J’ai choisi la contraception définitive

Aujourd’hui, coin des filles à l’honneur avec un sujet qui nous concerne toutes : la contraception. Je ne vous dirai pas si telle pilule est plus efficace qu’une autre ou s’il vaut mieux un stérilet en cuivre ou un stérilet hormonal, mais je vais plutôt vous parler du choix que j’ai fait de recourir à la stérilisation définitive, autrement dit la ligature des trompes. 

Pour ma part, après deux super fripouilles (et deux autres en intérim) et la quarantaine passée, je ne voulais plus entendre parler de nourrissons, de biberons, de couches ou autres réjouissances. Pour autant, le problème de la contraception allait se poser pendant encore un certain nombre d’années. Après avoir fait le tour de ce qui se fait sur le marché, j’avais décrété que chaque méthode avait ses défauts : soit parce qu’elle créait un frein mécanique (règles abondantes liées au stérilet en cuivre, désagrément du préservatif, …), soit parce qu’elle supposait un flot continu d’hormones dans mon corps (stérilet hormonal, implant, pilule, …).

La décision

Sûre de ne plus vouloir d’enfants, j’ai franchi le cap et je suis allée voir mon médecin généraliste pour lui parler de mon souhait de subir une ligature des trompes. Devant ma détermination et mon choix déjà bien arrêté, il m’a envoyée chez un gynécologue. Celui-ci m’a recommandée à un chirurgien spécialisé dans la chirurgie urinaire, avec lequel j’ai eu un premier entretien basé sur la présentation des différentes méthodes possibles et l’exploration de mes motivations.

Suite à cette première entrevue, il m’a fait signer un document indiquant que j’avais bien reçu toutes les informations nécessaires et la brochure explicative. C’est à ce moment-là qu’ont débuté les 4 mois de réflexion obligatoires, pour me permettre de changer d’avis le cas échéant. 4 mois plus tard, mon envie de pouponner n’ayant pas refait surface miraculeusement, j’ai confirmé mon choix et pris rendez-vous pour l’intervention (qui, à ma grande surprise, est remboursée par la sécurité sociale).

La technique

Le principe de la ligature des trompes est simple : empêcher l’ovule de passer de l’ovaire vers les trompes de Fallope, à l’endroit où il est susceptible de rencontrer le spermatozoïde.

ligature-trompes

Il existe différentes techniques de ligature des trompes :

  • la salpingectomie : les trompes sont sectionnées, puis suturées
  • les clips : en coupant l’alimentation sanguine d’une partie des trompes, les clips génèrent un tissu cicatriciel qui empêche l’ovule et le spermatozoïde de se rencontrer
  • les anneaux : ils ont la même fonction que les clips et empêchent également la fécondation de se produire
  • l’électrocoagulation : cette technique utilise un courant électrique pour cautériser une portion des trompes
  • l’implant : inséré dans la trompe par voie naturelle, il va peu à peu l’obstruer. Contrairement aux autres méthodes efficaces dès l’intervention, cette technique prend environ 3 mois avant d’être opérationnelle.

La technique qui m’a été proposée est celle des clips. Elle a été réalisée sous anesthésie générale par coelioscopie. Cette méthode – dite mini-invasive – permet d’effectuer des opérations à l’intérieur de l’abdomen en ne pratiquant que de petites incisions. Elle est rendue possible par l’utilisation d’un endoscope, composé d’un tube optique et d’une caméra vidéo, et d’instruments chirurgicaux adaptés.

L’intervention

Comme pour nombre d’opérations chirurgicales, j’ai dû réaliser au préalable un bilan sanguin et rencontrer un médecin anesthésiste. Le jour J, je me suis présentée à 8h30 pour une intervention prévue à 9h30 en ambulatoire.

Un infirmier est venu me chercher vers 9h et m’a emmenée directement dans mon lit roulant. Une fois arrivée dans la zone des blocs opératoires, on m’a rapidement installé la perfusion destinée à injecter les produits anesthésiants, avant de me transférer au bloc. Dans une belle salle blanche avec vue sur le soleil breton (si si), on m’a installée sur la table d’opération, mis un masque sur le visage et quelques secondes plus tard, j’étais partie dans les bras de Morphée.

