bienveillance malsaine et déviante. Ce rôle n’est d’ailleurs pas sans rappeler celui qu’elle tenait dans la saison 1 de The Leftovers. Dans le rôle de l’Épouse Serena Waterford, la sublime Yvonne Strahowski (vue dans Dexter en Hannah McKay) livre une prestation toute en nuances. Au fur et à mesure que l’on découvre également son passé, elle présente différentes facettes qui rendent le personnage à la fois profond et touchant, tout autant qu’haïssable. On pourrait également citer Samira Wiley (Moira) ou Alexis Bledel (Ofglen), mais c’est définitivement Madeline Brewer que j’ai trouvée la plus poignante, dans le rôle d’Ofwarren/Janine : émouvante, lunaire, rebelle et entière.

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Paradoxalement, même si dans cette histoire toutes les femmes sont des victimes  – les Servantes réduites à l’état d’esclaves sexuelles, les Épouses au silence et à l’humiliation, et les Marthas au rôle de domestiques soumises – les hommes sont pourtant falots et sans charisme, à l’image du transparent Nick. De même, dans un rôle comparable à celui de Monseigneur Timothy Howard, directeur de l’asile d’American Horror Story Asylum, Joseph Fiennes, même s’il ne brille pas par ses talents d’acteurs, est finalement parfait dans la peau du Commander Waterford : puissant par son statut, mais détestable et méprisable par sa lâcheté et sa faiblesse.

Du fond, de la forme aussi

The Handmaid’s Tale aurait pu se contenter d’être soutenue par une histoire forte et un casting sans faute. Pourtant, ces deux aspects ne sont pas ses seules qualités. L’image et la photographie sont elles aussi impeccables, avec une utilisation subtile des clairs-obscurs et des gros plans sur les visages expressifs des actrices. Par ailleurs, dans le monde gris et terne de la République de Gilead, les uniformes rouges des servantes offrent des fulgurances de couleur qui servent admirablement la violence du propos.

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Dans The Handmaid’s Tale, il y a également une bande-son, mêlant sons rock, folk ou électro, à des morceaux originaux plus classiques à base de violon et de piano, composés par Adam Taylor. Toujours à propos, les morceaux de fin d’épisode viennent faire écho à l’histoire. C’est ainsi que le 10ème épisode fait appel à une version revisitée du Feeling Good de Nina Simone, donnant une note d’espoir pour la suite.

Et la suite me direz-vous  ? Je n’ai pas lu le roman de Margaret Atwood mais il semblerait que cette première saison utilise intégralement le matériau original. Or, il est évident à la vision du dernier plan que la série aura une suite. La question est donc de savoir si les scénaristes sauront garder la force du propos et ne pas perdre l’esprit de l’oeuvre originale. En tout cas, après cette saison 1, j’ai très envie de savoir ce qu’il adviendra d’Offred et serai au rendez-vous de cette série d’ores et déjà essentielle et indispensable.

 

 

 

Agences immobilières : gare à la facturation (ultra) abusive du ménage

Même s’il est souvent pratique de passer par elles pour la location d’un bien, on sait que les agences immobilières se font un maximum de gras sur notre dos en facturant au plus cher toutes les prestations possibles et imaginables. Ainsi, aujourd’hui, même la réalisation d’un état des lieux est payante. Et que dire des frais exorbitants de ménage ?

Récemment, un breton de ma connaissance a quitté son appartement de 56 m², géré par une agence immobilière de Brest bien connue, Foncia pour ne pas la citer. Comme tout locataire consciencieux, il avait fait le ménage et l’état de l’appartement était plus que correct, hormis un dégât des eaux ayant abîmé un pan de mur dans la cuisine.

Le jour de l’état des lieux de sortie arrive. Celui-ci est réalisé par une société extérieure. Sur le compte-rendu, il est indiqué que certaines parties de l’appartement n’ont pas été nettoyées, ce qui, au demeurant, ne peut être contesté. Et on ne parle pas d’une couche de crasse de 10 cm. L’état des lieux se termine, et le document final, plutôt objectif, est signé par les deux parties.

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Quelques jours plus tard, la facture (la douloureuse ?) arrive et là c’est la douche froide, le coup de bambou, l’effet boeuf. Facturés à l’unité, les frais de ménage atteignent en cumulé la modique somme de… 428.20€ hors taxes (hors frais liés au dégât des eaux), pour une demi-journée de travail au maximum (pour rappel, l’appartement fait 56 m²) ! Aucun devis n’a été produit avant cette facturation salée, et pourtant aucun recours légal n’est possible. En effet, au niveau formel, l’état des lieux de sortie a été signé et donc accepté par le locataire, et une facture, donc un justificatif, a été produit par l’agence. Il ne reste alors au locataire que ses yeux pour pleurer et son portefeuille pour payer.

facture-menage-foncia

Et bien sûr, adieu la caution versée au moment de la signature du bail…

Moralité : comme bien sûr l’agence immobilière ne vous préviendra jamais du risque de perdre votre slip pour payer les frais de ménage de votre appartement au jour de votre départ, autant :

  • faire vous-même le nettoyage du lieu au grain de poussière près
  • anticiper et passer plutôt par un particulier pour la location du bien
  • envoyer votre CV dans une société de ménage parce que moi, à ce tarif-là, je travaille une semaine par mois et je pars au soleil le reste du temps.