En salle de réveil quelques heures plus tard, j’ai eu l’impression qu’il ne s’était passé que quelques minutes, mais l’intervention était déjà finie. Le temps de sortir un peu du coaltar et on m’a ramenée dans ma chambre aux alentours de 12h30. Vers 14h30, j’avais été nourrie avec un repas léger et j’étais prête à rentrer à la maison.

Les suites opératoires

L’avantage de la coelioscopie est qu’elle est peu invasive et ne laisse que de légères cicatrices : une petite incision sur le pubis et une dans le nombril. La récupération est de ce fait relativement rapide. Une petite semaine d’arrêt et quelques soins quotidiens plus tard (pas le droit à la douche les premiers jours !) et j’étais de nouveau sur pied. Attention, cela ne veut pas dire que la fatigue n’est pas là les jours suivant l’intervention : il faut prendre le temps de se remettre de l’anesthésie générale et ne pas se brusquer. Il ne faut aussi ne rien porter pendant au moins une semaine ou deux. Autre petit désagrément : la coelioscopie nécessite l’injection de CO2 dans l’abdomen pendant l’intervention et l’élimination de ce gaz peut être douloureuse pendant une semaine ou deux, en particulier aux épaules, à l’aine et sous les côtes.

Côté contraception, comme la méthode est efficace sitôt l’intervention passée, j’ai fait l’erreur d’arrêter la pilule sur le champ. Ca m’a totalement perdue dans mon cycle (car la ligature ne modifie en rien le fonctionnement naturel du corps, on a donc toujours ses règles, vive la cup !), mais en même temps, ça n’avait plus aucune importance !

Pour finir de boucler le processus, j’ai dû pratiquer une prise de sang (pour vérifier le taux d’hormone de grossesse) et une hystéroscopie : peu agréable, voire douloureux, cet examen consiste à injecter un liquide iodé dans l’utérus et les trompes, afin de vérifier sur une radio l’étanchéité du dispositif. À ce jour, il me reste encore un dernier rendez-vous avec le chirurgien pour valider le tout, et me voilà libérée (délivrée !) à tout jamais de toutes les contraintes liées à la contraception.

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J’ai repris le sport… et ça fait mal

La rentrée, c’est le moment des bonnes résolutions. Cette année, dans mon escarcelle je n’en ai mis qu’une, mais de taille : reprendre une activité physique régulière. L’affaire commençait à urger, car j’ai pris la bagatelle de 7 kilos et une taille de vêtements depuis mon arrivée en Bretagne, il y a à peine plus d’un an (et je fais 1m55). De plus, la quarantaine passée, ce n’est quand même plus pareil et on réalise qu’une chips est une chips et qu’une bière est une bière.

J’ai donc enfilé mon plus beau justaucorps orange fluo et je suis allée m’inscrire, sur les conseils d’une amie, au club de sport le plus proche de chez moi. Le fitness et moi, c’est une longue histoire. J’ai arpenté mes premières salles à la fin des années 90, à la grande époque du Body Sculpt, du LIA et du HiLo. Club Med Gym, Cercles de la Forme et autres Eden Forme, ces temples du sport n’ont plus de secret pour moi. C’est du moins ce que je croyais jusqu’à ce que je découvre le planning de ma toute nouvelle salle. Fit Training, CX Worx, … ahem… de quoi parle-t-on exactement ? Heureusement, j’ai retrouvé la Zumba (dont j’avais vanté les mérites ici), mais pour le reste, il ne me restait plus qu’à essayer.

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Un midi, je me décide donc à aller à un cours de Fit Training. Fit, ça veut dire mince, non ? J’ai donc tout à y gagner. J’arrive dans la salle et déjà je constate que la population du cours est à moitié masculine, ce qui m’inquiète un tantinet. Même si je tente de ne pas y prêter attention, les premiers exercices me font regretter amèrement ma présence. Parce que le Fit Training n’est rien d’autre qu’une demi-heure de torture (mon corps et mon coeur ont d’ailleurs très rapidement compris pourquoi le cours ne dure qu’une demi-heure) d’où l’on ressort essoré, rincé, avec d’horribles courbatures pendant 3 jours. En résumé, le cours consiste à alterner des phases de 3mn30 d’activité ultra-intense et ultra-cardio, avec des phases d’1mn30 de récupération (de plus en plus insuffisantes au fur et à mesure que le cours avance, curieusement). Ces phases cardio peuvent prendre des formes diverses et variées : squats avec barre chargées, fentes alternées (et sautées bien sûr), footing, abdos, … bref tout ce qui fait mal, sur un rythme de fou.

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Autant dire que pour une reprise du sport, c’était un chouille trop violent pour moi et il m’a fallu 3 jours avant de pouvoir descendre un escalier sans un « rhaaaaa » de douleur. Après m’être dit en mon for intérieur « le Fit Training, moi vivante, plus jamais » (même si en sortant j’ai dit hypocritement au prof avec un sourire crispé et le visage violet comme une aubergine, « si si, c’était top ! »), j’ai tenté le CX Worx. Sous ce nom un peu prétentieux, se cache la version new look des abdos-fessiers, en langage Les Mills.

Les Mills n’est ni plus ni moins que le leader mondial (ou peu s’en faut) sur le marché du cours de fitness collectif, avec des marques telles que Body Attack, Body Pump, RPM, etc. L’avantage de la licence Les Mills est de pouvoir retrouver plus ou moins les mêmes cours d’une salle à l’autre. L’inconvénient est qu’elle laisse moins de liberté aux profs. Qu’à cela ne tienne, j’ai essayé le CX Worx et force est de constater que même s’il est aussi douloureux – et je l’espère efficace – qu’une séance old school, ce cours d’abdos-fessiers revisité n’a plus rien à voir avec les cours d’antan. Exit les vieilles haltères, place aux élastiques et aux poids. Exit aussi les antiques séries d’abdos, place à des exercices originaux principalement basés sur le gainage. Ils sont forts chez Les Mills. Après la Zumba du mardi soir, je valide donc le CX Worx du lundi midi.

Pour finir mon petit programme hebdo, j’ai testé le coaching personnel ce samedi. Même si j’ai écumé beaucoup de salles, je n’avais en effet jamais essayé les machines de musculation. Après avoir souffert pendant près d’1h30, être allée au bout de moi-même (ou presque), et gagné le droit de marcher comme un cow-boy pendant 2 jours pour cause d’adducteurs endoloris, je suis repartie contente de moi avec un petit programme personnalisé, que je vais caler le samedi de 11 à 12.

Avec tout ça, qui (si elle freine sur les crêpes et les apéros-chips du week-end) va avoir un corps de rêve d’ici quelques mois ? ^^

The Handmaid’s Tale : la pépite de Hulu

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Depuis quelques années, Netflix domine le monde des séries de la tête et des épaules, avec des oeuvres originales d’une qualité digne du grand écran, de sense8 à Daredevil, en passant par Stranger Things ou Orange is the new black, pour ne citer que celles-ci. C’était sans compter avec Hulu et le grand coup que la plateforme américaine a frappé cette année avec The Handmaid’s Tale (La Servante Écarlate), adapté du roman éponyme de Margaret Atwood, publié en 1985. Pour moi, le coup de coeur de 2017.

Synopsis : Dans une société dystopique et totalitaire au très bas taux de natalité, les femmes sont divisées en trois catégories : les Épouses, qui dominent la maison, les Marthas, qui l’entretiennent, et les Servantes, dont le rôle est la reproduction. (Source : Allociné)

Grande gagnante des Emmy Awards 2017, la série The Handmaid’s Tale a raflé pas moins de 8 récompenses sur 13 nominations, dont celui de la meilleure série dramatique, de la meilleure actrice dans une série dramatique pour Elisabeth Moss, du meilleur second rôle pour Ann Dowd et de la meilleure écriture pour une série. Au vu des thèmes abordés – la condition et l’asservissement de la femme, la fragilité des démocraties ou la puissance de la religion – ce sacre est éminemment politique compte tenu de l’actualité, mais cela n’ôte rien aux qualités intrinsèques de la série.

Une description quasi-clinique d’un monde dystopique effrayant

Terrifiant et littéralement glaçant, le premier épisode annonce la couleur : exit les dystopies inoffensives pour adolescents qui ont fleuri sur petits et grands écrans ces dernières années. On a ici affaire à une dystopie pour adultes, et c’est passionnant. On y découvre le quotidien d’Offred, servante au service d’un couple de la nouvelle élite, Serena et Fred Waterford. La raison d’être de sa présence au sein de leur demeure ? Procréer, parce qu’elle reste l’une des rares femmes fertiles dans une société où la pollution a passé la ligne rouge et rendu les humains stériles. On y découvre ainsi le terrible (et choquant) rituel de la « Cérémonie », qui n’est rien de moins qu’un viol mis en scène sous couvert de religion, et ne peut manquer de mettre le spectateur mal à l’aise. Afin de bien asseoir le malaise, le rythme se veut volontairement lent, et l’ambiance lourde et pesante. À tel point que la série use finalement assez peu d’images choc, tant la violence psychologique de l’histoire se suffit à elle-même.

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Après ce premier épisode, on est tenté de se dire que cette dystopie va trop loin pour être crédible, que non, nos civilisations modernes ne peuvent pas tomber dans de tels extrêmes, comme je l’ai lu dans certains commentaires. Et puis on se rappelle qu’il y a eu le nazisme et les camps de concentration, que nombre de dictatures existent encore partout dans le monde, que dans certains pays on excise encore les femmes, que dans d’autres elles portaient des jupes il y a quelques années et qu’aujourd’hui elles portent de nouveau le voile, que Donald Trump est président.

C’est là que la série prend alors toute sa force : par un savant jeu de flash-backs et une écriture au cordeau, elle démonte nos propres objections et dévoile peu à peu comment la société américaine en est arrivée là, en utilisant des armes redoutables : l’intolérance, le totalitarisme, la religion et la terreur, celles qu’on lit à chaque instant dans les yeux de tous les personnages féminins. On découvre aussi la vie d’Offred alors qu’elle était encore June, et comment elle a inexorablement basculé dans l’horreur.

Un casting féminin impeccable

Si The Handmaid’s Tale est aussi réussie, c’est en premier lieu parce qu’elle est portée par des interprètes féminines de haut vol. En tête du casting, Elisabeth Moss (Mad Men) compose une magnifique Offred/June dans un rôle difficile s’il en est et démontre qu’elle est une très grande actrice. Au fil des épisodes, elle fait évoluer imperceptiblement son personnage de servante que l’on croit broyé par le nouveau système, mais sur lequel June finit par reprendre peu à peu ses droits, laissant filtrer des rais de lumière dans la noirceur du récit.

Dans le rôle ambigu de Tante Lydia, sorte de mère supérieure en charge de l’éducation des servantes dans un centre appelé le Red Center, Ann Dowd est géniale de cruauté et de bienveillance malsaine et déviante. Ce rôle n’est d’ailleurs pas sans rappeler celui qu’elle tenait dans la saison 1 de The Leftovers. Dans le rôle de l’Épouse Serena Waterford, la sublime Yvonne Strahowski (vue dans Dexter en Hannah McKay) livre une prestation toute en nuances. Au fur et à mesure que l’on découvre également son passé, elle présente différentes facettes qui rendent le personnage à la fois profond et touchant, tout autant qu’haïssable. On pourrait également citer Samira Wiley (Moira) ou Alexis Bledel (Ofglen), mais c’est définitivement Madeline Brewer que j’ai trouvée la plus poignante, dans le rôle d’Ofwarren/Janine : émouvante, lunaire, rebelle et entière.

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Paradoxalement, même si dans cette histoire toutes les femmes sont des victimes  – les Servantes réduites à l’état d’esclaves sexuelles, les Épouses au silence et à l’humiliation, et les Marthas au rôle de domestiques soumises – les hommes sont pourtant falots et sans charisme, à l’image du transparent Nick. De même, dans un rôle comparable à celui de Monseigneur Timothy Howard, directeur de l’asile d’American Horror Story Asylum, Joseph Fiennes, même s’il ne brille pas par ses talents d’acteurs, est finalement parfait dans la peau du Commander Waterford : puissant par son statut, mais détestable et méprisable par sa lâcheté et sa faiblesse.

Du fond, de la forme aussi

The Handmaid’s Tale aurait pu se contenter d’être soutenue par une histoire forte et un casting sans faute. Pourtant, ces deux aspects ne sont pas ses seules qualités. L’image et la photographie sont elles aussi impeccables, avec une utilisation subtile des clairs-obscurs et des gros plans sur les visages expressifs des actrices. Par ailleurs, dans le monde gris et terne de la République de Gilead, les uniformes rouges des servantes offrent des fulgurances de couleur qui servent admirablement la violence du propos.

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Dans The Handmaid’s Tale, il y a également une bande-son, mêlant sons rock, folk ou électro, à des morceaux originaux plus classiques à base de violon et de piano, composés par Adam Taylor. Toujours à propos, les morceaux de fin d’épisode viennent faire écho à l’histoire. C’est ainsi que le 10ème épisode fait appel à une version revisitée du Feeling Good de Nina Simone, donnant une note d’espoir pour la suite.

Et la suite me direz-vous  ? Je n’ai pas lu le roman de Margaret Atwood mais il semblerait que cette première saison utilise intégralement le matériau original. Or, il est évident à la vision du dernier plan que la série aura une suite. La question est donc de savoir si les scénaristes sauront garder la force du propos et ne pas perdre l’esprit de l’oeuvre originale. En tout cas, après cette saison 1, j’ai très envie de savoir ce qu’il adviendra d’Offred et serai au rendez-vous de cette série d’ores et déjà essentielle et indispensable.

 

 

 

Agences immobilières : gare à la facturation (ultra) abusive du ménage

Même s’il est souvent pratique de passer par elles pour la location d’un bien, on sait que les agences immobilières se font un maximum de gras sur notre dos en facturant au plus cher toutes les prestations possibles et imaginables. Ainsi, aujourd’hui, même la réalisation d’un état des lieux est payante. Et que dire des frais exorbitants de ménage ?

Récemment, un breton de ma connaissance a quitté son appartement de 56 m², géré par une agence immobilière de Brest bien connue, Foncia pour ne pas la citer. Comme tout locataire consciencieux, il avait fait le ménage et l’état de l’appartement était plus que correct, hormis un dégât des eaux ayant abîmé un pan de mur dans la cuisine.

Le jour de l’état des lieux de sortie arrive. Celui-ci est réalisé par une société extérieure. Sur le compte-rendu, il est indiqué que certaines parties de l’appartement n’ont pas été nettoyées, ce qui, au demeurant, ne peut être contesté. Et on ne parle pas d’une couche de crasse de 10 cm. L’état des lieux se termine, et le document final, plutôt objectif, est signé par les deux parties.

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Quelques jours plus tard, la facture (la douloureuse ?) arrive et là c’est la douche froide, le coup de bambou, l’effet boeuf. Facturés à l’unité, les frais de ménage atteignent en cumulé la modique somme de… 428.20€ hors taxes (hors frais liés au dégât des eaux), pour une demi-journée de travail au maximum (pour rappel, l’appartement fait 56 m²) ! Aucun devis n’a été produit avant cette facturation salée, et pourtant aucun recours légal n’est possible. En effet, au niveau formel, l’état des lieux de sortie a été signé et donc accepté par le locataire, et une facture, donc un justificatif, a été produit par l’agence. Il ne reste alors au locataire que ses yeux pour pleurer et son portefeuille pour payer.

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Et bien sûr, adieu la caution versée au moment de la signature du bail…

Moralité : comme bien sûr l’agence immobilière ne vous préviendra jamais du risque de perdre votre slip pour payer les frais de ménage de votre appartement au jour de votre départ, autant :

  • faire vous-même le nettoyage du lieu au grain de poussière près
  • anticiper et passer plutôt par un particulier pour la location du bien
  • envoyer votre CV dans une société de ménage parce que moi, à ce tarif-là, je travaille une semaine par mois et je pars au soleil le reste du temps.

Le gratin de courgettes aux ravioles

Ces dernières semaines, je me suis fixé un objectif de taille : faire aimer les courgettes à deux petits bretons de ma connaissance qui ne les aiment pas beaucoup. Après avoir testé plusieurs recettes, dont une recette de courgettes farcies à la ricotta et aux lardons qui ne m’avait pas vraiment convaincue, je pense avoir trouvé LA recette qui va tout changer ! Vous m’en direz des nouvelles.

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Photo que j’ai piquée sur un site de cuisine bien connu, parce que j’avais oublié de photographier mon propre plat…

Ingrédients (pour 6/8 personnes) :

  • 8 plaques de ravioles (pour ma part, j’ai pris des ravioles du Dauphiné, dites ravioles de Romans, mais on peut également prendre des ravioles du Royans)
  • 5 courgettes
  • 50 cl de crème liquide
  • Muscade râpée ou en poudre
  • Huile d’olive
  • Gruyère râpé
  • Sel et poivre

Préparation (10 minutes) :

  • Préchauffer le four à 200° (thermostat 6-7)
  • Laver, puis râper les courgettes (avec la râpe la plus grosse) sans les éplucher. On peut également les couper en rondelles.
  • Dans une poêle, faire revenir les courgettes avec de l’huile d’olive, saler et poivrer
  • Sur le fond d’un plat à gratin de taille adaptée, disposer 4 plaques de ravioles
  • Recouvrir les ravioles avec les courgettes râpées
  • Saupoudrer de muscade
  • Verser la crème liquide sur l’ensemble
  • Disposer les 4 plaques de ravioles restantes
  • Recouvrir de gruyère râpé pour faire gratiner
  • Mettre au four pour 30 minutes, à mi-hauteur

Bon appétit !

Sherlock – Saison 4 : l’apothéose

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Après de nombreux mois d’absence sur la Biancat’s Room (construction de nouvelle vie oblige), revoilà son hôtesse sur la blogosphère ! Comme souvent, ce ne sont pas les idées de sujets qui manquaient, mais plutôt les opportunités. En repos forcé cette semaine, j’en ai donc profité pour faire fumer mon abonnement Netflix. Pour commencer, j’ai décidé d’achever les affaires en cours et de me mettre à jour de Sherlock, que j’avais abandonnée à sa troisième saison.

Ce n’est pas nouveau, je suis fan de cette relecture des aventures du célèbre détective de Baker Street. La mise en scène ingénieuse, la modernisation très réussie des histoires de Sir Arthur Conan Doyle et le casting parfait m’ont fait succomber dès la première saison (et pas qu’au charme de Benedict Cumberbatch). 4 saisons plus tard, qu’en est-il ?

Un ton plus personnel

Personnage aussi irritant qu’attachant, Sherlock a énormément évolué depuis les débuts. Même s’il s’auto-qualifie toujours de « sociopathe hautement fonctionnel », son humanité ne fait désormais plus aucun doute. Bien sûr, rares sont les personnes qui peuvent se targuer d’avoir aperçu cet aspect de sa personnalité, pourtant celui-ci n’en est pas moins bien tangible. Côté Watson, la vie semble s’être posée : marié à Mary, John est désormais père de la petite Rosamund.  Mais l’aventure, le danger et les ombres du passé et des vieux ennemis ne rôdent jamais bien loin de Baker Street…

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Si les premières saisons s’attachaient principalement aux enquêtes et aux capacités intellectuelles hors normes de Sherlock, force a été de constater que les protagonistes ont été de plus en plus impliqués personnellement dans les intrigues, jouant de leur vie plus d’une fois. Cette saison 4 va encore plus loin sur ce terrain, faisant la part belle aux histoires individuelles des personnages, et reléguant parfois les enquêtes au second plan. Est-ce un bien ? D’aucuns diront que non, pour ma part, j’ai adoré cette évolution. Tragédies, personnages poussés dans leurs ultimes retranchements, choix cornéliens, points de non retour, tout y est dans cette saison, pour le plus grand bonheur émotionnel du spectateur.

Une montée en puissance parfaitement orchestrée

À l’attaque de cette nouvelle fournée, le premier épisode, « Les six Thatcher », démarre de façon presque anecdotique, voire cliché. Qu’on ne s’y trompe pas : ce n’est que pour mieux mettre en exergue de puissants enjeux dramatiques et livrer un final poignant, qui colorera tout le reste de la saison et ouvrira directement la porte à l’épisode « Le détective affabulant ».

Impeccablement écrit et interprété (la trame de l’histoire m’a d’ailleurs rappelé les meilleurs Columbo !), avec un cliffhanger que je n’avais absolument pas vu venir, ce deuxième épisode est peut-être le meilleur des trois.

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Pourtant, malgré une crédibilité qui laisse parfois à désirer, le troisième et dernier épisode, « Le dernier problème » est celui que j’ai préféré. Basé sur un secret sombre et marquant du passé de Sherlock, il éclaire le personnage d’un jour nouveau, pour en faire un être presque normal, avec ses fêlures et ses blessures enfouies. Au fil de ce dernier épisode puissant et haletant, on y découvre également un Mycroft ébranlé pour la première fois de la série, lui aussi pétri de faiblesses qu’on ne lui connaissait pas, et un Watson à la fois fort et touchant.

La plus belle bromance sériesque

Au terme de 4 saisons de haute volée, on ne m’ôtera pas de l’idée que la « bromance » Sherlock – Watson (merveilleusement incarnée par le duo Benedict Cumberbatch – Martin Freeman, toujours au top niveau) est la meilleure et la plus touchante toutes séries confondues. Si les premières saisons pouvaient donner l’impression de laisser à Watson un rôle de faire-valoir, c’est la complémentarité profonde des deux hommes qui éclate cette fois à l’écran, comme une évidence : Sherlock a besoin de Watson comme Watson a besoin de Sherlock.

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Fortes de ce constat imparable, les dernières scènes du troisième épisode sonnent presque comme une fin de série. La vie continuera à Baker Street, l’aventure sera toujours au rendez-vous, mais serons-nous là pour y assister lors d’une saison 5 qui risquerait d’être poussive ? Rien n’est moins sûr. Si Sherlock devait s’arrêter là, les scénaristes nous auront offert une magistrale et brillante réinterprétation du mythe, pour moi la meilleure à ce jour.

Baker Street Boys Forever.

22/11/63 : la série

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Il y a plusieurs mois de ça, je faisais la critique du roman de Stephen King. J’en avais aimé la touche nostalgique, cette peinture de l’Amérique des années 60, et la petite histoire qui prenait finalement le pas sur la grande. Lorsque j’ai appris que cette petite (ou grosse, vu les presque 1 000 pages du roman) pépite allait être adaptée pour le petit écran, avec James Franco dans le rôle principal et produite par l’incontournable J.J. Abrams, je me suis régalée à l’avance. Verdict : un franc succès.

221163-Stephen King22/11/63, c’est l’histoire de Jake Epping. Sortant à peine d’un divorce, un peu déboussolé, ce professeur de littérature se voit confier la mission par son ami mourant Al Templeton de retourner dans le passé, par un portail temporel dont il a découvert l’existence. L’objectif : éviter l’assassinat du Président John Kennedy. Changer le passé, pour recréer un meilleur présent.

Première bonne surprise : la série reproduit très fidèlement l’esthétique décrite par le King dans son roman. Les 60’s prennent vie dans des tons vifs et colorés, et la série, comme le livre, en présente son côté naïf, tout comme son côté âcre, parfois violent : le racisme, la condition de la femme, la peur de l’étranger. Et bien sûr le contexte historique et politique, qui tient la part belle dans l’histoire. Aux côtés du toujours excellent James Franco, Daniel Webber campe ainsi un Lee Harvey Oswald très crédible, dont, même si ce n’est bien sûr que l’hypothèse retenue par King, on suit le parcours qui le conduira à l’irrémédiable ce 22/11/63 fatidique.

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Deuxième bonne surprise : si l’esthétique est respectée, l’histoire s’éloigne, souvent avec bonheur, du matériel initial. Là où le livre s’étalait parfois en longueur, la série a pris le parti d’une narration un peu plus nerveuse. L’ajout du personnage de Bill qui accompagne Jake dans sa mission, interprété par George MacKay, permet ainsi de rendre le récit plus dynamique et plus riche, gommant l’effet de cavalier seul souvent présente dans le livre.

221163-jake-sadieTroisième bonne surprise : le choix de Sarah Gadon dans le rôle de Sadie Dunhill. Délicieuse dans le roman, elle l’est tout autant dans la série, et offre au personnage son merveilleux sourire et son joli regard bleu. Le couple qu’elle forme avec James Franco est attachant dès les premières minutes. Si leur love story n’évite pas les clichés, comment bouder son plaisir devant aussi belle et poignante histoire ?

Quatrième et dernière bonne surprise : la fin. Elle m’a rendue nostalgique pendant au moins une semaine dans le livre, elle a été gardée telle quelle dans la série. À la fois simple, belle et terriblement touchante.

Il va sans dire que rares ont été les bonnes adaptations du King sur petit écran, la dernière déception en date étant la série Under the Dome. 22/11/63 est celle qui fait exception à la règle. Selon moi, une belle réussite.